Marina Ginestà, 17 ans, le 21 juillet 1936 à Barcelone – Juan Guzman/EFE/SIPA

La série documentaire LSD, sur France Culture. C’est toujours aussi bien, que ça parle de champignons ou de violences armées. Cette fois, rediffusion de Engagés volontaires, se battre pour des idées. Ça m’émeut à plusieurs titres. Déjà parce que la radicalité m’a toujours fascinée, peut être parce que moi aussi vers 20 ans j’ai souscris à un idéal guérillero – et est-ce par raisonnement, par le fait de ne pas avoir trouvé une cause suffisamment exaltante, ou par couardise, que je n’ai pas mis en pratique, probablement un savant mélange des trois. Et puis parce qu’on a souvent brandi la zététique comme possible méthode de « redressement de djihadiste », ou de « déradicalisation », depuis cinq ans. Je suis tout sauf convaincu par cela, j’ai déjà eu l’occasion de le dire maintes fois. Et le livre de Gérald Bronner Déchéance de rationalité (2019) n’a pas adouci mon jugement, tant par l’histoire qu’il narre, que par les louvoiements de l’auteur pour justifier d’y avoir plongé tête baissée.

Bref, cette émission, au cas où vous n’avez pas le temps de l’écouter, recèle de quelques perles, que je donne de façon rapide.

  • D’abord, je n’avais jamais entendu parler de l’engagement de Lord Byron en Grèce.
  • Je ne pige pas comment des journalistes de l’acabit de LSD s’obstinent à glisser de-ci de-là des morceaux de psychanalyse en carton. Je ne sais pas ce que contiennent les livres de Fethi Slama, mais e qui est sûr c’est qu’avec des extraits comme ça, on régresse de 80 ans. (téléchargez , ou écoutez ci-dessous)
  • Puis je suis tombé sur le séant, dans l’épisode 2, en écoutant le témoignage de Mimosa, alias Georgette Kokoczynski, durant la guerre d’Espagne, dont le journal relate comment ses coreligionnaires (200 hommes, pour une femme) étaient navrants, beaufs, etc.  L’épisode s’appelle « La désillusion. Les femmes en Espagne« .
  • Ensuite, dans le troisième épisode, j’ai particulièrement été épaté par l’analyse de l’ancien djihadiste David Vallat, ainsi que par les analyses d’un des sociologues, je ne me rappelle plus si c’est Laurent Bonelli ou Fabien Carrié
  • J’ai farfouillé sur David Vallat, le repenti : il a écrit un livre paru en 2016, Terreur de jeunesse, chez Calmann-Lévy. Je vais essayer de le trouver.

 

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