J’ai écrit cet album illus­tré « Ça pousse où le jam­bon ? » sur la base de mes cau­settes avec mes mômes.

Il a été des­si­née par mon copain David Enge­li­bert alias GRA, pré­fa­cé par Guill­laume Meu­rice et édi­té par une petite mai­son d’é­di­tion chouette et vénère, Les 3 canards.

Et il est trop beau !

Il est ven­du 10 balles. Je ne tou­che­rai pas de droits d’au­teur des­sus, et je ver­se­rai la marge à une cause ani­ma­liste.

Le PDF du livre est dis­po­nible gra­tui­te­ment, parce que voi­là.

J’en aurai un dépôt chez moi à Gre­noble, mais si jamais, pour sou­te­nir l’é­di­tion, les com­mandes sont ouvertes ici : https://lestroiscanards.ouvaton.org/ca-pousse-ou-le-jambon/

Ci-des­sous, 5 bonnes rai­sons de com­man­der, en des­sin.


15 réponses

  1. Julien dit :

    Allez, je com­mande, bien que je soup­çonne que si c’est ça le jam­bon, ce sera sans moi !

  2. sylvain dit :

    Salut,

    Où se trouve le pdf stp ?
    Mer­ci beau­coup,

    Syl­vain

  3. Alexandre dit :

    Bon­jour,
    Où puis-je trou­ver le pdf men­tion­né ?
    Et le lien vers la bou­tique ne fonc­tionne pas.
    Bonne jour­née

  4. Justine dit :

    Mer­ci pour ce superbe par­tage et cette créa­tion si géné­reuse ! Mille voeux de bonnes vibes et d’a­mour pour 2026.

  5. Sylvain dit :

    Mer­ci d’a­voir mis ce docu­ment en dif­fu­sion libre.
    Une ques­tion me vient après l’a­voir lu. Je suis ensei­gnant en élé­men­taire, j’ai une fille de 8 ans. Son beau père est végé­ta­rien. Deux de mes col­lègues en élé­men­taires sont végé­ta­riennes, pour rai­sons poli­tiques. De mon côté je ne le suis pas, pour des rai­sons éga­le­ment poli­tiques (étant enga­gé dans l’an­ti­fas­cisme, l’an­tis­pé­cisme est une valeur que je par­tage et dis­cute très régu­liè­re­ment auprès de cama­rades vegan, sans en par­ta­ger la demande de l’ar­rêt de consom­ma­tion car­née, et sans aucune hypo­cri­sie de goût).
    Concrè­te­ment, les 3 végé­ta­riens ont ado­ré le livre, les enfants aus­si.
    Moi pas. Je ne refais pas ici le débat sans fin du pour ou contre l’é­le­vage pay­san. Ce qui me ques­tionne est la teneur : je le trouve com­plè­te­ment mani­pu­la­teur pour les enfants, et avec un biais de confir­ma­tion énorme pour les adultes. Les végé sont heu­reux de décou­vrir un livre jeu­nesse qui défend le végé­ta­risme. Biais de confir­ma­tion. Pour­tant le livre n’ap­porte pas grand chose : on y découvre les ques­tion­ne­ments d’un enfant éton­ne­ment malin, ou bien déjà for­mé au ques­tion­ne­ment par quel­qu’un d’autre. On y découvre éga­le­ment les réponses volon­tai­re­ments idiotes d’un adulte qui s’en­fonce tout seul. Soit, c’est pos­sible, mais il y a 1000 autres façons d’o­rien­ter un enfant vers une direc­tion carne avec des réponses moins idiotes. Et sur­tout 1000 autres façons d’o­rien­ter la pen­sée des enfants de façon moins criante, ou de ne pas l’o­rien­ter du tout (cf « le jour où les ogres ont ces­sé de man­ger les enfants »)
    Cette mani­pu­la­tion, quand bien même elle serait liée à un sujet de pro­grès social, me semble dan­ge­reuse d’une part dans sa ver­ti­ca­li­té de pen­sée (on apprend pas à pen­ser, on pense pour), et d’autre part dans le fait que d’autres points de vue pro­gres­sistes et même anti­spé­cistes existes. A com­men­cer par ne pas hie­rar­chi­ser la pro­tec­tion des espèces selon le seul cri­tère huma­no-cen­tré de la sen­si­bi­li­té. J’en ai été éton­né de la part d’un zété­ti­cien che­vron­né !

