Je remarque que la video est contradictoire. Elle dit d’abord qu’il y a un effet placebo reel ( donc lié a l’intervention) et en meme temps qu’il y aurait exactement la meme chose sans intervention. Ca donne l’impression qu’au final, on n’en sait rien, que le travail n’a pas été fait, et que la vidéo parle pour promouvoir un narratif sans se soumettre a une exigence de travail. C’est lié a l’intervention ou pas ? Quel travail a été fait pour conclure ?
Je note que l’effet placebo est accepté comme etant réel et certain. Il y a un papier de Gotzsche « Is the placebo powerless ? An analysis of clinical trials comparing placebo with no treatment »
(N Engl J Med 2001;344:1594–602) qui questionne l’existence de placebo. Il est bizarre que sur un site dit sceptique, ce soit peu discuté. Mettre tout phenomene incompris par principe sur le placebo est une attitude peu correcte en general ( pourquoi dire Placebo plutot que « je ne sais pas » qui serait l’atttitude sceptique normale), mais c’est evidemment encore plus bizarre quand il existe des textes dans les plus grandes revues scientifiques officielles qui mettent en cause l’existence même du placebo. Je ne donne pas de conclusion sur le sujet. Je m’etonne des partis pris ausi evidents sur un site censé discuter les biais.
Je note enfin le glissement habituel qui passe de l’absence de preuve ( « il n’y a pas de raison de supposer un don ») a la preuve de l’absence ( « probleme ethique, on fait la promotion d’un traitement sans efficacité specifique a l’hopital »). Pourquoi concluez vous l’absence d’efficacité puisque vous n’avez rien pu tester comme vous le dites ? Pourquoi demandez vous des preuves aux autres alors que de votre coté vous vous autorisez a conclure sans étude ?
Au final, je vous le dis dans mon autre message, je suis malheureusement confronté en continu a ces fautes methodologiques recurrentes et grossieres chez ceux qui se reclament de la zetetique.
re
non il n’y a pas contradiction. L’évolution de la blessure serait la même que sans, mais les effets placebos sont là et aident à mieux la vivre (donc pas contradic°)
Le travail derrière ? Une revue systématique de littérature et une dizaine de tentatives pour monter un protocole + un livre aux 3/4 finis (mis de côté pour finir la somme sur le placebo)
Goztsche, une bonne ref, mais c’est dépassé, on en dira plus dans le livre à paraitre (aux Arènes). Et non, on peut soutenir que les effets contextuels placebo et nocebo existent, mais sont dopés par plusieurs effets inexorables, stats ou temporels.
Pour votre dernier point : parce que l’absence de preuve implique réfutation ou a minima non-intégration dans les savoirs, sans ça la science serait remplie d’entités envers lesquels votre démarche donnerait une demi-vie.
Donc c’est après étude, et fort longue (5 ans de travail pour placebo, 2 pour barreurs) que j’affirme mon propos
Je trouve ce message moins sympathique que le précédent, vous m’avez prêté une absence de travail qui, si elle vous est coutumière chez d’autres de mes anciens coreligionnaires, n’est pas ma marque de fabrique. Mais j’ai répondu quand même.
Amicalement
(Edit : une phrase s’était échappée après amicalement, je l’ai remise à la bonne place)
Oui, mon message etait moins sympathique que le precedent, je vous le concede. Mea culpa si j’ai préjugé l’absence de travail de facon erronnée.
Ma reaction vient de mon desaccord methodologique de fond avec votre approche. J’y vois les derives scientistes habituelles. Non l’absence de preuve n’implique pas refutation ni meme la non integration dans les savoirs. C’est un recit mythique et binaire, et une faute logique. Sauf pour les problemes triviaux et sans interet, il n’y a pas de limites bien etabli entre le vrai et le faux ou entre un savoir integré ou non integré. L’approche nuancée rejette cette dichotomie vraie/faux, connu et integré/pas connu. L’approche nuancee cherche une formulation se rapprochant le mieux possible d’une description conforme a la realité, reconnait utiliser des modele faux car simplifiés pour etre praticable, mais pas trop simpliste quand meme pour pouvoir dire qq chose de non trivial et utilisable dans le quotidien reel de facon pratique.
