Un mec qui dégobille dans un seau

Je n’aime pas l’ar­gu­ment qui consiste à dire qu’il ne faut pas par­ler de telle ou telle affaire de mœurs, parce que ça peut nuire à la « cause ». Je l’ai enten­du dans le cler­gé catho­lique, chez La France Insou­mise, dans le milieu des magiciens/mentalistes, chez des fémi­nistes, dans maints endroits, et main­te­nant dans les « milieux » du scep­ti­cisme et de la lutte contre les dérives sec­taires. Je pense au contraire qu’il est urgent d’as­sai­nir les com­por­te­ments, jus­te­ment, dans nos milieux. Si j’é­cris ça, c’est parce qu’un cer­tain nombre d’his­toires de har­cè­le­ment et de com­por­te­ments pro­blé­ma­tiques cir­culent sur une figure des mou­ve­ments anti-sec­ta­risme, Gré­goire Per­ra, dénon­cia­teur notoire (et à rai­son) de l’an­thro­po­so­phie.

Je n’ai ren­con­tré cet homme qu’une fois je crois, lors d’une table ronde en visio, avec Éli­sa­beth Fey­tit du pod­cast Méta de Choc, lorsque j’ai accep­té de faire la pré­face du livre d’en­tre­tien qu’ils avaient fait ensemble en 2020 inti­tu­lé « Une vie en anthro­po­so­phie, la face cachée des écoles Stei­ner ». Le livre pro­po­sait une cri­tique carac­té­ri­sée de la doc­trine anthro­po­so­phique, et j’ai trou­vé cela suf­fi­sam­ment solide pour le pré­fa­cer. Mais « que se passe-t-il dans la culotte du zouave ? », je n’en sais rien. Je me rap­pelle que dans La minute stu­pide, à la fin de la série d’é­mis­sions Méta de Choc, Gré­goire Per­ra avait men­tion­né  une plai­gnante à l’é­poque, et avait expli­qué qu’elle était l’ins­tru­ment d’une stra­té­gie de délé­gi­ti­ma­tion orches­trée par le milieu anthro­po­sophe. Je n’é­tais pas très à l’aise d’ap­prendre cela, et j’a­vais pro­po­sé qu’on en parle en public pen­dant la table ronde, mais Eli­sa­beth a pré­fé­ré, et je peux le com­prendre, qu’on se foca­lise sur l’an­thro­po­so­phie et les écoles Stei­ner, et non jus­te­ment sur les rumeurs véhi­cu­lées par le mou­ve­ment : je le com­prends, dans le contexte de l’é­poque, car pour rap­pel, c’é­tait bien les grande figures du mou­ve­ment anthro­po­sophes qui por­taient ces accu­sa­tions, et non la plai­gnante. En outre, à l’é­poque des faits, ni l’é­cole où cela s’était pas­sé, ni la Fédé­ra­tion des écoles Stei­ner n’a­vaient fait de signa­le­ment. Cette affaire n’a été mise en avant que récem­ment, alors que Gré­goire Per­ra met­tait publi­que­ment le mou­ve­ment en dif­fi­cul­té.

Je ne sui­vais pas spé­ci­fi­que­ment l’ac­tua­li­té de Gré­goire Per­ra avant 2020, je ne le connais­sais que de répu­ta­tion, et n’ai pas du tout sui­vi ensuite, car l’an­thro­po­so­phie et ses branches n’é­taient plus dans mes sujets de recherche. Je n’en­tends par­ler de rien. C’est seule­ment en 2024 que le jour­na­liste Brice Per­rier (aux méthodes ter­ri­ble­ment déplai­santes, je l’ai expé­ri­men­té par moi-même, c’est le seul jour­na­liste de ma vie à qui j’ai fini par rac­cro­cher au nez) me reparle en vue d’une série d’ar­ticles sur son site Rai­son sen­sible. Je lui réponds exac­te­ment ce que j’ai racon­té au début, que je ne connais pas Gré­goire Per­ra mais que son livre est bien, et que si des plaintes remontent sur lui j’en pren­drai acte. Cela ne lui plaît pas, d’ailleurs : il était venu avec son sto­ry­tel­ling, et exi­geait que je déclare que le milieu sceptique/antisectarisme cou­vrait les agis­se­ments de cet homme. Or objec­ti­ve­ment je n’en sais rien, très clai­re­ment, vu que je ne sais rien d’autre de Gré­goire Per­ra que son livre et quelques articles et que je n’ai fait que m’é­loi­gner len­te­ment du « milieu » scep­tique / anti-secte ces 10 der­nières années. Et je n’aime pas bien, si agis­se­ments sor­dides il y a, qu’on les ins­tru­men­ta­lise par oppor­tu­nisme dans un com­bat anti-scep­ti­cisme.
Or j’ap­prends avec navre­ment ces jours-ci que le dos­sier s’é­toffe, avec un cer­tain nombre de femmes qui ont com­men­cé à témoi­gner publi­que­ment de com­por­te­ments dépla­cés de la part de Gré­goire Per­ra, qui aurait, ce qui serait le plus conster­nant, usé de sa posi­tion de lan­ceur d’a­lerte pour appro­cher des femmes en situa­tion de vul­né­ra­bi­li­té, car sor­tant de situa­tions d’emprise et de dérives sec­taires.