    • Bon­jour Syl­vain, je suis navré je suis en tran­sit je ne peux pas répondre main­te­nant. Mais votre lec­ture est inté­res­sante, je publie votre com, et (si je n’ou­blie pas) je reviens argu­men­ter – car je vais argu­men­ter, en tout cas essayer. Ce sera semaine pro­chaine. Son­nez-moi les cloches si ça n’ar­rive pas
      Ami­ca­le­ment

      • sylvain dit :

        Ca marche, mer­ci 🙂
        Je me rends compte à la relec­ture que je n’ai pas mis de formes à mon com­men­taire, ce qui donne un ton aggres­sif que je n’ai pas vou­lu lui don­ner, et que cer­tains mots sont un peu forts de café (le livre ne me paraît bien sur pas dan­ge­reux en lui même, je ques­tionne le pro­cé­dé 😉 )
        J’a­joute pour édul­co­rer encore que j’ai beau­coup appris en vous lisant et en vous écou­tant 🙂

    • GRA dit :

      Salut Syl­vain,
      Ici GRA, le des­si­na­teur du bou­quin ! Mer­ci pour ta cri­tique, on en reçoit peu, cer­tai­ne­ment parce que les gens qui en ont pré­fèrent ne pas me les don­ner. Mais com­ment réflé­chir sans cri­tiques ?
      Voi­là à quoi j’ai pen­sé en te lisant :

      - C’est quoi tes rai­sons poli­tiques de man­ger des ani­maux ?
      – Le biais de confir­ma­tion, car­ré­ment d’ac­cord, mais com­ment l’é­vi­ter ? Quel que soit le livre qu’on édite, il y aura tou­jours un groupe de gens contents de le trou­ver en rayon, non ?
      – « l’en­fant for­mé au ques­tion­ne­ment par quel­qu’un d’autre » : c’est le prin­cipe de l’é­du­ca­tion, non ?
      – Ta phrase à la fin ma ques­tionne un peu, puisque tu parles d’an­tis­pé­cisme, sauf que ce cou­rant de pen­sée ne parle jamais de « pro­té­ger les espèces », ni de les hié­rar­chi­ser, ni de sen­si­bi­li­té (le cri­tère de sen­tience paraît plus per­ti­nent).
      – Quant au carac­tère mani­pu­la­teur, je veux bien que tu étayes. Je pense être d’ac­cord sur le fait que la mise en scène mani­pule, puisque le point de vue anti­spé se révèle plus malin que le point de vue spé­ciste. Mais je me ques­tionne sur le dés­équi­libre du débat : dans un monde où l’o­pi­nion anti­spé est très mino­ri­taire, et qua­si-absente du débat public, ça ne me dérange pas que les défen­seurs de l’an­tis­pé­cisme manquent par­fois de nuance, affirment leurs opi­nions, pré­tendent avoir rai­son. Le reste du monde majo­ri­taire se char­ge­ra bien vite de don­ner la contra­dic­tion, de faire réflé­chir dans l’autre sens. Même chez nos cama­rades les plus proches dans le spectre poli­tique : beau­coup d’a­nars et d’é­co­los radi­caux défendent le fait de tuer des ani­maux pour les man­ger.
      Donc ça m’in­té­resse que tu déve­loppes sur la mani­pu­la­tion.

      Réponds si tu as le temps hein, c’est sur­tout Richard et moi que ça inté­resse !

  6. Mer­ci Gra ! Je glisse aus­si cet argu­ment que la mani­pu­la­tion n’ap­pa­rait que si on trompe le lec­to­rat sur le but. Ici à la rigueur on peut par­ler d’in­fluence, et encore, puisque pour l’ins­tant, la phi­los­phie morale anti­spé me semble être concrè­te­ment la plus solide.