Sur le plan individuel, quels savoirs avez vous vérifié par vous même pour le considérer comme connu et intégré ? Est ce que par exemple vous mangez par instinct, tradition, … ou vous changez de regime alimentaire au gré des publications dans la litterature scientifique ? La vraie vie, c’est que les humains, lisent, sentent, comparent, ont des intuitions, des émotions, utilisent des symboles, des tiers de confiance, … Tout ce spectre de possibilités intervient dans le choix de l’adhesion ou du rejet plus ou moins grand a une hypothese, y compris dans les sciences les plus dures. On est tres loin du point de vue scientiste idéalisé qui cherche a delimiter le vrai et le faux de facon nette par des preuves.
Sur le plan collectif non plus, l’integration dans les savoirs ne presuppose pas l’existence d’une preuve formelle. Prenons un exemple, causalité ou correlation pour les virus/maladies ? La correlation est etablie. La causalite” (les virus causent des maladies) est l’hypothese archi-dominante, quasi-exclusive de la communauté scientifique. Mais les preuves sont particulierement faibles. Les postulats de Koch, qui ont ete” mis au point pour separer correlation et causalité, ne s’appliquent pas aux virus. J’ai lu McKernan, qui plaide pour la causalité et que je considere comme un specialiste brillant dans son domaine. Son argumentation m’a paru particulierement faible. Le virus pourrait bien etre une reponse du systeme immunitaire à la maladie, m’ont dit d’autres biologistes savants. Rien dans l’argumentation de McKernan ne permetttait d’invalider cette hypothese immunitaire. Historiquement, la science dure (celle qui est verifiable) se developpe principalement sur la coherence formelle des modeles, et sur son application industrielle, bien davantage que sur des preuves. La réalité est celle d’un monde mouvant, qui intègre ou adhere plus ou moins en fonction de criteres plus ou moins clairs. Il n’y a pas de limite nette entre deux camps qu’on departagerait par des methodes objectives et des preuves.
L’experience de la crise covide, avec des mensonges de natures communistes et gigantesques, validés par la science officielle, montre que la validation formelle ou preuve ne dit rien de la veracité. Sacraliser une approche de verification formelle, rechercher des preuves pour trancher entre vrai et faux, c’est d’abord adherer à un recit mythique contraire a la pratique humaine reelle sur le terrain ( la notre a tous, je m’inclus dedans). Mais cette approche formelle objectivisante visant les preuves repose également sur une croyance : la croyance que les approches formelles mathematisees visant a etablir une preuve ont une superiorite” pratique sur les methodes informelles. Les etudes covides qui disaient que les non vaccinés attrapaient 20 fois davantage le covide se sont révélées une farce sur le terrain, elles ont pourtant eté publiées dans les plus grandes revues medicales. Les regimes ancestraux informels se sont révélés meilleurs pour le coeur que des régimes construits par la science formelle. La revolution des antibiotiques ou de la mecaniques quantique a été faite avant l’arrivée des methodes objectivisantes qui sont demandees aujourd’hui.
Bref, l’histoire ne plaide pas pour la pertinence des methodes statistiques ou formelles pour trancher les debats par des preuves. C’est le croisement des methodes, formelles et informelles, et la confrontation, qui permettent d’avancer.
C’est en fait le pb de la zététique, un discours scientiste formel, le refus des methodes informelles, et une fois de charbonnier dans ce qui correspond a des methodes objectivisantes quand bien meme l’histoire ne valide pas leurs méthodologie par preuves. L’homme existe depuis des centaines de milliers d’annee, s’en est pas mal sorti, et les methodes objectivisantes sont tres recentes, une grosse cinquantaine d’annees. Ceux qui se sont reclamés de la science pure, en rejetant les approches alternatives sont principalement les communistes et les ayatollah de la crise sanitaire. Succes moyen dira-t-on dans les deux cas. Ma conclusion est que penser un homme mythique, capable d’appréhender le monde par des methodes exclusivement objectivisantes et des preuves est une impasse.
Cela etant, je vais conclure en m’excusant une nouvelle fois si mon message precedent etait trop abrupt. Celui l’est peut etre aussi, mais les scientistes sont devenus des gens dangereux par les suppressions de liberté qu’ils cautionnent au nom de la science et de la rationalité. Cela explique probablement ma surreaction. Si finalement les scientistes etaient dans leur delire un peu binaires en me laissant tranquille, je m’en moquerais un peu. Comme ceux qui jouent a l’esoterisme. Ce n’est pas mon dada, mais ils ne m’embetent pas. Je vis en bonne entente avec eux. Les scientistes eux viennent au coeur de nos vies pour nous dire comment vivre, ce a quoi on a le droit ou pas ( crise sanitaire, rechauffement climatique, remboursement des medicaments…) Je sens le vent de la violence communiste au nom du bien en train de tomber sur nous au nom de la science. Il suffit de lire un peu l’AFIS ou les publications sur europa.eu qui se gargarisent de science. Meme chose pour les barreurs de feu, pourquoi vouloir interdire l’intervention de personnes si il y a baisse de la sensation de douleur ? En quoi est ce un probleme ethique de laisser des gens entrer dans l’hopital s’ils baissent par impact psychologique les douleurs des patients ? Le probleme ethique me semble inverse : au nom de quoi avons nous le droit de refuser des traitements qui apportent un soulagement avec des methodes autres que celles que nous preferons ?
