Manière de voir / Le Monde diplomatique m’a demandé une version actualisée de mon article de 2012 “Recherches publiques, revues privées” (ici).
Alors je regarde ce qui se fait de plus flibustier sur la science ouverte, et je découvre, par l’incontournable blog de Hervé Maisonneuve, qu’il y a un mois, l’Université d’Utrecht, Hollande, a annoncé renoncer à l’évaluation des carrières par le facteur d’impact1. C’est un sacré pavé dans la mare. 

Par ailleurs, outre le fait d’y vanter Alexandra Elbakyan et Sci-Hub (rappelons que la jeune kazakhe vit dans la clandestinité depuis des années, avec trois plaintes sur le dos, dont une française),
je vais essayer de cosigner de Camille Noûs, sorte de Nicolas Bourbaki 2, dont l’« inexistence » collective et le laboratoire de rattachement pirate Cogitamus participe du sabotage des indicateurs de recherche.

Camille Noûs, en promenade

Au fait tant que j’y suis : j’ai une question pirate à 100 francs CFA

Je nourris depuis quelques années une idée séditieuse, mais pauvre petite chose tremblotante et lâche je ne suis jamais passé à l’acte.
Mon hypothèse : si chaque chercheur/se s’affiliait à un labo pauvre et sous-doté, comme l’Afrique en compte plein, et publiait avec cette affiliation, on ferait monter des universités peu connues dans les classements, non ? Par ex. je pourrais conventionner avec un labo d’une f
ac de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry et signer avec leur rattachement.

Qu’en pensez-vous ? si mon idée est naze jetez-moi des pommes (je ferai une tarte).

Notes

  1. Chris Woolston, Impact factor abandoned by Dutch university in hiring and promotion decisions, dans Nature, 25 juin 2021.
  2. Bourbaki est le nom d’un mathématicien imaginaire, ombelle sous laquelle des matheux publient des articles depuis 1935. Bourbaki a été une référence pour moi lors de la création du CORTECS.

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