Je me docu­mente beau­coup (sur un temps en par­tie finan­cé par l’argent public, donc votre thune !), et comme on me pose fré­quem­ment la ques­tion, je vous donne ici la meilleure par­tie de mon maté­riel pro­fes­sion­nel ayant un lien plus ou moins direct avec la pen­sée cri­tique. N’hé­si­tez pas à me faire des retours, ça m’en­cou­rage. Ici, c’est la four­née d’a­vril mai et juin 2026. Je suis en retard, par­don­nez-moi ! Je n’ai même pas encore fait ma four­née de février mars. La sor­tie du livre Pla­ce­bo  m’a mis dans le rouge.

 

Pré­ci­sions

Sauf articles remar­quables, je ne mets a prio­ri pas les publis scien­ti­fiques. J’in­dique +, ++ ou +++ ma recom­man­da­tion, sans tou­jours dire pour­quoi mais en lien avec la pen­sée cri­tique. Je n’in­dique pas les trucs inutiles, his­toire de ne pas faire perdre du temps. Et ce n’est pas parce que j’ai lu un livre que je cau­tionne tout ce que fait ou a fait l’auteur/autrice. Des fois, je ne connais rien de la per­sonne. Et c’est aus­si mon tra­vail de lire ou d’é­cou­ter des trucs faux ou atroces, alors ne pas m’en vou­loir. Si trucs vrai­ment affreux, je ne mets pas de lien direct pour ne pas ajou­ter de visi­bi­li­té (mais il y aura assez d’in­fo pour trou­ver quand même).

Je dédie cette page à deux per­sonnes dis­pa­rues.

Clau­dine Kahane : si vous avez goû­té mon cours en ligne ou eu l’oc­ca­sion de venir dans mes amphis pour cau­ser de pen­sée cri­tique et d’au­to­dé­fense intel­lec­tuelle, il vous faut savoir que rien de cela n’eut été pos­sible sans elle. Astro­phy­si­cienne molé­cu­laire, syn­di­ca­liste pleine de convic­tion, c’est elle qui a per­mis l’ou­ver­ture de mon ensei­gne­ment de licence en 2005. Elle fut même direc­trice de mon jury de thèse en 2007. Elle est pas­sée me voir en cours en avril, et je ne savais pas que ses jours étaient comp­tés et qu’elle allait rejoindre les étoiles si vite. T’in­quiète, Clau­dine, on arrive. (Le tra­vailleur alpin lui a consa­cré un article).Et puis JB Mey­beck, qui a retour­né son sablier. Dire qu’il y a quelques mois à peine, il me fai­sait une longue entre­vue sur Twitch. Mais avec toute l’œuvre qu’il laisse, il ne peut pas mou­rir. Œuvre qui ne se résume pas à Cos­mo­bac­chus, dont j’ai fait la pré­face ! Il a fait des choses ter­ribles, comme « CRA, centre de réten­tion admi­nis­tra­tive », et même un livre pour enfants sur la ques­tion des migra­tions, « Koko au pays des tou­tous ». Je vous mets une pho­to de lui, en train de me dédi­ca­cer un bou­quin, place du trib à Gre­noble, c’é­tait l’é­té 2020.

 

Interventions publiques

De mes inter­ven­tions publiques récentes, deux ont été cap­tées. Ma conf de jan­vier L’esprit cri­tique peut-il tout soi­gner ? à l’U­ni­ver­si­té de Caen est en ligne. Vous ver­rez peut être à ma tête que j’ai décou­vert in situ que devait être dif­fu­sée juste avant mon pro­pos… Une vidéo de Gérald Bron­ner… J’en suis res­té comme deux ronds de flan, car je suis très très éloi­gné des posi­tions de G. Bron­ner. Donc vous pou­vez com­men­cer à 17’40 si vous vou­lez.

J’ai cau­sé aus­si dans le poste à la bib muni­ci­pale de Lyon. C’é­tait en écho à l’ex­po­si­tion splen­dide sur l’in­vi­sible, dans le cycle « Pen­ser cri­tique » qui ques­tion­nait la place de l’invisible et des croyances.
https://www.bm-lyon.fr/spip.php?page=video&id_video=1525

Entour­loupe n°4352, en avril je suis appa­ru dans le JT de France2. Enre­gis­tré en jan­vier, j’ai décou­vert la scé­na­ri­sa­tion choi­sie par la jour­na­liste en direct. C’est presque une leçon de cri­tique des médias, tant l’ef­fet de cadrage est ter­ri­fiant. Cela donne l’im­pres­sion que je valide scien­ti­fi­que­ment gué­ris­seurs, pas­seurs de ver­rues ou l’as­so AGARO ! Et plein de choses dites dans le docu sont inexactes. Alors fal­lait-il y aller ? Ou pas ? Votre avis m’in­té­resse

Livres

Malaise, colo­ri­mé­trie du cer­veau, de Laurent Ver­cueil (+++) Relu la ver­sion publiée, j’a­dore (lien d’in­té­rêt : c’est mon copain)
L’an­ti­com­plo­tisme offi­ciel, de Laurent Dau­ré (+++)
Les gens de mon métier auront tout inté­rêt à le lire. Même si je ne suis pas capable (et n’ai pas le temps) de véri­fier les innom­brables exemples déli­vrés, je mets enfin des mots sur ce qui cloche chez les anti-com­plo­tistes « pro­fes­sion­nels » (comme Rudy Reichs­tadt) : certes, du tra­vail abat­tu, et de bons dos­siers, mais aus­si une emphase sur la dan­ge­ro­si­té des com­plots, et + grave, un anti­com­plo­tisme à géo­mé­trie variable doté de grosses ornières ! Fina­le­ment, la même chose que sur les Fake News (cf thèse d’Ysé Vau­chez, j’en ai par­lé fin jan­vier). Ma confiance dans Conspi­ra­cy Watch n’était déjà pas au maxi­mum, là elle est en déclin. Au bout de 25 ans de taff dans ce domaine, j’en tire ceci : quand je vois des « débun­kers pro­fes­sion­nels » qui viennent mettre à l’index la pseu­dos­cience, la secte, le com­plot, la fake news ; je com­mence d’abord par regar­der si leur index n’est pas tor­du (et leur lien d’intérêt avec la thèse centrale).Au pas­sage : je ne connais pas l’auteur. Il a l’air sym­pa, il a tra­vaillé pour Acri­med, il est pré­fa­cé par Denis Robert que je connais un peu de loin, il m’a envoyé son livre, et moi j’évalue le livre – et encore ! j’évalue à l’aune des sujets que je maî­trise. Je n’ai pas véri­fié ses innom­brables réfé­rences. Alors si vous me faites la tech­nique n°74 qui consiste à me dire « ouiii mais le gars à été un an à l’UPR en 2017 » ou « oui, mais le livre est appré­cié par des droi­tards anti­sé­mites », ou « ouiii mais il a signé telle péti­tion », je ne pren­drai pas le temps de répondre. Bien sûr si vous me faites la tech­nique 12, avec un beau dos­sier me mon­trant que le gars est un triste sire, OK, je n’en ferai plus la pro­mo. Et si vous me mon­trez que ce livre est un tis­su d’âneries, je n’aurais aucun mal à recon­naître m’être fait avoir. Je fais confiance entre autres à Alexan­der Samuel pour me décil­ler le cas échéant. En atten­dant, contrai­re­ment à beau­coup des gens qui en parlent en mal sans l’avoir lu, moi je l’ai lu !
Bien sûr que Mona Chol­let est du « bon » côté de (m)a bar­rière. Mais sur le plan his­to­rique, son livre « Sor­cières : La puis­sance invain­cue des femmes » est aux sor­cières ce que, disons, les livres de Lorànt Deutsch sont à la ville de Paris. Et si on accepte de défor­mer la réa­li­té à nos propres fins, que répondre aux conser­va­teurs qui font de même ?
Je recom­mande le contre­point « Sor­cières et sor­ciers : his­toire et mythes ; lettre aux jeunes fémi­nistes » , de Michelle Zan­ca­ri­ni-Four­nel, Liber­ta­lia (2024)(+++) qui évente quelques faus­se­tés, et per­met de reven­di­quer une sor­cel­le­rie fémi­niste mais sans pro­ro­ger des mythes
(si flemme de lire, on peut écou­ter Michelle Z‑F là par exemple).Mon cama­rade Gal­lo­rum, sur Mas­to­don m’a ensuite indi­qué ceci :