Je n’ai pas la com­pé­tence de fouiller ça, de toute façon ce n’est pas mon métier, mais ma posi­tion a prio­ri, – posi­tion fémi­niste qui a pour l’instant tou­jours por­té ses fruits –, est de croire les témoi­gnages, sur­tout quand ils pro­viennent de divers endroits et rap­portent des modes opé­ra­toires simi­laires sur une longue période.
Ce qui est sûr, c’est que si le dos­sier s’ins­trui­sait (ce que je sou­haite, mais je sais à quel point cela peut être com­pli­qué d’al­ler dépo­ser plainte), et que Gré­goire Per­ra est blan­chi de telles accu­sa­tions, tant mieux pour lui ! (Être blan­chi n’é­tant pas la même chose qu’ob­te­nir un non-lieu – il y a un cer­tain nombre de cou­pables qui obtiennent des non-lieux, par exemple par vice de forme*). S’il est convain­cu de tels agis­se­ments et se fait traî­ner en jus­tice, eh bien j’ap­plau­di­rai des deux mains, et j’en sau­rai gré aux plai­gnantes, en par­ti­cu­lier à l’é­lève de Gré­goire Per­ra qui l’a­vait accu­sé d’a­gres­sion sexuelle en 2006 et n’a semble-t’il pas été beau­coup sou­te­nue durant ces 20 der­nières années. Quoi qu’il m’en coûte, je devrais saluer (mais du bout des lèvres seule­ment) Brice Per­rier d’a­voir écrit des­sus, même si ce qu’il en fait n’est pas très clean, je vous laisse appré­cier par vous-même.

En atten­dant, je ne peux que pré­sen­ter mes excuses d’a­voir par ma pré­face faci­li­té quelque peu l’ac­cès à ce per­son­nage – et je retire la pré­face de mon blog, d’ailleurs. Qu’un mas­cu­li­niste par exemple fasse des trucs dégueu­lasses, j’ai la nau­sée, mais ça ne m’é­tonne pas. J’ai car­ré­ment la dégo­bille avec les gens qui se déclarent pro­gres­sistes ou scep­tiques et se servent de ces pos­tures pour nuire et prendre de l’as­cen­dant sur autrui.

 

* Adden­dum : le cama­rade Sacha Sydo­ryk, qui en connaît un rayon en droit, c’est son métier, m’in­dique ceci : 

