J’a­dore le médié­va­lisme, regar­der ce que nos adap­ta­tions artis­tiques du pas­sé disent de nous plus que du pas­sé.

Ce matin j’é­tais en com­pa­gnie de Robin des bois (qui n’est « des bois » qu’en fran­çais, hood en anglais signi­fiant capuche), de Car­touche, de Man­drin, Fra dia­vo­lo et autres enquilleuses, grâce à Xavier Mau­duit, dans Le cours de l’his­toire. En y entend d’ailleurs l’his­to­rien Eric Hobs­bawm (1917–2012), dont j’a­vais lu le super bou­quin « Les ban­dits » à la Décou­verte il y a quelques années.

 

Monu­ment mon­trant Coro­cot­ta, en bronze, à San­tan­der, en Espagne

Deux anec­dotes. J’ap­prends que si Robin des bois a pris une tête de renard dans le film de Walt Dis­ney de 1963, c’est parce qu’au départ c’est Le Roman de Renart qui devait être adap­té, mais jugé fina­le­ment trop sul­fu­reux. C’est clair : j’ai lu ce grand clas­sique il y a long­temps, c’est que du cul !!!

Autre petite his­toire : Coro­cot­ta, bri­gand du Ier siècle avant l’Ère com­mune avait sa tête mise à prix (200 000 ses­terces). Le gars s’est poin­té devant Auguste… pour tou­cher sa propre récom­pense. Bilan Auguste lui a don­né la thune et l’a lais­sé par­tir ! (source : une cita­tion de l’his­to­rien romain Dion Cas­sius). Je dois cette anec­dote aux his­to­riennes Cathe­rine Wolff et Hélène Ménard, dans l’é­pi­sode de lun­di.

Je raconte ça à ma gamine de 12 ans, elle m’a tué. Elle me dit :« mais c’est comme dans Shrek 4 ! Tra­cas­sin décide de mettre la tête de Shrek à prix : appre­nant cela, Shrek se rend de lui-même, afin de béné­fi­cier du contrat tout en se fai­sant pri­son­nier. »

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