« Sur la chaîne de Lays Far­ra, C’est pas sour­cé ? (le truc le plus poin­tu et le plus dense que je connaisse en vul­ga­ri­sa­tion his­to­rique. Au départ, en his­toire des reli­gions mais il s’est un peu diver­si­fié) il a réa­li­sé un épi­sode sur le sujet où il nuance le débun­kage, même si c’est plus sub­til que ça, et cri­tique quelques inter­pré­ta­tions de MZF. En gros, en tenant une posi­tion médiane entre elle et Mona Cho­let ».

Et Samuel Hah­ne­mann inven­ta l’ho­méo­pa­thie, La longue his­toire d’une méde­cine paral­lèle, d’O­li­vier Faure (+++) relu pour la 3ème fois pour les besoins d’une émis­sion sur France Culture qui sort en août

Ma véri­té sur la « mémoire de l’eau », de Jacques Ben­vé­niste (2005) (++) Autant la publi de Ben­ve­niste & al dans Nature en 1988 est toute moi­sie, autant je trouve que le com­por­te­ment de Nature a été en des­sous de tout (je pense que Mad­dox, Ste­wart et James Ran­di se sont mal com­por­tés, en bons ratio­na­listes XXe un peu imbus). C’est mar­rant de voir l’autre côté du miroir avec ce bou­quin (que j’a­vais déjà lu, mais je devais rafraî­chir ma mémoire)
Uni­ver­si­té Gre­noble Alpes : le pire contre-attaque ! 
Mon uni­ver­si­té porte devant la jus­tice l’af­faire de la sou­te­nance de thèse inter­dite, et scien­ti­fiques en rebel­lion répond. (Mon avis : thèse vrai­ment pas ouf, mais ges­tion admi­nis­tra­tive cala­mi­teuse, en gros comme disait un de mes pote, le score était de ‑1 :-1. Mais depuis le moove de notre pré­sident (dont les façons de faire abruptes et cen­tra­li­sées dépitent tout le monde) qui incri­mine une « ingé­rence étran­gère » dans cette affaire, je crois qu’on est à ‑2 : ‑1)
Les faux savants, de Laurent Foi­ry, Edi­tions de l’Aube (2024) (+++)
La conquête du bon­heur, de Ber­trand Rus­sell, Payot (1962) (+++) Reco de l’a­mi Albert Mou­khei­ber
Expé­riences de mort immi­nente, dif­fi­cul­tés d’in­té­gra­tion et rôle du milieu médi­cal, thèse de méde­cine de Mathieu Del­vaux (2018)
J’ai écou­té par­ler le mon­sieur dans le pod­cast « C’est leur his­toire », car il a tra­vaillé sur les EMI, les fameuses expé­riences de mort immi­nente. Sa thèse de méde­cine (2018), que j’ai far­fouillée, rap­porte des témoi­gnages cap­ti­vants – mais il n’y a pas d’a­na­lyse neu­ros­cien­ti­fique, alors que plé­thore d’ex­pli­ca­tions sont dis­po­nibles. Donc ça se ter­mine sur un truc vague, genre « il faut cher­cher plus »… Je décon­seille
Escro­té­risme & pla­ti­tudes contrites, de Tao An (2026) (++) J’ai une ver­sion dédi­ca­cée !

 


Suis-je objec­tif ? Jean-Phi­lippe Val­la est un de mes meilleurs amis. Je l’ai vu faire sor­tir de terre des mai­sons et des fermes incroyables. Quand il dit que tu peux faire une mai­son pour 30 000e, c’est vrai. J’ai relu ce livre avant paru­tion (chez Terre vivante). Vive la pay­san­ne­rie, vive l’au­to­no­mie. (+++)
Esprit de Dide­rot, choix de cita­tions (+++) (mer­ci Aurore Mam­bria­ni)

Plu­tôt Nour­rir – L’ap­pel d’une éle­veuse, de Clé­ment Osé et Noé­mie Calais (Tara, 2022)(+++). Mer­ci Anaïs Goffre pour le cadeau !

 

Com­ment ils nous ont piqué le foot­ball, La mon­dia­li­sa­tion racon­tée par le foot­ball, d’An­toine Dumi­ni et Fran­çois Ruf­fin (Fakir éd., 2014) Y a des pas­sages extra, même pour qui n’aime pas le foot. (moi je n’aime que Socrates le bré­si­lien et des gens comme Rob­by Fow­ler qui détournent le logo de son spon­sor pour sou­te­nir les dockers de Liver­pool)

 

Atten­tion, la tra­jec­toire de Ruf­fin me laisse plus que per­plexe. Un exemple : BD : On a retrou­vé Félix le « Magh­ré­bin » de Ruf­fin !
La dis­tance entre Félix et le Félix-tel-que-le-montre-Fran­çois-Ruf­fin-dans-sa-BD me fait pen­ser à la dis­tance entre Alad­din et Gazeem dans la ver­sion Dis­ney. Alad­din, dont les traits sont tirés de ceux de Tom Cruise, et Gazeem, qui coche toutes les cases des sté­réo­types colo­niaux sur les Arabes-Perses. En 2014 nous avions fait un TP sur ça : « Ciné­ma et sté­réo­types : Ana­lyse de la repré­sen­ta­tion de l’Autre » avec des doctorant·es

J’aime bien, le 1er mai on m’offre des livres, pas du muguet (d’ailleurs au départ, le 1er mai c’é­tait un œillet rouge qu’on por­tait, en sou­ve­nir du sang des tra­vailleurs)
Ici c’est Vincent Pey­ret qui m’a offert son « le refroi­dis­se­ment tech­no-logique » aux édi­tions du monde à l’en­vers (2026) (++)
Je découvre que dans ma région, à Aix-les-Bains sévis­sait l’i­ta­lien Jean de Spe­ra­ti (né Gio­van­ni Des­pe­ra­ti) (1884–1957) fan­tas­tique faus­saire de timbres ! Jean de Spe­ra­ti : l’homme qui copiait les timbres, de Lucette Blanc-Girar­det, éd. Pachaft (

Gla­dia­teur, de Brice Lopez, Eric Teys­sier et Chris­tian Gou­di­neau, Errance (2005). Com­pul­sé copieu­se­ment. (Mer­ci Quen­tin Zop­pis !)