Je t’é­cris sur un point très ortho­go­nal, mais qui me paraît impor­tant ou utile (et tu juge­ras de la per­ti­nence de la chose 🙂 ) Ca concerne ta paren­thèse « Être blan­chi n’étant pas la même chose qu’obtenir un non-lieu – il y a un cer­tain nombre de cou­pables qui obtiennent des non-lieux, par exemple par vice de forme ».
En droit (fran­çais), si le non-lieu existe, être blan­chi en revanche n’existe pas en tant que tel. Être inno­cen­té non plus. On peut être relaxé ou acquit­té, selon la juri­dic­tion : être relaxé c’est devant un tri­bu­nal cor­rec­tion­nel, un tri­bu­nal de police ou une cour d’ap­pel (au pénal uni­que­ment), être acquit­té c’est devant une cours d’as­sise, mais dans les deux cas c’est la même chose, la per­sonne n’est pas condam­née. 
Le non-lieu, c’est quand le juge d’ins­truc­tion ou le pro­cu­reur décide qu’il n’y a pas de motifs juri­diques pour por­ter une infrac­tion allé­gué devant la juri­dic­tion pénale. Le pro­cu­reur peut deman­der le non lieu mais c’est le juge d’ins­truc­tion qui le pro­nonce.
Tu me diras, ok mais so what ? Et bien, dans les deux cas, les déci­sions peuvent être ren­dues pour des rai­sons de fond ou de pro­cé­dure ! Pre­nons le non-lieu, qui arrive en pre­mier. Il peut être pro­non­cé, gros­so modo, pour trois séries de rai­sons : les faits ne sont pas prou­vés ; les faits ne sont pas consti­tu­tifs d’une infrac­tion pénale ; les faits sont pres­crits. Tant pour la preuve que pour la pres­crip­tion, tu peux avoir des élé­ments de fond ou des élé­ments de pro­cé­dure.
C’est pas intui­tif pour la pres­crip­tion, parce qu’on voit ça comme juste une durée, mais en réa­li­té chaque acte de pro­cé­dure va faire recu­ler le moment de pres­crip­tion. Donc il peut y avoir non-lieu pour erreur de pro­cé­dure qui a fait s’a­che­ver le délai de pres­crip­tion. C’est plus intui­tif pour les faits : ima­gi­nons que A accuse B d’a­gres­sion sexuelle. Si en début d’en­quête le magis­trat se rend compte qu’au moment des faits allé­gués, B était de l’autre côté du globe, et qu’il est abso­lu­ment impos­sible qu’il ait com­mis les faits, le magis­trat va rendre un non-lieu. Main­te­nant, même hypo­thèse, ima­gi­nons que le magis­trat demande l’au­di­tion de B, et que pen­dant cette audi­tion il y ait un vice de pro­cé­dure. Il est audi­tion­né sans qu’on le laisse consul­ter un avo­cat, il est frap­pé pour des aveux, il y a une per­qui­si­tion illé­gale, etc. Quand le magis­trat s’en rend compte, il est obli­gé de rendre un non-lieu, parce que les preuves obte­nues l’ont été illé­ga­le­ment.
Donc pour un même non-lieu, on aura aus­si bien des « vices de forme » que des rai­sons de fond.
Et pour la relaxe ou l’ac­quit­te­ment, c’est un peu pareil (donc je vais abré­ger, par­don). Le tri­bu­nal ou la cour peuvent consi­dé­rer soit que les faits ne sont pas assez prou­vés, soit que la pro­cé­dure a été mal sui­vie. Il faut lire le détail de la déci­sion pour le voir (dans les grosses affaires, évi­dem­ment, la presse s’en fait le relai). Mais du coup, ici encore, ça ne veut pas dire « inno­cen­té ». D’au­tant que par prin­cipe, le doute doit pro­fi­ter à l’ac­cu­sé.
Donc on ne peut pas vrai­ment dis­tin­guer non-lieu = vice de forme ; relaxe/acquittement = inno­cence. Dans les deux cas, ça peut être pour un manque de preuve (ce qui se rap­proche le plus de l’in­no­cence) ou pour des vices de pro­cé­dure.
J’a­joute, mais là c’est un com­men­taire qui dépasse le champ de la connais­sance du droit pour aller sur celui de la poli­tique au sens large, qu’il me semble assez impos­sible de deman­der au juge d’in­no­cen­ter, au sens le plus lit­té­ral du terme. Alors, on pour­rait très bien avoir des déci­sions qui diraient ça. Mais fac­tuel­le­ment, le juge ne pour­rait que dire qu’en l’é­tat, il n’existe pas assez de preuve pour condam­ner (ce qui est lit­té­ra­le­ment la pré­somp­tion d’in­no­cence). Parce que cer­tains vices de forme pro­tègent aus­si cette pré­somp­tion (pro­ba­ble­ment tous, à vrai dire). Si ta garde à vue ou ta per­qui­si­tion sont viciées, ça veut dire que la police a pu pla­cer elle-même des preuves, ou te faire avouer. Si ce sont des vices abso­lu, ça coupe court à l’en­vie de faire ça. Donc un tel non-lieu résulte aus­si d’un manque de preuves que l’on a déci­dé de consi­dé­rer comme accep­table, et ça me sem­ble­rait être un recul que de deman­der au juge de dis­tin­guer dans un type de déci­sion entre « y’a pas assez de preuves » et « y’a des preuves mais je ne peut garan­tir qu’on ne les a pas fal­si­fiées donc dans le doute je ne laisse pas juger ».
Ce ne sont pas des argu­ties juri­diques. Cela laisse entendre que dans cer­tains cas les gens sont « quand même encore cou­pables », alors qu’il faut regar­der au cas par cas, selon les motifs. Et autant on sait que les accu­sa­tions n’ont que très peu d’in­ci­dences sur les per­sonnes bien insé­rées dans le sys­tème poli­ti­co-média­tique, autant je crois (à véri­fier) que pour des per­sonnes plus lamb­da, conti­nuer à être accu­sé après un non-lieu (moins éprou­vant) parce que ça ne vou­drait pas dire « inno­cent », cela peut avoir des marques sur la vie pro et per­so.

22 réponses

  1. Brice Perrier dit :

    Cher Richard,
    à ta dis­po­si­tion pour dis­cu­ter méthode, la tienne me sem­blant si dis­cu­table.
    J’ai­me­rais aus­si que tu m’en dises davan­tage sur mon sup­po­sé sto­ry­tel­ling, car j’ai sur­tout fait une longue enquête, détaillée et sour­cée, et ce que tu m’as dit (par mes­sage vocal) ne m’a en rien déplu. J’en ai seule­ment pris note, tout comme de ton refus que j’u­ti­lise fina­le­ment tes pro­pos. En quoi ce que j’ai fait de cette enquête (la publier) ne serait pas clean d’ailleurs ? Là aus­si, mer­ci d’a­vance si tu peux m’é­clai­rer.
    En tout cas, tu étais au cou­rant de la nature du per­son­nage qu’est Per­ra depuis novembre 2024, car tu as lu cette enquête dès sa publi­ca­tion, au moins son pre­mier épi­sode, qui montre clai­re­ment qu’il s’a­git d’un odieux per­son­nage, dou­blé d’un fief­fé men­teur (et d’é­ven­tuelles pour­suites sur des faits récents ne chan­ge­ront rien à cela).
    Tu n’en as tou­te­fois rien dit publi­que­ment à l’é­poque, et a plu­tôt atten­du que tous ses proches le lâchent pour faire comme les autres aujourd’­hui.
    Serait-ce donc une ques­tion de méthode ?