  7. sylvain dit :

    Mer­ci de vos réponses 🙂

    Alors concer­nant la mani­pu­la­tion, j’u­ti­lise ce mot uni­que­ment parce-que le livre paraît s’a­dres­ser à des enfants, et parce-qu’il vient de Richard que j’ai pas mal sui­vi autour de la ques­tion de l’é­du­ca­tion à la pen­sée cri­tique ! Et que j’ai pu obser­ver l’im­pact qu’il a sur les enfants. Du moins sur une classe de CM2. Evi­dem­ment, ils s’i­den­ti­fient à l’en­fant. Evi­dem­ment, ils par­tagent le rai­son­ne­ment : tuer, c’est mal, faire souf­frir, c’est mal. Donc man­ger de la viande, c’est mal. Je ne sais pas où Guillaume Meu­rice a été cher­cher la mau­vaise foi du lec­teur qui s’at­tache à son entre­cote. Mau­vaise foi ou pas, je me contre­fiche de mon entre­cote, et je ne suis pour­tant pas d’ac­cord. D’ailleurs, j’ai la vague impres­sion que la BD jeu­nesse qu’il publie actuel­le­ment, dont je par­tage pour­tant plus le conte­nu (sur­pêche et des­truc­tion de l’o­céan), suit le même pro­cé­dé. On sert la patée dans la bouche de nos bam­bins en espé­rant qu’ils deviennent des citoyens sains. Pour­quoi pas, mais je ne suis pas cer­tain que ça fonc­tionne vrai­ment, d’une part, et d’autre part ça manque cruel­le­ment de com­plexi­té et de poé­sie, et même d’abs­trait, essen­tiels selon moi à l’é­veil de la pen­sée. Mettre ces livres dans les mains d’en­fants, c’est plus que de l’in­fluence. J’ai cité dans mon pre­mier mes­sage un conte poé­tique influen­çant sub­ti­le­ment et ouvrant une réflexion avec les enfants : « le jour où les ogres ont ces­sé de man­ger les enfants ». On lit, on voit ce qu’on a com­pris, on échange, on ques­tionne. Dans votre livre il n’y a pas grand chose à com­prendre, tout est sim­pli­fié et pré­pen­sé. Je n’ai pas dit aux enfants que je n’é­tais pas d’ac­cord. Car ce n’est pas mon rôle, mais du coup il n’y a pas matière à en tirer réflexion. Peut-être que pour vous l’é­vi­dence est telle que les vieux sont réac dans leur non anti­spé­cisme, comme moi, et que les jeunes à venir seront dif­fé­rents.

    Per­son­nel­le­ment je n’ar­rive pas à voir cette évi­dence. Je me dis depuis long­temps, en dis­cu­tant avec les cama­rades vegan, que je me dirai peut-être plus tard que je m’é­tais trom­pé. Pour­tant je n’ar­rive pas à voir. Je n’ar­rive pas à consi­dé­rer que notre anti­spé­cisme nous pousse à vou­loir nous sor­tir de la chaîne de la mort ani­male comme si nous étions une espèce supé­rieure. Je n’ar­rive pas à com­prendre qu’on favo­rise l’exis­tence de cou­rants de pen­sée inca­pables de sépa­rer l’é­le­vage pay­san de l’in­dus­trie capi­ta­liste. Je n’ar­rive pas à accep­ter que l’in­dus­trie du végé, sans doute bien plus délé­tère en termes de des­truc­tions des envi­ron­ne­ments et de la faune sau­vage que l’é­le­vage pay­san, fabrique de l’er­satz de viande à tout va, je n’ar­rive pas à com­prendre la hie­rar­chi­sa­tion des espèces dans laquelle il sera tou­jours don­né plus de poids à celle qui nous res­semble le plus ou qu’on rap­proche par la science à nos cri­tères humains d’ob­ser­va­tion. Que si une vie vaut vrai­ment une vie, je consi­dère presque comme reli­gieux, comme fan­tasme de s’af­fran­chir de la mort et de la souf­france d’au­trui pour vivre. J’ai vécu avec des copaines vegan, sur la zad de nddl notam­ment. J’y ai appris beau­coup à leurs côtés (à cui­si­ner par exemple). J’y ai aus­si vu des per­sonnes qui réfle­chissent à la fabri­ca­tion concrète de l’u­to­pie anti­spé­ciste sans pas­ser par le capi­ta­lisme. Mais qui sont si mino­ri­taires face au rou­leau com­pres­seur de la bien pen­sance végé­ta­rienne ali­men­tée par le capi­ta­lisme et la fabri­ca­tion de l’empathie tweet des asso ani­ma­listes qui pré­fère s’at­ta­quer aux éle­veurs plu­tôt qu’à l’in­dus­trie ! J’y aus­si consta­té que même dans un pota­ger sans tra­vail du sol, on tue pour faire pous­ser ses légu­mi­neuses. Certes, la mort est indi­recte. Serions nous hypo­crites à ce point ? Je suis per­du car les ani­maux sont une mino­ri­té oppri­mée qui ne peut s’ex­pri­mer en tant que telle. Qui s’ex­prime à sa façon, et avec notre inter­pré­ta­tion humaine biai­sante. Mais en réponses aux théo­ries de la bd, je dirais que pen­ser l’an­thro­po­pha­gie me choque moins que d’a­voir vu des asso anti­spé­cistes faire la leçon à des éle­veurs maliens, en des endroits où le pas­to­ra­lisme est vital pour des peuples entiers. Et que je ne peux m’empêcher d’y voir une supé­rio­ri­té bour­geoise de classe.