For­ce­nés, de Phi­lippe Bor­das, Folio (2008) (chouette, mais ça en fait un peu trop sur la plume) (+) (Mer­ci Dav Del­hom­meau !)

 

J’ap­prends que, selon le Mal­leus Male­fi­ca­rum (le Mar­teau des sor­cières), tirer à l’arc (jus­qu’à 4 fois) sur une image de Jésus ou sur un cru­ci­fix le Ven­dre­di Saint en « ren­dant hom­mage au diable » et en se concen­trant sur 4 per­sonnes max per­met­trait de les tuer à dis­tance (c’est dans l’é­di­tion de J. Mil­lon de 1999 que j’ai relu, 2e par­tie, ch16, pp.362–363)

Livres complètement nazes

Power Wish, de Kei­ko (2021)

Pauvres de tous les pays, je viens de trou­ver la méthode ultime : l’as­tro­lo­gie lunaire de la japo­naise Kei­ko. Il faut juste savoir dans quel signe est la Lune lors de la der­nière nou­velle lune (Tau­reau, j’ai regar­dé), puis écrire son vœu en accord avec l’in­ten­tion de l’u­ni­vers (ici l’a­bon­dance et la thune) pour que la réso­nance se fasse, et se libé­rer de l’es­prit de pau­vre­té. Ben voi­là, c’é­tait pour­tant simple.

Com­ment voir et inter­pré­ter l’au­ra, de Ted Andrews (1952 – 2009) (Pocket) Conster­nant. Presque un sketch

Je crois que je viens de lire la pire BD de ma vie ! J’ai sai­gné du nez.
Y a tout tout tout dedans, tachyons, chem­trails, Rot­schild, Agar­tha, et toute l’his­toire humaine expli­quée du point de vue galac­tique. Mer­ci pour ce cadeau empoi­son­né, @unpetitdessin, c’é­tait une sacrée expé­rience. Et j’ai été écou­ter les 2 auteurs après, là.
Âmes déli­cates s’abs­te­nir
Eh bé, il s’en passe, des choses, au théâtre Mont­par­nasse. Rare­ment vu un tel potage coaching/développement personnel/physique quan­tique mal digé­rée !
Che­ckez la play­list de la dame (je n’ose même pas ouvrir son livre)
https://www.youtube.com/@lasource-charlottemichelin

 

Livres pour enfants

Asia, une his­toire du conti­nent asia­tique, de Rash­mi Sir­de­sh­pande et Jason Lyon (Milan, 2025) (+++) Mer­ci la biblio­thèque Mafal­da, à Gre­noble. C’est pour les enfants – un peu trop dense pour eux, mais c’est moi qui me suis réga­lé (mal­gré quelques pon­cifs)
Mor­telle Adèle, quelques tomes (+++) les mômes adorent
Une aven­ture avec Pol­lya­na, de Kathe­rine Pan­col et Les­pe­li (++). J’ai lu ce petit livre mignon (quoique pro­duit par Hachette – Lagar­dère, rache­té par Bol­lo­ré :-() écrit par Elea­nor H. Por­ter en 1913. Pol­lya­na est le nom de la petite fille du best sel­ler outre-atlan­tique d’Eleanor H. Por­ter (1913), qui joue au « jeu de la gaie­té », l’amenant à trou­ver quelque chose de posi­tif dans toutes les situa­tions. En 1969, Bou­cher et Osgood, ont mis le doigt sur cette ten­dance uni­ver­selle de la com­mu­ni­ca­tion humaine à pré­fé­rer des mots posi­tifs que des mots néga­tifs. Ils ont choi­si Pol­lya­na comme arché­type. Puis Mat­lin et Stang ont mon­tré en 1978 que le cer­veau traite les infor­ma­tions agréables de manière plus pré­cise et exacte que les infor­ma­tions désa­gréables. Nous avons ain­si ten­dance à nous figu­rer les expé­riences pas­sées comme plus roses qu’elles n’ont été en réa­li­té, et cela d’autant plus que nous sommes âgé·e. C’est un élé­ment du fameux effet Bar­num
Kano­koi (Kano­jo wa Onga­ku ni Koi­shite Iru) du cama­rade Man­gayoh (Yohann Hoa­rau) (2 tomes). J’a­voue, ma gamine n’a pas trop accro­ché
Ki & Hi, de Kevin Tran et Fan­ny Anti­gny (2016) (+++) 8ans adore !

 

Romans & poésie (en lien plus ou moins marqué avec l’esprit critique)

Je sais, d’I­to Naga, Cheyne, 2006 (+++). Mer­ci Laurent Ver­cueil pour la reco !

« Je suis un pay­san qui écrit, pas un écri­vain qui laboure ». C’est Jean Robi­net qui écri­vait ça. Il a écrit d’ailleurs plein de choses, dont son auto­bio­gra­phie, mais aus­si des recueils de poèmes (il a com­men­cé à en faire en déten­tion durant la Seconde guerre). C’est Aurore Mam­bria­ni qui m’a fait décou­vrir ça, d’a­bord par un poème lu par lui, « Jean­not Lapin » (mis en musique par Tour­ne­lune, ici). Cela m’a poi­gné ! Puis elle m’a envoyé des bou­quins, alors j’ai lu hier soir son auto­bio­gra­phie « L’au­to­di­dacte » (Flam­ma­rion, 1955) et le recueil « les marques pro­fondes » (Gue­niot, 1983). C’é­tait beau !

 
Sonates de bar, de Her­vé Le Tel­lier, Seghers (1991), éd. Cas­tor Astral (++)

Deux textes sont un peu en lien avec le pla­ce­bo

Sato­ri, de Louis Cala­ferte, Folio (1968 – 1997) (je l’a­vais lu dans ma jeu­nesse, ça m’a un peu moins impres­sion­né cette fois)

J’ai fait paraître un poème ici, dans La minia­ture, de Char­lotte Ber­thet, et quelques autres de-ci de-là

 

Spectacles & expos

J’ai sou­te­nu, et filé un poème, « L’an­kus », pour la quin­zaine de la sen­tience (mer­ci Flo Del­le­rie de me l’a­voir mis en forme)
j’ai vu le spec­tacle de men­ta­liste, de Benoit Loi­zeau, à la mai­son Fro­chot (+++)
Pour­quoi je fais la pro­mo­tion de ce spec­tacle ?
Parce que c’est de la bombe
Parce que Benoît est déli­cieux
Parce qu’il va jouer son spec­tacle entre octobre 26 et mars 27 au théâtre Cla­vel (Paris), avec des confé­rences post-spec­tacle avec des invité·es qui déboîtent ! (et moi aus­si j’in­ter­viens dedans le 24/1)
Parce que je trouve les faux dons bien plus cap­ti­vants que les vrais
théâtre 145, à Gre­noble, L’a­bo­li­tion des pri­vi­lèges, de Hugues Duchene et Royal Velours (++). C’é­tait quelque chose ! (un peu trop tech­nique peut-être). J’ai lu quelques temps plus tard le roman de Ber­trand Guillot dont la pièce est l’a­dap­ta­tion. 
Les amis nos morts, hip hop ins­tru­men­tal avec des crânes qui chantent !
Moi j’a­dore (voir l’am­biance ici)