    • Bon­jour Brice, ta demande est légi­time, je te réponds
      – tu n’as pas le pri­vi­lège de cette manière de faire, loin de là, mais tu avais déjà ta conclu­sion avant ton enquête (tu vou­lais me for­cer à dire que le milieu anti­secte « cou­vrait » G.P., et cor­ro­bo­rer le fait que le milieu scep­tique dans son ensemble est moi­si, etc.). Je déteste ça, ce n’est pas de l’en­quête. Je te sais gré de ne pas avoir uti­li­sé mes éven­tuels pro­pos d’ailleurs
      – ton enquête, oui je l’a­vais lu (je lis aus­si d’autres de tes articles par­fois), mais n’ayant pas confiance en ta « façon de faire », je n’ai pas pris ton tra­vail (qui mélan­geait d’autres sujets), comme base pour une prise de posi­tion
      – si si, bien essayé, mais j’ai bien recen­sé ton article dans mes lec­tures à l’é­poque (et ton livre aus­si d’ailleurs) -> là https://www.monvoisin.xyz/conseil-de-materiel-lectures-et-autres-novembre-decembre-2024/
      – je pré­fère la base des plai­gnantes comme point de départ, et elle vient de m’ar­ri­ver
      – Je n’ai pas atten­du que les proches de G.P. « le lâchent », puisque je ne sais ni qui ils sont (j’i­ma­gine que ça se passe sur X, je n’y suis plus depuis long­temps – et les acteurs/actrices anti­sec­ta­risme, je ne les connais plus), ni s’ils le lâchent. Moi c’est 2 per­sonnes qui m’ont dit ça avant-hier, me mon­trant des témoi­gnages de plai­gnantes, puis de manière conco­mi­tante Eli­sa­beth Fey­tit venait de prendre acte et j’ai fait de même. Inutile, là encore, de te racon­ter une nar­ra­tion qui n’existe pas. Je n’ai pas cou­tume d’at­tendre que les autres prennent posi­tion pour le faire, si tu me suis quelque peu tu le sais (si pas, je te l’ap­prends).
      En tout cas je suis content que des gens qui se com­portent comme ça soient épin­glés, si tu en as d’autres en stock fais-le savoir.
      Salu­ta­tions
      RM

    • Tapyplus dit :

      Salut Brice. Alors on sait que tu aimes bcp l’an­thro­po­so­phie. Sinon par­mi les gens qui taillent l’an­thro­pos­phie tu sais qu’on est nom­breux à consi­dé­rer que :
      1/ l’an­thro­pos­phie est de la merde dan­ge­reuse DONT TU FAIS LA PROMOTION et on le sait
      2/ Per­ra est un agres­seur et son boy’s club de sbires le sou­tient
      Les deux énon­cés sont pas incom­pa­tibles. Mais clai­re­ment les grattes merde conspi sou­ve­rai­nistes comme toi qui viennt cha­ro­gner là des­sus allez sucer des clous rouillés.

      • Tapy­plus c’est la der­nière fois que je publie un com de vous s’il y a des insultes dedans

      • BRICE PERRIER dit :

        Cher naze sous pseu­do­nyme,
        Je ne vous connais pas mais vous mon­trez seule­ment que « les gens qui taillent l’an­thro­po­so­phie » (si vous les repré­sen­tez) ont sur­tout un très faible niveau argu­men­ta­tif.
        Moi sur ce sujet (Per­ra, pas l’an­thro­po­so­phie), j’ai juste fait la pro­mo­tion (ou du moins la pra­tique) du jour­na­lisme, face à une faillite de l’es­prit cri­tique, que vous me sem­blez aus­si bien repré­sen­ter.
        Bonne chance pour la suite.