J’irais lire les auteurs que vous me conseillez, j’y trouverais peut etre matiere a redorer le blason des zeteticiens.
Merci par ailleurs pour votre reponse precedente et désolé si ce message est encore une fois long.
(désolé une phrase s’était échappée dans ma réponse précédente, je suis désolé je l’ai remise à sa place :))
Pas d’inquiétude pour le ton abrupt ou cassant. Je pousse à la douceur sous mes fils de discussion publics, mais avec moi, ou ici où ne viennent que des gens « avertis », ça ne me pose pas de pb. J’essaierai de vous répondre quand je pourrai car les questions que vous soulevez sont riches, je ne peux pas maintenant cependant. Si j’oubie, sonnez-moi les cloches. Juste avant de partir : il faut de bonnes raisons pour incorporer un nouveau fait dans les savoirs : homo florensis, une fois découvert, hop on est obligé. Il y a des moments d’impermanence en histoire, en biologie quand une espèce est indirectement observée, en cosmo quand plusieurs théories s’affrontent, etc. Mais quand on voit que l’analyse SHS par le prisme du genre est plus efficace que par le prisme, je sais pas Serf/suzerain, pour expliquer les phénomènes qui nous entoure, on les prend.
Et avant d’oublier : redorer le blason des zététiciens, ce n’est pas mon problème. Moi je n’ai pas vraiment de blason, je ne cherche qu’à hisser le niveau d’exigence des étudiant.es sur les champs que je maitrise (pas come le covid malheureusement) et mettre du scrupule dans mes productions, et me corriger quand c’est nécessaire. A la rigueur on peut dire que je défends le blason d’un matérialisme progressiste
A sous peu et merci
R
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Je remarque que la video est contradictoire. Elle dit d’abord qu’il y a un effet placebo reel ( donc lié a l’intervention) et en meme temps qu’il y aurait exactement la meme chose sans intervention. Ca donne l’impression qu’au final, on n’en sait rien, que le travail n’a pas été fait, et que la vidéo parle pour promouvoir un narratif sans se soumettre a une exigence de travail. C’est lié a l’intervention ou pas ? Quel travail a été fait pour conclure ?
Je note que l’effet placebo est accepté comme etant réel et certain. Il y a un papier de Gotzsche « Is the placebo powerless ? An analysis of clinical trials comparing placebo with no treatment »
(N Engl J Med 2001;344:1594–602) qui questionne l’existence de placebo. Il est bizarre que sur un site dit sceptique, ce soit peu discuté. Mettre tout phenomene incompris par principe sur le placebo est une attitude peu correcte en general ( pourquoi dire Placebo plutot que « je ne sais pas » qui serait l’atttitude sceptique normale), mais c’est evidemment encore plus bizarre quand il existe des textes dans les plus grandes revues scientifiques officielles qui mettent en cause l’existence même du placebo. Je ne donne pas de conclusion sur le sujet. Je m’etonne des partis pris ausi evidents sur un site censé discuter les biais.
Je note enfin le glissement habituel qui passe de l’absence de preuve ( « il n’y a pas de raison de supposer un don ») a la preuve de l’absence ( « probleme ethique, on fait la promotion d’un traitement sans efficacité specifique a l’hopital »). Pourquoi concluez vous l’absence d’efficacité puisque vous n’avez rien pu tester comme vous le dites ? Pourquoi demandez vous des preuves aux autres alors que de votre coté vous vous autorisez a conclure sans étude ?
Au final, je vous le dis dans mon autre message, je suis malheureusement confronté en continu a ces fautes methodologiques recurrentes et grossieres chez ceux qui se reclament de la zetetique.
re
non il n’y a pas contradiction. L’évolution de la blessure serait la même que sans, mais les effets placebos sont là et aident à mieux la vivre (donc pas contradic°)
Le travail derrière ? Une revue systématique de littérature et une dizaine de tentatives pour monter un protocole + un livre aux 3/4 finis (mis de côté pour finir la somme sur le placebo)
Goztsche, une bonne ref, mais c’est dépassé, on en dira plus dans le livre à paraitre (aux Arènes). Et non, on peut soutenir que les effets contextuels placebo et nocebo existent, mais sont dopés par plusieurs effets inexorables, stats ou temporels.