 

 

Séries

Slow Horses, mal­gré la reco de NicoV (et Gary Old­man, que je kiffe), j’ai lâché au 1er épi­sode

 

Vidéos

C’est pas sour­cé : les médias aiment les (fausses) décou­vertes (+++) Remar­quable ! Mer­ci Gaël Vio­let

 

 

Com­ment fonc­tionne un banc de pois­sons ! Chaine fou­lo­sco­pie

 

Le 3ème Sémi­naire dou­teux a reçu Y. Vau­chez et H. Lagouge (@tranxen) qui ont pré­sen­té leurs tra­vaux cri­tiques en vidéo (+++) (lien d’in­té­rêt : je connais bien Hugo, et un peu Ysé)

Je me suis refait le sketch de George Car­lin sur la reli­gion

 

Nota Bene : Gra­vir la mon­tagne en armure au 16e siècle ? avec mon col­lègue Sté­phane Gal, de l’u­ni­ver­si­té de Gre­noble (et des bouts du Mont Aiguille)

 

Documentaires

Revu pour la n‑ième fois l’un des plus puis­sants docu­men­taires de ma vie : Afrique 50, de René Vau­tier (+++)Mon­tré en cours plu­sieurs fois. J’ai eu la chance d’être en contact avec lui à la fin de sa vie. Grand grand mon­sieur. Ses films sont dis­pos chez les Mutins de Pan­gée en VOD
Fake you une his­toire de fous, de Laurent Jaoui et Raphaël Rouyer (2026) (6 épi­sodes) (++) l’as­cen­sion et la chute d’un trio de faus­saires ayant inon­dé le mar­ché de l’art de cen­taines de faux tableaux de maîtres entre 2005 et 2012. J’aime bien les his­toires de faus­saires d’ha­bi­tude. Mais je trouve qu’il n’y a pas grand chose de sub­ver­sif dans la façon de faire de la bande d’É­ric Le Tiec. Flambe, coke, blan­chi­ment d’argent liquide au pas­sage à l’eu­ro..
Dans le genre, je pré­fère de très loin l’a­nar­chiste faus­saire Lucio Urtu­bia (le docu de 2007 est incroyable ! +++)
« Votre cer­veau vous joue des tours”, sur Arte. Avec l’a­mi Albert Mou­khei­ber, et pas mal de col­lègues (Mariam Cham­mat, Yves Ros­set­ti…)(+++)
Avec mes copains on s’est par­ta­gés les médias pour le livre « Pla­ce­bo » cf ici (moi j’ai refu­sé les médias Bol­lo­ré, et je me suis fait vio­lence pour aller chez Etienne Klein).
Par la barbe du pro­phète ! Dieu a par­fois bon dos. J’ai englou­ti la série Trust Me : le faux pro­phète (2026) de Rachel Dret­zin (2026) (+++). Elle retrace l’infiltration du couple Chris­tine Marie et Tol­ga Katas au sein de la com­mu­nau­té du poly­game et pédo­cri­mi­nel Samuel Bate­man, de la branche mor­mone de l’É­glise fon­da­men­ta­liste de Jésus-Christ des saints des der­niers jour, à la fron­tière Utah-Ari­zo­na. 20 épouses « spi­ri­tuelles », dont 10 mineures (la plus jeune, 9 ans).(Merci Nico Vivant !)
Renaud, à cœur per­du, de Tan­crède Ramo­net (2026)(++)
Renaud a été fon­da­men­tal pour moi, pour mon éva­sion men­tales des casernes mili­taires écrins bleues de mes 15 1ères années. Je suis incon­di­tion­nel de sa 1ère période, avant 1990 (après, bon, y a les reprises de Bras­sens, Can­te’l’­nord, et 2/3 trucs, mais tout se perd un peu). J’a­vais lu son auto­bio­gra­phie, il y cau­sait de ses bouf­fées déli­rantes. Seul regret, quelques occur­rences psy­cha­na­ly­tiques d’un autre âge (par ex.« trans­fert », « œdipe mal pla­cé » à pro­pos de Mit­ter­rand, vers 1h04)
Le bus : les Bleus en grève, de Chris­tophe Astruc et Jérôme Fri­tel (2026) (++)

Inté­res­sant même pour moi qui m’en cogne du foot, ça raconte une autre ver­sion du fias­co des Bleus en Afrique du Sud. Avec un sélec­tion­neur méga­lo, auto­ri­taire et fan d’as­tro­lo­gie, et de la récup à tous les étages (même Marine Le Pen qui bri­cole un scé­na­rio com­mu­nau­taire). Fina­le­ment ce sont les joueurs qui m’ont fait de la peine, je ne m’y atten­dais pas. (Mer­ci Nico Vivant !)

 

Une alter­na­tive aux pour­suites judi­ciaires dans le domaine des  : LES MAMANS. Ça me fait pen­ser à cette équipe péru­vienne en 2015 qui envoyait des mamans de har­ce­leurs dégui­sées consta­ter les agis­se­ments de leur fils

 

Cartographie

Quitte à par­ler de cartes : j’in­ter­ve­nais dans une for­ma­tion pour biblio­thé­caires uni­ver­si­taires, et ma col­lègue biblio­thé­caire Char­lotte Vignet a mon­tré en confé­rence la carte « qui pos­sède quoi » dans le monde de l’é­di­tion

ain­si que le Cherche et trouve de l’édition (sur­tout) fran­çaise, due à l’au­teur de bandes des­si­nées David Snug et Char­lotte Delaître, pour la mise en page.

 

Wow ! Je découvre « Une Ancienne carte du pays des fées » (Anciente mappe of Fai­ry­land), carte de l’ar­tiste bri­tan­nique Ber­nard Sleigh (1918). Cette carte ima­gi­naire asso­cie de manière ingé­nieuse et fan­tai­siste plus de 50 contes et légendes, for­mant un récit visuel dans lequel le lec­teur navigue grâce au tra­cé rouge. C’est ouf ! Je l’ai décou­verte dans Mau­vais genre de Fran­çois Ange­lier, l’ex­po­si­tion « Cartes ima­gi­naires » est expo­sée à la fac de Tol­biac jus­qu’au 19 juillet 2026

Pour l’ad­mi­rer en détail

 

« Map of Now­here » (La Carte de nulle part), incroyable gra­vure sur eau-forte créée en 2008 par l’ar­tiste bri­tan­nique Gray­son Per­ry et ins­pi­rée par l’ou­vrage Uto­pie de Tho­mas More et les cartes anciennes du XVIe siècle

 

Et je découvre le taff de géo­gra­phie poé­tique de Per­rin Remon­té dans Silence Pod­cast, cf plus bas. C’est super !

