Ici, capi­tale du Dauphi­né. Depuis les années 50, plaque tour­nante du proxé­né­tisme, des bra­quages, des machines à sous, puis des stu­pé­fiants. On passe du milieu corse au milieu ita­lo-gre­no­blois, avec quelques Magh­ré­bins, Gitans et Dau­phi­nois au milieu. Le docu­men­taire La guerre des clans, d’É­ric Mer­len et Fré­dé­ric Crot­ta (2020, copro­duc­tion Nomade pro­duc­tion / France 3 Auvergne-Rhône-Alpes) relate un bout de cette his­toire. On y retrou­ve­ra des figures de la police, du ban­di­tisme, et du bar­reau, comme Ber­nard Ripert, l’é­ton­nant avo­cat d’Action directe (que j’a­vais inter­viewé avec quelques ami·es en 2009, avec une camé­ra de poing bien ridi­cule. Je vous mets ça en bas, comme une relique).

Dans la région, on a les ravioles, le gra­tin, les noix, le manque d’iode. Mais on a aus­si une drôle de façon de recy­cler nos ban­dits repen­tis. Du moins, l’un d’entre eux, et pas des moindres, Fran­çois Men­dez, désor­mais… magné­ti­seur spé­cia­liste du rééqui­li­brage éner­gé­tique, comme il l’ex­plique lui-même dans cet extrait que j’ai « bra­qué » dans le docu).

Sur sa page Face­book il indique qu’il est « magné­ti­seur de père en fils, magné­ti­seur diplô­mé de tra­di­tion, psy­cho magné­ti­seur diplô­mé de soins éner­gé­tiques, diplô­mé de tech­niques de rei­ki, ini­tia­tion pre­mier et deuxième puis pré­pa­ra­tion du troi­sième degré for­mé pour épu­ra­tion des lieux et car­to­man­cie ». Le Dau­phi­né Libé­ré lui a consa­cré un article en 2014, inti­tu­lé Gre­noble : après 25 ans de pri­son, il devient magné­ti­seur.

Si je devais me faire magné­ti­ser un jour, pour sûr j’i­rai chez lui.

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Pour aller plus loin, quelques coups de coeur

  • Les bra­queurs, de Pas­cale Pas­ca­riel­lo, Arte Radio. Magni­fique pod­cast.
  • L’an­guille Fran­çois Besse qui se raconte sur France Culture dans À voix nue.
  • La lec­ture de Jacques Mes­rine lui-même, dans L’ins­tinct de mort, 1977, chez JC Lat­tès, réédi­té chez Champ Libre en 1984 (atten­tion, c’est pas tendre, c’est sexiste, raciste tout ce que vous vou­lez, mais il y a quand même quelque chose de cap­ti­vant chez ce mon­sieur)
  • Le dip­tyque Mes­rine de Jean-Fran­çois Richet (2008) que j’a­vais trou­vé chouette.

Et pour le plai­sir, deux clips d’in­tro et le pre­mier épi­sode de « qui fera taire Maître Ripert », ma pre­mière œuvre ciné­ma­to­gra­phique.

et enfin l’é­pi­sode 1

 

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