Ce semestre, sur demande d’une collègue inquiète d’une possible dérive thérapeutique dans notre région, j’ai confié un sujet « chaud » à un groupe d’étudiant·es très motivé : l’étude approfondie d’une simili-méthode de soin appelée Médecine symbolique, défendue, enseignée et diffusée en ligne par un couple, Rose et Gilles Gandy (voir ici).

Dans le cadre de ce travail, il allait de soi de contacter Monsieur et Madame Gandy pour leur demander une analyse critique du dossier, mais la discussion n’a pu se faire, et s’est tout de suite close par une fin de non-recevoir.

Image tirée du site medecinesymbolique.com

Pour rappel, il ne s’agit pas de dire s’il faut ou non recourir aux services de ces personnes, mais de donner une information exigeante sur le sujet, afin qu’un·e patient·e puisse faire ses choix en pleine connaissance de cause.

Voici donc le dossier en pdf, assorti d’un travail vidéo en 3 parties sur le sujet et d’un jeu d’annexes, dont une carte mentale des concepts brassés avec plus ou moins de bonheur (plutôt moins d’ailleurs malheureusement) par M. et Mme Gandy.

carte mentale

Ce travail a fait l’objet d’un grand soin, et il a reçu un gros soutien conceptuel de Shadow Ombre. J’espère que si critiques il reçoit, celles-ci seront sur le fond. Il est bien sûr prévu que tout correctif éventuel des inventeurs de cette thérapie soit pris en compte, même s’il eut été plus facile de nous les faire avant parution comme nous le souhaitions.

Le dossier

Les annexes

Les vidéos

Partie 1

(télécharger ici)

Partie 2

(télécharger ici)

Partie 3

(télécharger là)

 

 

1 réponse

  1. Sklaera dit :

    J’ai lu ce dossier avec beaucoup d’intérêt, bravo aux étudiant·e·s qui ont réalisé ce très beau travail (et à Shadow Ombre qui n’y est pas pour rien !). Je ne connaissais pas la médecine symbolique, mais j’ai quand même une impression de déjà vu, c’est une agrégation typique du New Age de nombreux concepts que l’on retrouve souvent dans les thérapies alternatives.

    Et ce n’est pas la première fois que je vois ce schéma d’une personne ou d’un couple (c’est assez fréquent, parfois c’est carrément un business familial) qui crée sa propre méthode (en général associée à une marque déposée) en se basant sur des intuitions très douteuses et en mélangeant diverses influences, et qui va ensuite essaimer en proposant des parcours de formation. Ce modèle lucratif semble être devenu l’objectif de nombreuses personnes qui se reconvertissent dans les thérapies alternatives.

    Ma mère me parle régulièrement des dernières « thérapies » qu’elle a testées et j’en ai une liste longue comme le bras malheureusement. Si jamais tu es à cours de sujets pour tes étudiant·e·s voici quelques exemples :
    – L’Aromathérapie Quantique® du Dr Pénoël.
    https://ecolepenoel.com/fr/
    – La curothérapie de Jacques Largeaud.
    http://curotherapie.com
    – Les suites de chiffres de Grigori Grabovoï, inventeur du PRK-1U (qui promet rien de moins que l’immortalité), promu en France par Hélène Laporte.
    https://www.scienceofeden.com/
    – Les patchs de Valentonine du Dr Jean-Bernard Fourtillan, qui prétendent guérir Alzheimer et Parkinson.
    https://www.valentonine.fr/
    – Asea molecules Redox, un produit « miracle » qui regénère les cellules et est distribué en France via un système de vente pyramidal.
    https://redoxcellular.fr/
    – Access Bars, une méthode « énergétique » au réseau très développé, avec une offre de formation multi-niveaux très lucrative.
    https://www.accessconsciousness.com/fr/
    – Aurora Soma, un système de soins par l’énergie des couleurs, des plantes et des cristaux.
    https://aurasoma.fr
    – Espace Mom, transforme les ondes électromagnétques nocives en ondes scalaires protectrices.
    https://www.espacemom.com/

    Et comme « source d’inspiration » : le site de Michel Dogna (et sa newsletter) est un florilège des pires « alternatives » qu’on puisse trouver… (signalé de nombreuses fois sur Pharos sans succès)
    https://micheldogna.fr/

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.