 

 

Vidéos Sport

L’a­mi Renaud Blanc’h m’a fait décou­vrir « ver­tige média » un site de news consa­cré à la grimpe. Contrai­re­ment à tous les autres du même genre, pas de listes des der­nières croix. mais des sujets qui piquent :
– les VSS dans le milieu
– la ques­tion de la par­ti­ci­pa­tion des ath­lètes israélien·ne·s aux com­pèts inter­na­tio­nales
– les tests de fémi­ni­tés aux JO, etc.

C’est frais dans un domaine sou­vent « neu­tr-apo­li­tique ».

 

Films

Exit 8 (8番出口, 8‑ban degu­chi), de Gen­ki Kawa­mu­ra (2025). J’ai vrai­ment aimé (++) Un type coin­cé dans une boucle, dans le métro. Autre ambiance que le jour de la mar­motte ! (Vivien Sol­dé m’a dit que ça venait d’un jeu vidéo)

Pro­jet der­nière chance (Pro­ject Hail Mary) de Phil Lord et Chris­to­pher Mil­ler (2026) (+)
J’ai regar­dé ce film, et je n’ai pas pigé l’en­goue­ment. Les dilemmes éthiques sont des cordes à nœud (sauf un qui rap­pelle l’ar­ticle de 1971 de Judith J. Thom­son, mais je ne divul­gache pas), l’hu­main réa­lise la plu­part des prouesses, s’in­té­resse vache­ment peu à la culture de l’a­lien, à a langue, même à son vais­seau, c’est très anthro­po­cen­tré (comme notre rap­port aux autres êtres vivants, en quelque sorte). Bref, ça m’a saou­lé.
Mon pote David Del­hom­meau m’a dit : « regarde en aveugle Sirât, d’O­li­ver Laxe. Ne lis rien des­sus avant ». Moi, quand David parle, j’o­béis. Et ça a été une forte expé­rience ! Je ne dis rien non plus, tiens. J’ai retrou­vé des sen­sa­tions que j’ai eues en lisant La horde du contrevent, de Dama­sio. Mais je trouve que ça part dans trop de direc­tions, sans vrai­ment les trai­ter (++)
Mar­ty Suprême, de Joshua Saf­die et Ronald Bron­stein (2025) (+)
Du ciné­ma avec des moyens, mais ça me laisse per­plexe, ce n’est pas le ciné­ma que je kiffe. Je n’ap­pré­cie pas trop quand on prend une vraie vie (ici celle de Mar­ty Mau­ser alias « needle ») et qu’on la bri­cole. Mais film sym­pa quand même. Je n’a­vais jamais vu Cha­la­met jouer (ça joue !) et bon­heur total de voir Abel Fer­ra­ra que je croyais mort. Pas bon­heur de voir Gwy­neth Pal­trow, cham­pionne du monde de bull­shit thé­ra­peu­tique (lave­ment au café etc. ). Y a aus­si le rap­peur Tyler the Crea­tor, mais dont j’aime bien le son (pas les paroles)
Borg/McEnroe, Janus Metz Peder­sen (2017) (++) J’ai trou­vé ça vache­ment bien
Jer­ry McGuire, de Came­ron Crowe (1996). Pour­quoi je me suis infli­gé ça ?
Sau­gre­nu : le Monde diplo de mai fait une petite pro­mo d”  »Une bataille après l’autre » de Paul Tho­mas Ander­son, alors que je l’ai trou­vé affli­geant. Et juste à côté de « There will be blood » qui pour moi est un chef d’œuvre.

 

Dessins animés, films, séries vus avec mes enfants (13 et 8 ans)

Je vais bien ne t’en fais pas, de Phi­lippe Lio­ret (2006) (++)
C’é­tait avant que Méla­nie Laurent m’a­gace au plus haut point. Iels ont beau­coup aimé, moi aus­si
La vie est belle (La vita è bel­la), de Rober­to Beni­gni (1997) (++)
Évi­dem­ment, tous en larmes sur le cana­pé. Il me semble que le camp est ins­pi­ré d’Au­sch­witz, or ce ne sont pas les Éta­su­niens mais les Sovié­tiques qui « découvrent » (et non libèrent) ce camp qu’ils ne cher­chaient pas.
J’a­vais jamais remar­qué que le tou­bib nazi Les­sing était joué par Horst Buch­holz, l’un des 7 mer­ce­naires !
Le Vil­lage (The Vil­lage) de M. Night Shya­ma­lan (2004) (+++)
Shya­ma­lan a beau faire des trucs bien mys­tiques, ça, je trouve ça vrai­ment vrai­ment bon. Y a du Sha­kes­peare dans ce film (à mes yeux de non spé­cia­liste). Je crois que c’est Nico­las Vivant qui me l’a mon­tré il y a vingt ans. Et J. Phoe­nix, quoi qu’il joue je le trouve tou­jours très très bon
Edge of tomor­row, de Doug Liman (2014) (++).
Je leur ai dit que c’é­tait la jour­née de la mar­motte ver­sion SF. Iels étaient taquet ! Mal­gré quelques inco­hé­rences de scé­nar
Scream (1), de Wes Cra­ven (1996) (+)
Mélange de sla­sher, de who­du­nit, de méta­fic­tion (et un rôle qui me tue, Hen­ry Wink­ler, qui se recoiffe comme le fai­sait Fon­zie Fon­za­rel­lie dans une série d’ul­tra­boo­mers, Hap­py Days). On voit que les choses changent, parce que inter­dit ‑16 ans à l’é­poque, – 12 main­te­nant, et mes 13 et 8 ans, ça passe crème. Ils ont beau­coup aimé ! Moi moins, c’est vrai­ment pas très bien fou­tu – le méchant se fait balayer par des croche-pattes tout pour­ris tout le temps 🙂
Les huit salo­pards (The Hate­ful Eight), de Q. Taran­ti­no (2015) (++)
Je vou­lais leur mon­trer un film qua­si­ment huis clos et sans gen­tils. Ils étaient éba­his ! Big up pour l’ac­trice Jen­ni­fer Jason Leigh (j’ai pas osé dire aux mômes que Taran­ti­no a fer­mé sa grosse bouche sur les agis­se­ments de Har­vey Wein­stein).
Bei­gnets de tomates vertes (Fried Green Toma­toes) de Jon Avnet (1991) (+++)
Cela m’a­vait mar­qué ado, et c’est tou­jours aus­si bon (et bien fémi­niste). Un beau mor­ceau de men­songe pieux dedans, vous ver­rez
Les Sha­doks, de Jacques Rouxel (1968–1975) (+++)
Je leur ai racon­té que cette série a été l’un des pre­miers grands clashs de la télé fran­çaise, cli­vant sévè­re­ment les télé­spec­ta­teurs. Eux s’en foutent, iels trouvent ça génial, sur­tout 8ans, et sont fans de la voix de Claude Pié­plu (moi aus­si). Ils kiffent l’a­rith­mé­tique sha­dok (en base 4) et leurs pro­verbes, comme « Il vaut mieux pom­per et qu’il ne se passe rien plu­tôt que de ne pas pom­per et ris­quer qu’il se passe quelque chose de pire.
Les émo­tifs ano­nymes, de Jean-Pierre Amé­ris (2010) (+++)
J’a­vais ado­ré la 1ère fois, j’ai ré-ado­ré la 2ème, les mômes ont sur­kif­fé, c’est tel­le­ment chou. (pour la touche punk je leur ai mis à la fin 2 épi­sodes de Mon­sieur Mana­tane, qu’ils voient Poel­voorde dans toute sa palette. Un jour ils ver­ront « Se sou­ve­nir des belles choses » pour voir celle de la remar­quable Isa­belle Car­ré).
Iels m’ont mon­tré Nau­si­caä de la Val­lée du Vent de Hayao Miya­za­ki (1984) (++)
Bien que sor­ti en 1984, il n’est appa­ru qu’en 2006 en France. Je ne l’a­vais jamais vu ! Éco­lo avant l’heure, paci­fiste, une fille badass cen­trale, c’est assez par­fait (mais c’est moi qui suis grave, ou bien on voit son cul tout le temps ? Ça m’é­nerve). J’ai essayé de lire la BD, mais pas réus­si
Ce soir, un de mes films ultimes, La cité des enfants per­dus, de Caro et Jeu­net (1995) (+++)
J’aime tout dans ce film, l’i­mage, les décors, le cas­ting.
Les mioches, scot­chés !
Ce CD de Hisai­shi a tour­né en boucle chez nous !