  2. BRICE PERRIER dit :

    Cher Richard,
    tu es bien aimable, mais dis tout de même n’im­porte quoi.
    Je ne vou­lais te for­cer à rien, ni n’exi­geais quoi que ce soit. Je t’ai juste posé des ques­tions, à l’é­crit car tu as refu­sé de me par­ler. Com­ment aurais-je pu exi­ger que tu dises quelque chose ? C’est juste ridi­cule.
    Tu as cau­tion­né Per­ra en le pré­fa­çant, comme Tho­mas Durand en l’in­ter­vie­want d’une façon ultra com­plai­sante et en ava­li­sant tout ce qu’il disait. Le milieu anti-secte l’a éga­le­ment accré­di­té, et le milieu scep­tique aus­si pour une part, notam­ment dans un évé­ne­ment comme les REC.
    Tout cela, ce sont des faits. Si je te les ai indi­qués, ce n’é­tait pas pour exi­ger que tu les valides, il n’y en avait aucu­ne­ment besoin.
    Je te remer­cie pour ta brève recen­sion de mon livre, qui relève du pro­cès d’in­ten­tion (sur ma pra­tique sup­po­sée du che­ry picking), sans le moindre élé­ment pour l’é­tayer. Ce que tu dis de ma longue enquête, c’est idem. En fait, tu n’en retiens stric­te­ment rien, seule­ment que mes méthodes seraient pénibles. En l’oc­cur­rence te poser des ques­tions par mail du fait de ta pré­face, et accep­ter de ne pas uti­li­ser tes pro­pos car tu le demandes après que je t’ai fait relire le pas­sage te concer­nant. Comme pour mon livre où j’ai cette fois uti­li­sé tes pro­pos, après te les avoir fait éga­le­ment relire et sans que tu t’y opposes.
    Sinon, le fait est aus­si que tu lâches Per­ra au moment où le font tous ses proches fidèles (Eli­sa­beth Fey­tit en est une, comme Sha­dow Ombre, Cyril Gam­ba­ri, Kalou ou Sté­pha­nie de Vans­says, tu ne les connais pas ?), même si ce n’est pas ton genre.
    Pour les plai­gnantes, la pre­mière est une fille mineure à l’é­poque des faits d’a­gres­sion qu’elle a subis, insul­tée et dif­fa­mée ensuite publi­que­ment par Per­ra pen­dant des années. Elle s’ex­prime pour la pre­mière fois dans mon article, pré­ci­sé­ment, après avoir témoi­gné par écrit dès 2013 pour le tri­bu­nal. Donc tu étais par­fai­te­ment au cou­rant depuis un an et demi (et aurais dû l’être avant), mais n’en a rien fait. Comme tu n’a visi­ble­ment rien fait pour véri­fier les dires de Per­ra, notam­ment ce sum­mum de fou­tage de gueule inti­tu­lé « la minute stu­pide », qui clô­ture ce livre que tu as pré­fa­cé, et ren­voie encore à la façon dont il a trai­té cette jeune fille, ain­si que son ancienne com­pagne, une de ses élèves.
    Mon enquête sur Per­ra ne mélan­geait pas les sujets, elle est seule­ment assez com­plète pour témoi­gner de l’am­pleur d’un phé­no­mène de més­in­for­ma­tion mas­sive, pas seule­ment le fait qu’il avait agres­sé une élève, tout en sor­tant avec une autre. Elle montre dans le détail que c’est un fief­fé men­teur, qui a été pris comme une source très fiable par le milieu anti-secte, quan­ti­té de médias et une bonne par­tie de la sphère scep­tique, dont toi. Elle montre ain­si com­ment il a eu une influence majeure, qui per­dure en fait, car tous ceux qui le lâchent se can­tonnent aujourd’­hui à condam­ner ses rap­ports dépla­cés avec les femmes, alors que le per­son­nage a accu­mu­lé une masse de pro­pos com­plè­te­ment déli­rant depuis quinze ans.
    Cela ques­tionne la cré­du­li­té de tous ces gens qui l’ont cru, peut-être parce qu’il disait ce qu’ils avaient envie d’en­tendre, voire leur ren­dait ain­si ser­vice en confor­tant leurs pré­ju­gés, comme la Mivi­ludes l’a d’ailleurs d’emblée décla­ré assez expli­ci­te­ment.
    Cela, au cas où tu l’aies oublié, je te le refais savoir, avec ce troi­sième épi­sode du gou­rou au coeur de la lutte anti-sectes, qui montre bien à quel type vous avez accor­dé votre cré­dit.
    https://raisonsensible.substack.com/p/un-gourou-au-cur-de-la-lutte-anti-874
    Salu­ta­tions, et bonne (re)lecture

