Avis aux fans de thérapies bizarres et de protocoles zététiques !

J’ouvre une vieille malle et je dépoussière deux dossiers fort sympathiques, qui méritent le détour.

Le premier est un travail collectif, que j’ai réalisé avec ma vieille pote Christel Routaboul, avec une promotion de 17 étudiant·es de dernière année de pharmacie, au début 2007. L’objectif était un début de revue systématique sur la question de la validité du fameux Test musculaire (TM) de la kinésiologie appliquée (KA).

Christel, la mine satisfaite, le regard perçant

Rappel : la KA affirme pouvoir obtenir sans faillir au moyen de la mobilisation du chaîne musculaire (bras, ou jambe) des réponses inconscientes du corps à des questions posées qui couvrent un large spectre, allant du conflit familial à la détection d’allergies.

Le second dossier est le compte-rendu de l’expérimentation que j’ai mené avec quatre étudiant·es du cours Zététique & autodéfense intellectuelle, auprès d’un praticien très renommé de la kinésiologie appliquée. Cet homme, qui a souhaité garder l’anonymat, s’est prêté à l’expérimentation au Département des licences Sciences et techniques de mon université. Ce fut un des meilleurs moments d’expérimentation que j’ai pu vivre.

L’hypothèse que nous avions testée étaient la suivante : un kinésiologue confirmé peut-il retrouver par le TM une substance certifiée comme mauvaise pour le patient (allergène, acide sulfurique…) parmi 9 fioles au contenu explicitement neutre pour l’organisme (du sucre par exemple) lors d’un protocole avec « test en blanc », randomisation et double-aveugle ? Pour réaliser cette expérience, nous avions fait appel à l’un des deux plus importants formateurs en kinésiologie appliquée de France (qui tint à garder l’anonymat, et est appelé Monsieur K), qui valida les conditions expérimentales et les critères d’évaluation. La patiente, quant à elle, avait une allergie attestée scientifiquement par un médecin allergologue.

La suite ? Suspense…

Je vous donne donc ici :

  • le rapport global des étudiants de pharmacie (en pdf),
  • ainsi que le diaporama de la mise en place de l’expérimentation (en pdf, graphisme effectué par ma copine graphiste Céline Delèrce, qui m’a aussi fait le montage Bernie Monvoisin plus haut)
  • et enfin le dossier sur l’expérimentation proprement dite (en pdf). En annexe se trouve l’entrevue d’un ami, ancien étudiant en kinésiologie souhaitant rester anonyme, qui eu le courage de descendre du train quand il a compris que ce train était hasardeux.

Je remercie :

  • les étudiant·es en pharmacie de cette vieille époque (j’espère toujours les croiser, en officine, en labo -> donnez-moi de vos nouvelles !) Baptiste CHABOUD, Audrey SEGUY, Eleonore GROGNIET, Wassila RAHACHE, Maria RAKOTONANAHARY, Flora CHAPPAZ, David COHEN, Paul-Emmanuel DEVEZ, Caroline DJIAN, Daniel CURVAT, Sabine FERCOT, Elodie TROCCAZ, David BELLAICHE, Noémie AZOULAI, Sarah MARTINET, Sandra NAVRETTE et Eve OUALID ;
  • les étudiants de licence Amélie PELLOUX, Alizée TOURNIER, et surtout les deux très impliqué·es Alexia MADELON et Julien MOURIER (salutations !) ;
  • Ceux qui m’ont aidé lors du protocole : mes collègues du CORTECS Denis Caroti, Guillemette REVIRON, Nicolas PINSAULT, ainsi que Jean-Louis RACCA, où qu’il soit) et mon ami appariteur Victor Formuso.
  • Enfin Stanislas Antczak et Florent Tournus, anciennes figures de l’Observatoire Zététique qui ont bricolé le légendaire logiciel Prozstat, dont nous nous étions servis, et qui représente le meilleur jeu de mot de la décennie 2000-2010 (je ne me suis toujours pas remis de ne pas l’avoir trouvé).

 

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