 

Articles

Com­mu­ni­ca­tion ani­male intui­tive. Vous vous rap­pe­lez peut-être, avec des col­lègues on a fait une revue de lit­té­ra­ture com­plète du sujet ain­si qu’un pro­to­cole de test (mer­ci à toutes celles et ceux qui y ont contri­bué). Tout est ici : Straight from the horse’s mouth ? A lite­ra­ture review and a ran­do­mi­zed control­led trial of intui­tive ani­mal com­mu­ni­ca­tion. hal.science/hal-04835072v6

Ne pas nuire à la « cause » ? Je n’aime pas l’argument qui consiste à dire qu’il ne faut pas par­ler de telle ou telle affaire de mœurs, parce que ça peut nuire à la « cause ». Alors j’a­borde ici ce qui est deve­nu l’af­faire Gré­goire Per­ra (dont j’ai pré­fa­cé un livre). Cela donne un peu rai­son à Brice Per­rier dans ses articles ici

J’ai fait un gros article sur des res­sources sur le deuil pour une amie -> ici

Ye B, Luo E, Zhang J, Chen X, Zhang J. Moral Sen­si­ti­vi­ty and Emo­tio­nal Intel­li­gence in Inten­sive Care Unit Nurses. Int J Envi­ron Res Public Health. 2022 Apr 23;19(9):5132.

Le mys­tère des Stra­di­va­rius, de Mar­tin Brun­sch­wig (AFIS, 2009)

Éco­com­plo­tisme, Quand la pen­sée conspi­ra­tion­niste nous détourne de nos luttes, par Séve­rine Fal­ko­wicz & Alexan­der Samuel, eco­rev’ 59
Sedi­tium. On m’a offert cette sédi­tieuse revue, très cri­tique, entre autres, du CEA. « Perte de sens, arme­ment, cochons connec­tés, on n’a pas signé pour ça »
Repor­terre
BIG BROWSER IS WATCHING YOU Lin­ke­dIn (#Micro­soft) fouille votre ordi à votre insu. C’est le Brow­ser Gate ! Je l’ai appris ici Lin­ke­dIn Is Ille­gal­ly Sear­ching Your Com­pu­ter browsergate.eu/
Article fran­çais là : « Lin­ke­dIn au cœur d’un vaste scan­dale de col­lecte des don­nées », de Florent Ecu­lisse geeko.lesoir.be/2026/04/08/lin
Et j’ai écou­té ce pod­cast en anglais là, Sma­shing secu­ri­ty 462 : Lin­ke­dIn is spying on you, and you agreed to nothing (cf + bas)

Le canard enchaî­né

L’é­du­ca­tion à la sexua­li­té
Dam­nés de la terre, Nico­las Legendre (j’ai lu le bou­quin, ter­rible)
Rois­sy cache ses Noirs
Arnault et le livre d’Au­drey Millet (que je lirai le mois pro­chain)
Au ves­tiaire la robe ?
Pal­ma­rès his­to­risque
Une poé­tesse de Gaza pros­crite en France
Jupi­ter envoie Tho­mas Pes­quet mar­cher sur la Lune
Sophie Binet et Téfal
Macron et les Suisses
Champ d’o­seille
La Macro­nie au secours des cli­niques
Lecor­nu et l’Ans­si
MGEN
SNCF
A qui pro­fite le Christ ?

Contre-espion­nage
Methoxane
Puces et ST microe­lec­tro­nics
Hackeurs
Bar­bou­ze­ries sur LFI
Sur le taff de ma pote Axelle Playoust-Braure
Tek­ni­val
Tom­ber amou­reuse d’un tram­way
L’E­glise et les pédo­cri­mi­nels
Bruxelles s’en­tête à vou­loir espion­ner nos télé­phones

L’a­morce

Excel­lente revue, mer­ci de me l’a­voir offerte Flo­rence Del­le­rie !

La défer­lante


Article sur les choeurs LGBTQIA+, sur les Mon­dine, les chants de tra­vail ita­liens, un autre sur les zagh­rit (youyous), sur le chan­signe, etc. (+++)

IT-Connect

À par­tir du 3 août 2026, Google va uti­li­ser votre adresse IP pour le ciblage publi­ci­taire ! Exploi­ter votre adresse IP pour vous pro­po­ser des publi­ci­tés per­son­na­li­sées, c’est la nou­velle idée de Google. À comp­ter du 3 août 2026, Google va la mettre en place dans l’Es­pace éco­no­mique euro­péen, au Royaume-Uni et en Suisse. L’a­dresse IP, qui est une don­née per­son­nelle au sens du RGPD, va donc être uti­li­sée pour le ciblage publi­ci­taire.

Cyber-attaque.org

JeVeuxAider.gouv.fr : plus de 558 000 béné­voles concer­nés par une fuite de don­nées

Les­nu­mé­riques

Le logi­ciel libre l’emporte : Poly­tech­nique dit non à Micro­soft et déclenche une vague de rébel­lion dans les uni­ver­si­tés lesnumeriques.com/informatique

Science & Vie 

« Atten­tion aux articles qui disent que l’ef­fi­ca­ci­té de l’a­cu­punc­ture a été prou­vée : ce n’est pas le cas ». Entre­tien de mon ami Nico­las Pin­sault

Le Télé­gramme de Brest

L’é­cole natio­nale d’in­gé­nieurs de Brest, où je suis inter­ve­nu une dizaine d’an­nées durant, est blo­quée par des étudiant·es en colère contre la ges­tion de Bre­tagne INP. Et l’an­cien direc­teur a posé 3 plaintes en dif­fa­ma­tion contre un jour­nal sati­rique, « l’es­prit tru­blion », mené par un ancien étu­diant. Celui-ci com­pa­rait aujourd’­hui à 13 au tri­bu­nal cor­rec­tion­nel.
letelegramme.fr/finistere/bres et