    • Hel­lo Brice, je ne crains pas tes pro­pos, je ne les bloque pas, ils ont ver­tu à être publics – sauf si tu me demandes expli­ci­te­ment de ne pas les fare appa­raître.
      Je te recon­nais bien là 🙂 Je passe sur la pre­mière par­tie avec tes juge­ments qui n’en­gagent que toi. Oui ma mini « recen­sion » de ton livre est lapi­daire, je le concède, je n’ai pas de temps à pas­ser à décor­ti­quer où ça me parait clo­cher, je mets en avant parce que j’en trouve la lec­ture inté­res­sante, avec une mise en garde, n’est-ce pas mieux que rien ? Si je dois écrire des enquêtes sur chaque livre pro­blé­ma­tique, j’en lis 3 ou 4 par semaine, j’y pas­se­rais ma vie.
      Si je « lâche » comme tu le dis GP (comme si je l’a­vais « tenu » aupa­ra­vant) en même temps que d’autres, c’est une asso­cia­tion tem­po­relle, le 3e para­mètre est peut être que les plaintes me sont désor­mais par­ve­nues par une autre source que toi. Les autres ? Je ne sais pas. Sha­dow Ombre échan­gé 3 mails dans ma vie et vu quelques vidéos, il y a une poi­gnée d’an­nées, Cyril Gam­ba­ri, Kalou aucun lien, Sté­pha­nie de V je n’ai jamais par­lé à cette per­sonne il me semble.
      Et non, n’ayant pas une grande confiance en tes écrits, je ne consi­dère pas avoir été « au cou­rant » il y a un an et demi. Le point sur lequel tu as rai­son, c’est qu’en pré­fa­çant GPer­ra, j’ai contri­bué à lui don­ner une audience, et ça m’emmerde au plus haut point, mais c’é­tait en 2020. Tu vois, j’ai ren­du publics tes cri­tiques et essayé d’y répondre, car je ne crois pas avoir quelque chose à cacher. Je vais m’ar­rê­ter là, parce que je com­mence à te connaître. Si je te réponds, c’est sans fin et tu vas m’a­li­gner ton sto­ry­tel­ling (que je résume ain­si : all skep­tics are trash), si je ne te réponds pas tu vas conclure que j’ai peur de répondre. C’est le mou­ve­ment per­pé­tuel. Alors je te salue.

  3. Rémi Mogenet dit :

    « Dénon­cia­teur notoire (et à rai­son) de l’an­thro­po­so­phie » ne montre-t-il pas une envie quand même de lui don­ner rai­son mal venue, c’est à dire le fonc­tion­ne­ment d’in­dul­gences dont il a pro­fi­té par fai­blesse idéo­lo­gique de ses sou­tiens, à peu près comme Mao, per­vers sexuel notoire, trou­vait et trouve encore des gens qui ne veulent pas en entendre par­ler ? Il est bien mal­adroit de main­te­nir « et à rai­son » puisque c’est cette appro­ba­tion qui a per­mis les déviances. Alors qu’il a men­ti sur ses vic­times anciennes, com­ment croire qu’il peut ne dire que la véri­té dans ses cri­tiques de l’an­thro­po­so­phie ? Ou juste le lien cla­nique main­tient qu’il a rai­son quand même parce que lui aus­si, Dieu soit loué, a des sen­ti­ments anthro­po­so­phobes ? Le scep­ti­cisme est fait de sen­ti­ments obs­curs plus que de vraie rai­son, en règle géné­rale. Car anthro­po­sophe ou pas tu meures tou­jours un jour ou l’autre, donc cela n’a pas tant d’im­por­tance que cela mérite de rap­pe­ler que le mon­sieur a quand même rai­son, le jour où il est convain­cu d’un com­por­te­ment déviant.

    • Bon­jour, je ne sais pas si c’est mal venu. On me rap­porte par exemple que le cou­rant anthro­po­sophe fait son miel de l’af­faire Per­ra. Donc rap­pe­ler que la cri­tique de cette « théo­rie » reste valable me semble jus­ti­fié – même si je vous assure que si je dois don­ner des réfé­rences cri­tiques, ce n’est pas vers les pro­duc­tions de GPer­ra que je ren­ver­rai (dif­fi­cile de sépa­rer l’œuvre de l’ar­tiste).
      Ami­ca­le­ment
      R

      • Rémi Mogenet dit :

        Vers celles d’Au­ré­lie Cho­né ? De Jean Foyer ? Vous savez bien que la démarche scien­ti­fique exige de regar­der toutes les études sérieuses, y com­pris les contra­dic­toires. Com­ment être éton­né que le mou­ve­ment anthro­po­so­phique fasse son miel de cette his­toire, alors que l’His­toire rela­ti­ve­ment à Per­ra lui a don­né rai­son ? C’est quand même de bonnes guerre. Et c’est vrai que si l’ar­ticle qu’il a publié il y a plu­sieurs années sur la ques­tion avait été pris au sérieux des vic­times auraient été épar­gnées. Il appa­raît donc que le rejet avso­lu des publi­ca­tions anthro­po­so­phiques a nui au bien public. Et que l’ab­so­lu­tisme anthro­po­so­phobe a aus­si nui au bien public. Qu’il fal­lait dans tous les cas être plus mesu­ré. Et plus res­pec­tueux de la pré­somp­tion d’in­no­cence, puisque cet article d’AE­ther News sur Per­ra n’é­tait pas un hor­rible men­songe, mais pour l’es­sen­tiel exact. C’est là aus­si que l’an­thro­po­so­pho­bie ins­ti­tuée peut faire son exa­men cri­tique. D’au­tant plus que Per­ra a atta­qué des anthro­po­sophes dans leur vie pri­vée, notam­ment quand ils étaient en couple avec des femmes qui n’ont pas vou­lu de lui. Si on lutte contre les sectes de cette façon cela ne mar­che­ra jamais, on per­dra toute légi­ti­mi­té. Car les gens ont le droit d’être en couple, en fait ! Cela n’a rien de cri­mi­nel. Recon­nais­sez donc que les anthro­po­sophes ont eu rai­son sur ce coup, et vis cri­tiques moins fon­dées sur la dia­bo­li­sa­tion auront un effet plus pro­fond et plus durable. Ima­gi­ner des anthro­po­sophes ensemble au lit et crier à l’hor­reur, comme le fai­sait Per­ra, est com­plè­te­ment débile, et a un res­sort qu’on connaît bien, pure­ment ani­mal.

