
Photographie d’un patient souffrant d’épilepsie hémiplégique, dans « Iconographie photographique de la Salpêtrière » par Bourneville et P. Regnard, Paris
Merci à l’équipe de Podcast science pour l’épisode 527 sur les aliéné·es de Désiré-Magloire Bourneville, avec Agnès Sandras et Alice Aigrain
Une hypothèse, et une découverte !
- L’hypothèse : durant l’émission, on se demande pourquoi Bourneville et Montessori ne se sont pas entendus. Mon hypothèse serait que Bourneville est gauche radicale, alors que Montessori est de droite profonde, et d’ailleurs bossera pour Mussolini pendant 10 ans.
- La découverte : j’apprends qu’à la suite de Les démoniaques dans l’art, de J.-M. Charcot et P. Richer (1887), qui tentait de démontrer en prenant appui sur des peintures et dessins que « la grande névrose hystérique » est une affection millénaire, j’apprends donc que Bourneville a approfondi le sujet en créant « La Bibliothèque Diabolique » : neuf bouquins entre 1882 et 1902, rééditant d’anciens textes de démonologie et de mystique remontant pour certains au XVème, afin, là encore, de retracer l” »hystérie ». Cocasserie, je m’étais déjà servi de ces textes dans mes recherches sur le placebo, sans savoir qui était Bourneville.

Sur la notion d’hystérie, « Les fantômes de l’hystérie – Histoire d’une parole confisquée » de Pauline Chanu, réalisée par Annabelle Brouard, sur France Culture (surtout épisodes 1 et 3)
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