Le Monde

L’au­to­gué­ri­son, c’est un mot qui comme le sac de Mary Pop­pins, contient bien trop de trucs. Là, il y a clai­re­ment un pro­blème. « Les étu­diants ont été expo­sés à des concepts irra­tion­nels pré­sen­tés sous des appa­rences scien­ti­fiques » : à l’Inspé de Dijon, des sujets d’études qui inquiètent, par Char­lotte Bozon­net (Le Monde, 26 mai 2026)

Hon­neurs faits au cma­rade Tom et à ses recherches
« Dans le monde du han­di­cap, je suis un ovni ! » : le par­cours sin­gu­lier de Tom Bry-Che­va­lier, doc­to­rant et mili­tant ani­ma­liste »

Le Monde diplo­ma­tique,

  • avril

Quelques articles mar­quants

J’en ai cau­sé il y a un an (ici mastodon.social/@RichardMonvoi), le plan­cher de Jean-Cram­pilh-Brou­ca­ret
  • mai

Des orgas reli­gieuses offi­cielles dédiées à la véné­ra­tion de l’IA, par Zako Sapey-Triomphe (il est ques­tion aus­si de Peter Thiel qui voit l’an­té­christ par­tout, mais j’en ai déjà par­lé ici : L’antéchrist est… à l’Académie des sciences morales et poli­tiques monvoisin.xyz/lantechrist-est-)

Des fonds « verts » de banques comme Cré­dit agri­cole, Cré­dit mutuel, banque popu­laire et Caisse d’é­pargne ont inves­ti dans l’in­dus­trie des… armes (dont cer­taines impli­quées dans le géno­cide à Gaza).
Le treillis comme green washing…C’est dans « Ah ! Dieu que la guerre est jolie ! » de Tho­mas Jus­quiame

  • juin
Thier­ry Dis­ce­po­lo, plume lou­voyante mais tou­jours acé­rée, démasque l’hy­po­cri­sie de l’af­faire Gras­set
  • juillet

Tout le monde déteste l’IA, par Pierre Rim­bert


Parier sur la guerre comme sur un match de foot, de David Futrelle. Parier sur la guerre (sur la mort de Kha­me­nei, sur la chute de Madu­ro) comme sur un match de foot. C’est ce que fait Poly­mar­ket 🤢
Tiens, et si je pariais sur l’ar­ri­vée au pou­voir de l’ex­trême droite en France l’an pro­chain ? Comme ça au moins je gagne­rai au moins un truc, quelle que soit l’is­sue

Autres articles qui m’ont plu !

  • Le géno­cide qui hante la Nami­bie, par Clo­tilde Ravel
  • États-Unis, de la domi­na­tion mili­taire à la défaite stra­té­gique, par Alexan­der Zevin
  • Racisme sans pré­cé­dent de l’Aus­tra­lie blanche ? par Cédric Gou­ver­neur
  • Quelle joie le rock’n’­roll, par Didier Wam­pas

Libé­ra­tion

Sur la BD polé­mique de F. Ruf­fin

 

Média­part

Vio­lences sexuelles : les musiques extrêmes face à leurs démons (2021)

Je déteste Total depuis l’af­faire de l’E­ri­ka (j’é­tais par­ti net­toyer des cen­taines d’oi­seaux mazou­tés, en déc 1999, c’é­tait l’en­fer). Depuis, cette entre­prise ne me déçoit pas, je la déteste tou­jours plus. Prix des car­bu­rants : Tota­lE­ner­gies décide de tout et le gou­ver­ne­ment obtem­père, par Mathias Thé­pot, 16 mai 2026

« France Culture » vient d’annoncer la fin de « La Suite dans les idées », émis­sion pro­duite et ani­mée par Syl­vain Bour­meau depuis 1999, qui a fait connaître de nom­breux tra­vaux de sciences sociales à un large public, hors des impé­ra­tifs de l’ac­tua­li­té. De nom­breuses per­son­na­li­tés intel­lec­tuelles et artis­tiques regrettent ce choix qui « engage en réa­li­té tout une concep­tion de la place des sciences sociales dans l’espace public. »

Sophie la girafe, un men­songe « Made in Chi­na », par Pierre Jequier-Zalc, 3 mai

La hulotte

Au prin­temps j’ai tou­jours une hâte, celle d’en­tendre les pour­suites stri­dentes des mar­ti­nets vol­ti­geant autour des clo­chers. Ça y est, ils sont là ! (jusque fin juillet)
(occa­sion de relire les 2 numé­ros de la Hulotte qui y sont consa­crés)

Le pos­tillon

 

Bandes dessinées

J’ai eu le plai­sir de lire la 1ère ver­sion de « Eve­line, une femme dans la résis­tance algé­rienne », de Mathilde Bau­dy. Sur la vie insen­sée d’E­ve­line Safir Lava­lette. Guet­tez bien chez Leduc gra­phic en 2027 !

Dis­clai­mer : j’aime ce sujet (du fait d’une par­tie de ma famille kabyle) et j’aime bien Mathilde – j’ai déjà fait une pré­face pour un bou­quin à elle, avec Élo­die Cal­lis (« Le petit pré­cis d’es­prit cri­tique » sur les traces du père Noël, éd° Ate­lier de la belle étoile)

La voi­ture d’In­ti­sar : por­trait d’une femme moderne au Yémen (+++) et la suite, Inti­sar en exil (+++) de Pedro Rie­ra & Nacho Casa­no­va (Del­court, 2011)
Relu Les bérus riaient noir, de Voto (2024) (++)
Vous êtes tous jaloux de mon jet­pack, de Tom Gauld (2024). (Mer­ci Petite pois­sone !)

Au nom de la bombe, bd de Fran­ckie Alar­con (Des­sin, Cou­leurs) & Albert Dran­dov (Scé­na­rio), récits d’ap­pe­lés par­mi les 150 000 hommes qui ont par­ti­ci­pé aux essais nucléaires entre 1960 et 1996 (avec 210 bombes irra­diant les popu­la­tions à leur insu en Algé­rie et en Poly­né­sie. Chez Stein­kis (2021)(+++)
J’en avais lu des vertes et des pas mûres sur le sujet, mais quand même… Oublier une cen­taine d’Al­gé­riens sur le point d’im­pact de l’es­sai ato­mique du 1er mai 62, entre autres 🙈🙉🙊
Poi­sons, de Golo Zhao, Pika Gra­phic, 2017 (++) sur une his­toire vraie et tra­gique
Clown, de Le Hir, Mos­qui­to, 2012 (+++) j’ai lit­té­ra­le­ment ado­ré
La mai­son de la plage, de Séve­rine Vidal et Vic­tor L. Pinel, Mara­bulles, 2019 (++)
De Sala­manque à Guan­ta­na­mo : une his­toire du droit inter­na­tio­nal, signée Oli­vier Cor­ten, Pierre Klein et Gérard Bedo­ret, chez Futu­ro­po­lis (+++)
De la contro­verse de Val­la­do­lid au scan­dale Guan­ta­na­mo. Il y des épi­sodes ter­ribles
Le rêveur, de Will Eis­ner (++)
Nau­si­caä de la val­lée du vent, de Miya­za­ki (on m’a dit de lire la BD d’o­ri­gine, mais elle m’est tom­bée des mains après le tome 1, j’a­voue)
Des graines sous la neige – Natha­lie LEMEL, com­mu­narde et vision­naire, par Roland Michon et Laë­ti­tia Rouxel (2017)(+, un peu ratée cette BD)
Pla­ce­bo dans « Les schtroumpfs » 
Boucle infer­nale dans Tin­tin au pays de l’or noir, de Her­gé
Kama­su­tra – De chair et de sang, de Sudeep Menon et Lau­ra Zuc­che­ri (Daniel Maghen, 2024)(+++) C’est dense, c’est beau
La guerre d’A­lan, d’Em­ma­nuel Gui­bert, L’as­so­cia­tion (inté­grale) et l’en­fance d’A­lan (+++, relu une 2e fois)