        • je crois que vous faites men­tion de choses que je mécon­nais. Je n’ai jamais ren­con­tré les gens de cette sphère anti-anthro­po­so­phie (hor­mis le des­si­na­teur JB Mey­beck, et GPer­ra lors d’un live vidéo, et j’ai quit­té ce sujet dès la fin 2020 pour pas­ser à d’autres (j’y suis reve­nu très briè­ve­ment à l’é­té 2022, quand on m’a deman­dé une recen­sion d’un livre autour de la bio­dy­na­mie (ici https://www.monvoisin.xyz/les-esprits-scientifiques-sont-dans-la-vase-et-moi-dans-la-merde/) La 1ère fois que j’ai til­té sur le com­por­te­ment de GP, c’est lorsque une amie m’a racon­té que le gars avait été très pénible avec elle, et que la sphère qui gra­vi­tait autour n’é­tait pas de la meilleure eau – ce qui ne m’a pas don­né envie de les connaître. Puis quand Brice Per­rier a écrit ses articles, mais j’ai pris ça avec des pin­cettes car je n’ai pas une confiance immense dans ses pro­duc­tions. Les autres que vous citez, je ne les connais pas – sinon le cha­pitre de Mme Cho­né dans le livre que j’ai com­men­té.
          Mais en soi vous avez rai­son sur le fait que la lutte anti­sec­ta­risme a ses ornières, et ce n’est pas la 1ère fois que je les observe, c’est pour ça que je reste très loin­tain depuis je dirais une 15aine d’an­nées.

    • Rémi Mogenet dit :

      Tu meurs*

  4. BRICE PERRIER dit :

    Sacré Richard !
    Des juge­ments ? Plu­tôt des faits, mais c’est toi qui vois.
    La confiance (ou la croyance) importe tout de même peu à côté des faits, accu­mu­lés dans mon bou­quin comme dans l’en­quête sur Per­ra. Je retiens que tu n’as rien à en dire, même sur ce qui te concerne direc­te­ment. T’es plu­tôt dans la pos­ture, l’i­gno­rance, mais c’est peut-être ta méthode, qui fait que tu n’é­tais donc pas au cou­rant il y a un an et demi de ce qu’est ce Per­ra, mal­gré la lec­ture d’une enquête très détaillée, sour­cée, pure­ment fac­tuelle (je me répète mais c’est quand même très dif­fé­rent d’un sup­po­sé sto­ry­tel­ling résu­mé mais sur­tout ima­gi­né, ou res­sen­ti).
    Toi, le fémi­niste, tu ne voyais rien à redire au com­por­te­ment abject de ce type vis à vis de Mathilde, encore quinze ans après qu’il l’ait agres­sé, comme je l’ai prou­vé. Ni au tis­su de conne­ries que le gou­rou a fait ava­ler à tous ses fidèles. L’é­pi­sode 3 est là aus­si très expli­cite, et per­sonne n’a rien trou­vé à réfu­ter. J’at­tends encore, au cas où.
    Res­tons-en là alors, mais je demeure dis­po pour dis­cu­ter de vive voix, c’est plus construc­tif, vivant, selon moi, mais là encore c’est toi qui vois.
    Bien à toi.

    • Je te l’ai dit Brice. Si je n’ai pas pris la mesure de ton article en 2024, c’est parce que je ne pre­nais pas très au sérieux ton tra­vail. C’est tout
      Et notre inter­ac­tion m’a­vait bien échau­dée. Bon j’ai déjà dit tout ça. A plus !

