
André Isaac, dit Pierre Dac (1893–1975). Découvert ado, on (qui ?) m’avait offert deux almanachs de son journal l’Os à moelle. Immense respect pour ce type, immensément drôle, antifashiste au point de prendre de graves risques, de se moquer de Hitler directement, de se mettre toute l’extrême-droite à dos, dont Henriot, de voir fermer son journal en 40.

Il tente de rejoindre Londres deux fois, se fait choper dans les Pyrénées (prison) puis en Espagne (prison), où il sera… échangé (contre quelques sacs de blé et des fûts d’essence !) grâce à des négociations entre Espagnols et Britanniques sous la houlette de la Croix-Rouge.
Il balancera des fions antinazis depuis Radio Londres, puis à la Libération il fera des sketchs et des émissions radiophoniques légendaires, entre autres avec Francis Blanche, un autre sacré luron. Il restera aussi modeste que fumeur, c’est à dire très modeste.

C’est lui qui a inventé la confiture de nouilles (« et la sauce aux câpres sans câpres », me dit l’autrice Emmanuelle Robert), et surtout le schmilblik (non ce n’est ni Coluche ni Guy Lux), cet objet « rigoureusement intégral, qui ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout » et dont je vous donne la composition exacte, piquée dans son dictionnaire franco-loufoque.
Le mec fout la patate, en ces temps bien troublés.

qrf

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Je vous rejoins sur le point de faire connaître Dac partout et par tous ceux qui l’ont ignoré ou oublié !
Pour ce qui me concerne, c’est un délice habituel de l’été de le relire ou réécouter.
C’est peut-être aussi une méthode acceptable pour couvrir le bruit des canicules qui s’emballent, à sec, bien sûr.
Bel été à iet aux vôtres,
merci ! De même ! Et vive le calembour