    Je n’ai pas de rai­son poli­tique de man­ger des ani­maux, j’ai des rai­sons poli­tiques d’empêcher l’in­dus­trie du végé­ta­risme de pros­pé­rer, au pro­fit de l’é­le­vage pay­san. Et compte tenu de ce que j’ai écrit ci-avant, je ne trouve pas de rai­sons poli­tiques de ne pas en man­ger. Et ce n’est pas faute d’es­sayer ! Mais comme Richard l’a dit chez nova, on change par­fois d’a­vis (j’ai pas trop cap­té non plus, d’ailleurs 🙂 ).

    Enfin bon, j’a­vais dit que je ne vou­lais pas refaire le débat sans fin anti­spé­cisme vs éle­vage pay­san et je l’ai rou­vert une 25 mil­lième fois. Ce qui m’im­por­tais sur­tout ici était le public de des­ti­na­tion, jeu­nesse. Je vois énor­mé­ment de livres qui les influence indi­rec­te­ment, sur les repré­sen­ta­tions sexistes du monde par exemple, mais pas tant que ça de livres aus­si directs. Sauf chez nous les dits woke ; on en pro­duit de plus en plus, sur l’é­co­lo­gie notam­ment, et ça me ques­tionne sur leur appren­tis­sage de la pen­sée auto­nome.

    C’est désor­don­né, mais je ne suis pas un grand pen­seur 🙂 Et c’est à des gens comme vous que j’en dois le peu que j’ai !

    • mer­ci ! Il y a trop de choses, je ne pour­rai pas me pen­cher sur chaque point, mais oui, 3 X oui, la lutte conre l’in­dus­trie agroa­lim est prio­ri­taire pour moi – et je n’i­rai emmer­der les eleveurs/ses pay­sans que lors­qu’on aura cou­lé Nest­lé et Uni­le­ver. Que la BD soit trop gui­dante, oui, c’est pos­sible – l’ob­jec­tif était de four­nir des argu­ments à four­bir ensuite chez les gens chez qui tout ceci ne pose pas de ques­tions. Il ne s’a­git pas d’autre chose, et j’es­père que d’autres ouvrages plus fins ver­ront le jour. Et si l’in­dus­trie du végé pose des pro­blèmes, elle en pose infi­ni­ment moins que l’in­dus­trie de la viande, donc ce nest pas un dilemme. Des rai­sons poli­tiques de ne pas man­ger de viande ? ca ne manque pas (et ça ne m’ar­range pas, moi qui aime le goût de la viande) : toutes les phi­lo­so­phies morales, consé­quen­tia­listes, aré­tistes, ou déon­to­lo­gistes convergent sur ce point, et c’est pas faute d’a­voir cher­ché des failles. Une souf­france inutile et injus­ti­fiée, pour ma part, me suf­fit – sauf dans mes moments de fai­blesse, ça m’ar­rive, je ne suis même pas vegan.
      (Anec­dote, l’é­le­veuse qui était mon invi­tée à la der­nière était ma com­pagne pen­dant 15 ans, et la mère de mes enfants.)
      je vous remer­cie pour cette cau­sette !

  8. sylvain dit :

    Mer­ci pour l’ou­ver­ture, je vais conti­nuer à me creu­ser 🙂
    Je viens de voir pas­ser « en finir avec les idées reçues sur l’an­tis­pé­cisme » à la librai­rie, je vais y aller voir de plus près !

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