  5. Martin Eden dit :

    En pri­vé tu ne com­pre­nais rien. En public tu expliques tout. C’est ça, la méthode scep­tique…

  6. GERARD BEAUCHAMP dit :

    Bon­jour Richard,
    Je viens de relire ta pré­face (une dizaine de pages) de Une vie en anthro­po­so­phie.
    Je me per­mets de te par­ta­ger ma modeste ana­lyse, que je sou­haite la plus rigou­reuse pos­sible.
    Je ne parle pas d’intention de trom­per. En revanche, il me semble qu’il y a une dif­fi­cul­té d’ordre métho­do­lo­gique : une cau­tion issue de la sphère scep­tique a été appor­tée à un témoi­gnage sen­sible, sans que les limites inhé­rentes à ce type de maté­riau (biais de mémoire, absence de contra­dic­tion, néces­si­té de recou­pe­ment) soient expli­ci­te­ment posées.
    Or, dans un tel contexte cette absence de cadrage cri­tique peut pro­duire un effet d’autorité, en par­ti­cu­lier auprès d’un public non spé­cia­liste et éven­tuel­le­ment contri­buer à ren­for­cer la cré­di­bi­li­té per­çue du récit.
    D’autant que tu men­tionnes toi-même, a pos­te­rio­ri, l’existence d’un cer­tain malaise sur cer­tains élé­ments.
    Dans cette pers­pec­tive, il me semble que le témoi­gnage aurait gagné à être accom­pa­gné d’une mise en ten­sion plus expli­cite, afin d’éviter tout glis­se­ment entre récit per­son­nel et vali­da­tion impli­cite.
    Je ne cherche pas l’affrontement…juste un éclai­rage.
    Mer­ci d’a­vance.
    Gérard Beau­champ

    • Je suis d’ac­cord avec toi Gérard. C’est tou­jours un maté­riau dif­fi­cile à manier, le récit per­son­nel. Moi ce qui m’in­té­res­sait, c’est le conte­nu cri­tique de la « théo­rie » anthro­po­sophe. Le récit autour, beau­coup moins, car c’est tou­jours per­clus de trous. Sur­tout quand on ne connaît pas les gens. J’ai mis en ligne des témoi­gnages (Didier Richard le podo­logue, par ex, des anciens nazis, etc. et cela souffre du même pro­blème. Donc… je suis d’ac­cord. Et comme j’ai du mal à sépa­rer l’oeuvre de l’ar­tiste, quand l’ar­tiste se révèle plus très sain, je coupe. Sûre­ment trop tard.
      Ami­ca­le­ment

      • Rémi Mogenet dit :

        La « théo­rie » fon­da­men­tale de « l’an­thro­po­so­phie », quelle est-elle ? Alors que selon Auré­lie Cho­né il est impos­sible d’or­ga­ni­ser un col­loque uni­ver­si­taire sur Rudolf Stei­ner à cause des mili­tants qui hurlent, on peut dire que, offi­ciel­le­ment, cette « théo­rie » est incon­nue de la com­mu­nau­té scien­ti­fique. N’im­porte qui peut dire ce qui lui plaît sur la ques­tion. Et n’im­porte qui y croi­ra selon ce qui lui fait plai­sir. Moi-même, doc­teur en lit­té­ra­ture, je n’ai publié aucun article scien­ti­fique sur la ques­tion. Mon doc­to­rat por­tait en par­tie sur un autre auteur mau­dit, mais sur qui des col­loques ont bien été orga­ni­sés : Joseph de Maistre. Celui-ci contes­tait que le monde fût une grosse machine auto­nome et incréée, et, en fait comme Rous­seau, esti­mait que tout mou­ve­ment éma­nait d’une volon­té. C’est très vilain, mais il faut être dog­ma­tique pour reje­ter cette hypo­thèse a prio­ri, alors que, dans les faits, l’être humain ne fait aucune expé­rience d’une machine qui marche toute seule, ni que son corps puisse être assi­mi­lé et trans­for­mé en une machine auto­nome, incréée et répa­rable à l’in­fi­ni. La véri­té est que Rudolf Stei­ner don­nait rai­son à Joseph de Maistre et esti­mait que, d’es­prit volon­taire à esprit volon­taire, l’être humain pou­vait sai­sir le ou les moteurs des choses. De fait, si l’hy­po­thèse est vraie, le corol­laire l’est aus­si. Or il existe un dog­ma­tisme qui à la rigueur veut bien admettre la pos­si­bi­li­té théo­rique du prin­cipe, tel que Rous­seau par exemple l’ex­po­sait, mais qui refuse abso­lu­ment d’en sai­sir les consé­quences logiques. Déjà Joseph de Maistre en tirait beau­coup trop. Que dire dès lors de Stei­ner ? Il est quand même temps de dépas­ser la ques­tion sociale, et d’a­bor­der phi­lo­so­phi­que­ment voire lit­té­rai­re­ment l’oeuvre de Stei­ner, donc de sou­te­nir le pro­jet d’Au­ré­lie Cho­né d’un col­loque. Sinon, tout le monde cont­nue­ra de par­ler au hasard – en mili­tant, voire en sec­ta­teur reli­gieux, et non en scien­ti­fique.

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