Pour votre dernier point : parce que l’absence de preuve implique réfutation ou a minima non-intégration dans les savoirs, sans ça la science serait remplie d’entités envers lesquels votre démarche donnerait une demi-vie.
Donc c’est après étude, et fort longue (5 ans de travail pour placebo, 2 pour barreurs) que j’affirme mon propos
Je trouve ce message moins sympathique que le précédent, vous m’avez prêté une absence de travail qui, si elle vous est coutumière chez d’autres de mes anciens coreligionnaires, n’est pas ma marque de fabrique. Mais j’ai répondu quand même.
Amicalement
(Edit : une phrase s’était échappée après amicalement, je l’ai remise à la bonne place)
Oui, mon message etait moins sympathique que le precedent, je vous le concede. Mea culpa si j’ai préjugé l’absence de travail de facon erronnée.
Ma reaction vient de mon desaccord methodologique de fond avec votre approche. J’y vois les derives scientistes habituelles. Non l’absence de preuve n’implique pas refutation ni meme la non integration dans les savoirs. C’est un recit mythique et binaire, et une faute logique. Sauf pour les problemes triviaux et sans interet, il n’y a pas de limites bien etabli entre le vrai et le faux ou entre un savoir integré ou non integré. L’approche nuancée rejette cette dichotomie vraie/faux, connu et integré/pas connu. L’approche nuancee cherche une formulation se rapprochant le mieux possible d’une description conforme a la realité, reconnait utiliser des modele faux car simplifiés pour etre praticable, mais pas trop simpliste quand meme pour pouvoir dire qq chose de non trivial et utilisable dans le quotidien reel de facon pratique.
Sur le plan individuel, quels savoirs avez vous vérifié par vous même pour le considérer comme connu et intégré ? Est ce que par exemple vous mangez par instinct, tradition, … ou vous changez de regime alimentaire au gré des publications dans la litterature scientifique ? La vraie vie, c’est que les humains, lisent, sentent, comparent, ont des intuitions, des émotions, utilisent des symboles, des tiers de confiance, … Tout ce spectre de possibilités intervient dans le choix de l’adhesion ou du rejet plus ou moins grand a une hypothese, y compris dans les sciences les plus dures. On est tres loin du point de vue scientiste idéalisé qui cherche a delimiter le vrai et le faux de facon nette par des preuves.
Sur le plan collectif non plus, l’integration dans les savoirs ne presuppose pas l’existence d’une preuve formelle. Prenons un exemple, causalité ou correlation pour les virus/maladies ? La correlation est etablie. La causalite” (les virus causent des maladies) est l’hypothese archi-dominante, quasi-exclusive de la communauté scientifique. Mais les preuves sont particulierement faibles. Les postulats de Koch, qui ont ete” mis au point pour separer correlation et causalité, ne s’appliquent pas aux virus. J’ai lu McKernan, qui plaide pour la causalité et que je considere comme un specialiste brillant dans son domaine. Son argumentation m’a paru particulierement faible. Le virus pourrait bien etre une reponse du systeme immunitaire à la maladie, m’ont dit d’autres biologistes savants. Rien dans l’argumentation de McKernan ne permetttait d’invalider cette hypothese immunitaire. Historiquement, la science dure (celle qui est verifiable) se developpe principalement sur la coherence formelle des modeles, et sur son application industrielle, bien davantage que sur des preuves. La réalité est celle d’un monde mouvant, qui intègre ou adhere plus ou moins en fonction de criteres plus ou moins clairs. Il n’y a pas de limite nette entre deux camps qu’on departagerait par des methodes objectives et des preuves.
L’experience de la crise covide, avec des mensonges de natures communistes et gigantesques, validés par la science officielle, montre que la validation formelle ou preuve ne dit rien de la veracité. Sacraliser une approche de verification formelle, rechercher des preuves pour trancher entre vrai et faux, c’est d’abord adherer à un recit mythique contraire a la pratique humaine reelle sur le terrain ( la notre a tous, je m’inclus dedans). Mais cette approche formelle objectivisante visant les preuves repose également sur une croyance : la croyance que les approches formelles mathematisees visant a etablir une preuve ont une superiorite” pratique sur les methodes informelles. Les etudes covides qui disaient que les non vaccinés attrapaient 20 fois davantage le covide se sont révélées une farce sur le terrain, elles ont pourtant eté publiées dans les plus grandes revues medicales. Les regimes ancestraux informels se sont révélés meilleurs pour le coeur que des régimes construits par la science formelle. La revolution des antibiotiques ou de la mecaniques quantique a été faite avant l’arrivée des methodes objectivisantes qui sont demandees aujourd’hui.
