Si t’as mal aux dents, écrase des charançons (ou des coccinelles)
À transmettre à vos dentistes
« En 1794, le Dr Ranieri Gerbi, professeur de mathématiques à Pise, publia à Florence un mémoire assez pompeux sur un insecte du genre des charançons qui se trouve sur les chardons : il lui donna le nom de curculio antiodontalgicus, parce qu’en écrasant entre les doigts, le pouce et l’index une douzaine de ces insectes, et les tenant jusqu’à ce que l’humidité en soit évaporée, les doigts s’imprégneront, selon cet auteur, pendant plus d’un an, de la vertu singulière d’apaiser sur le champ la douleur d’une dent cariée, en la touchant seulement plus ou moins de fois et pendant quelques minutes. Si la douleur revient, il faut faire de nouveaux attouchements. Sur 629 personnes l’auteur a obtenu 401 guérisons, nombre exact »*.

Ici c’est Curculio occidentalis
« Le Dr N. Carradori prétendit* confirmer la vertu de différents coléoptères pour produire le même effet. Il en est de même de la coccinella septempunctata préconisée par Carradori et par Hirsch, dentiste de la cour de Weimar. Dans cet attouchement, ajoute l’auteur de l’article, l’imagination ou la confiance joue le principal rôle ».

Ici, la bête à Bon Dieu
Je dois ça à Hippolyte Bernheim, dans Hypnotisme, suggestion, psychothérapie – études nouvelles, 1891, p. 58, mais il s’est inspiré de .J‑P.-F. Deleuze, Histoire critique du magnétisme animal, 2e éd., Paris, 1819, t. II, p. 189.
*Ref : Storia naturale d’un nuovo insetto, Florence, 1794
**dans une lettre au Journal physico-médical de Brugnatelli, t. VII datée du 30 septembre 1793
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