Bref, l’histoire ne plaide pas pour la pertinence des methodes statistiques ou formelles pour trancher les debats par des preuves. C’est le croisement des methodes, formelles et informelles, et la confrontation, qui permettent d’avancer.
C’est en fait le pb de la zététique, un discours scientiste formel, le refus des methodes informelles, et une fois de charbonnier dans ce qui correspond a des methodes objectivisantes quand bien meme l’histoire ne valide pas leurs méthodologie par preuves. L’homme existe depuis des centaines de milliers d’annee, s’en est pas mal sorti, et les methodes objectivisantes sont tres recentes, une grosse cinquantaine d’annees. Ceux qui se sont reclamés de la science pure, en rejetant les approches alternatives sont principalement les communistes et les ayatollah de la crise sanitaire. Succes moyen dira-t-on dans les deux cas. Ma conclusion est que penser un homme mythique, capable d’appréhender le monde par des methodes exclusivement objectivisantes et des preuves est une impasse.
Cela etant, je vais conclure en m’excusant une nouvelle fois si mon message precedent etait trop abrupt. Celui l’est peut etre aussi, mais les scientistes sont devenus des gens dangereux par les suppressions de liberté qu’ils cautionnent au nom de la science et de la rationalité. Cela explique probablement ma surreaction. Si finalement les scientistes etaient dans leur delire un peu binaires en me laissant tranquille, je m’en moquerais un peu. Comme ceux qui jouent a l’esoterisme. Ce n’est pas mon dada, mais ils ne m’embetent pas. Je vis en bonne entente avec eux. Les scientistes eux viennent au coeur de nos vies pour nous dire comment vivre, ce a quoi on a le droit ou pas ( crise sanitaire, rechauffement climatique, remboursement des medicaments…) Je sens le vent de la violence communiste au nom du bien en train de tomber sur nous au nom de la science. Il suffit de lire un peu l’AFIS ou les publications sur europa.eu qui se gargarisent de science. Meme chose pour les barreurs de feu, pourquoi vouloir interdire l’intervention de personnes si il y a baisse de la sensation de douleur ? En quoi est ce un probleme ethique de laisser des gens entrer dans l’hopital s’ils baissent par impact psychologique les douleurs des patients ? Le probleme ethique me semble inverse : au nom de quoi avons nous le droit de refuser des traitements qui apportent un soulagement avec des methodes autres que celles que nous preferons ?
J’irais lire les auteurs que vous me conseillez, j’y trouverais peut etre matiere a redorer le blason des zeteticiens.
Merci par ailleurs pour votre reponse precedente et désolé si ce message est encore une fois long.
(désolé une phrase s’était échappée dans ma réponse précédente, je suis désolé je l’ai remise à sa place :))
Pas d’inquiétude pour le ton abrupt ou cassant. Je pousse à la douceur sous mes fils de discussion publics, mais avec moi, ou ici où ne viennent que des gens « avertis », ça ne me pose pas de pb. J’essaierai de vous répondre quand je pourrai car les questions que vous soulevez sont riches, je ne peux pas maintenant cependant. Si j’oubie, sonnez-moi les cloches. Juste avant de partir : il faut de bonnes raisons pour incorporer un nouveau fait dans les savoirs : homo florensis, une fois découvert, hop on est obligé. Il y a des moments d’impermanence en histoire, en biologie quand une espèce est indirectement observée, en cosmo quand plusieurs théories s’affrontent, etc. Mais quand on voit que l’analyse SHS par le prisme du genre est plus efficace que par le prisme, je sais pas Serf/suzerain, pour expliquer les phénomènes qui nous entoure, on les prend.
Et avant d’oublier : redorer le blason des zététiciens, ce n’est pas mon problème. Moi je n’ai pas vraiment de blason, je ne cherche qu’à hisser le niveau d’exigence des étudiant.es sur les champs que je maitrise (pas come le covid malheureusement) et mettre du scrupule dans mes productions, et me corriger quand c’est nécessaire. A la rigueur on peut dire que je défends le blason d’un matérialisme progressiste
A sous peu et merci
R