Mobu­tu dans l’es­pace, d’Au­ré­lien Ducou­dray et Eddy Vac­ca­ro (2015)(+)

Lomax, de Frantz Ducha­zeau (2014) (+++)
Je suis fan des Lomax. Je crois que je dois à une biblio­thé­caire (❤️) des Ulis (91) la décou­verte des enre­gis­tre­ments des Lomax père et fils. C’é­tait en 1994. Depuis, je crois avoir tout écou­té, et ça me tour­ne­boule à chaque fois
Revoir Comanche, de Romain Renard (2024) (+++)
N’embrassez pas qui vous vou­lez, de Mar­ze­na Sowa et San­drine Revel, Dupuis, 2013 (+++)
(j’a­vais déjà ado­ré l’al­bum Mar­zi)
Paul à la mai­son, de Michel Raba­glia­ti, la pas­tèque, 2020 (++) avec un bon délire sur la lutte entre les polices de carac­tère des pan­neaux rou­tiers aux US et au Cana­da, entre Clear­view et High­way Gothic, qui me fait conclure : Nique la police
Ange­la, de Vatine, Pec­queur et Raba­rot, Del­court, 2006 (++)
Je ne m’at­ten­dais pas du tout à ce que ce soit si bien ! Le Canon gra­phique (The Gra­phic Canon : The World’s Great Lite­ra­ture as Comics and Visuals), antho­lo­gie édi­tée par Russ Kick d’œuvres lit­té­raires par­mi les plus célèbres, en pro­ve­nance du monde entier, adap­tées en bande des­si­née. J’ai lu le tome 2 seule­ment, édi­té chez Télé­maque en 2013. (+++) Russ Kick est mort en 2021, à l’âge de 52 ans, it sucks…

Au fait, j’y apprends que le poète William Blake était tel­le­ment fau­ché qu’il impri­mait, gra­vait, des­si­nait ses œuvres lui-même. Savoir que le moindre de ses des­sins peut atteindre 600 000€ (l’un d’eux a même atteint 2,9 mil­lions chez Sotheby’s en 2004) ça me rend dingue. On ferait mieux d’a­che­ter de la poé­sie de gens VIVANTS bor­del

Kis­sin­ger et nous (1. La patrie ou la mort, nous vain­crons !), d’A­mi Vaillan­court et Bru­no Rouyère, Glénat#évasionfiscale (2012). M’est un peu tom­bé des mains
Pas d’pa­nique, d’E­di­ka, Tome 36 (2018) (+++)
Plai­sir cou­pable, j’a­dore son oeuvre. Je ne savais pas qu’il était décé­dé
Sans Foi ni loi – La Police face à la Jus­tice, de Ana Pich, Mas­sot édi­tions (2026)(+++)
15 pro­cès de poli­ciers rela­tés et des­si­nés par Ana Pich. Vrai­ment, c’est flip­pant. (Mer­ci David Del­hom­meau pour la décou­verte)

Intem­pé­rie, de Javi Rey (tiré du roman de Jesús Car­ras­co), Col­lec­tion Aire libre (2017) (+++). J’a­vais déjà lu « Un enne­mi du peuple » et Vio­lette Mor­ris », c’é­tait déjà génial

 
ça c’est éton­nant : Che­vro­tine (T1) de Nico­las Gai­gnard & Pier­rick Stars­ky, Fluide Gla­cial-Audie (2023) très caus­tique, très poé­tique (+++)

Cha­gall en Rus­sie (2 tomes), de Johan Sfar (++)
Très belle oeuvre, mais dur dur de recom­man­der J. Sfar, vu ses opi­nions sio­nistes
Fritz Lang le Mau­dit, d’Ar­naud Dela­lande et Éric Liberge (Les Arènes, 2022)(++)
Colos­sale ! Englou­tie qua­si­ment d’une traite. His­toire de la mer, de Matz, Jörg Mailliet, Oli­vier Cha­line et Fran­çois Lefèvre. Publié aux Arènes en 2025 (+++)
Ayant tou­ché très modes­te­ment à la voile au large, les courses en soli­taire me sont aus­si ver­ti­gi­neuses que, je sais pas… le K2 sans oxy­gène, ou la notion d’in­fi­ni en maths. Bien sûr, on peut lire plein de choses (Moi­tes­sier, Heyer­dal, et d’autres) mais J’y vais mais j’ai peur : Jour­nal d’une navi­ga­trice, l’his­toire de Cla­risse Cré­mer, des­si­née par Maud Béné­zit vaut vrai­ment le détour (Del­court en 2023) (+++)
 
Des­sin de Goos­sens repris d’un post de @bouletcorp2 sur Blues­ky

Émissions de radio

Phy­sio­so­phie, d’Au­rore Mam­bria­ni, Céleste Rous­seau

#8 et 9 méde­cine nar­ra­tive, avec Isa­belle Gali­chon, Sophie Taille­fer et Syl­vain Peter­lon­go  – je n’ai pas bien com­pris de quoi il s’a­gis­sait, je suis res­té per­plexe

#5 6 7 c’est moi qui cause ! d’es­prit cri­tique et d’a­narchp-pun­kisme.
D’ailleurs j’y ai fait une bou­lette ! Dans le 3e épi­sode, j’ai dit que l’af­faire du Tri­angle de la Burle par­tait d’un roman de Jean Topart. On m’en­tend­hé­si­ter, d’ailleurs, car il s’a­git de Jean Pey­rard (1922–2016) ! Jean Topart (1922–2012) était un dou­bleur de ciné­ma (un de mes pré­fé­rés, sa voix me plonge dans le trouble le plus pro­fond à chaque fois) « Mon­voi­sin, You’re Fake News »

#3 et 4 : Nico­las Pin­sault (+++) mais suis-je objec­tif ?

Les visages de l’ac­tuSam Alt­man, le mes­sie de l’IA Anthro­pic, ope­nIA, éco­no­mie de la pro­messe et doc­trine des bons sen­ti­ments. 4 épi­sodes (++) (ce genre de type me déses­père)
Il y a d’ailleurs un article de Félix Tré­guer dans le Diplo de mai
Anec­dote : pour tra­quer les « bots », les faux pro­fils, Tin­der (mais aus­si Zoom, Docu­si­gn et d’autres) vont uti­li­ser la recon­nais­sance de l’iris des gens pro­po­sée par l’entreprise Tools for Huma­ni­ty. Or Tools for Huma­ni­ty, ça appar­tient à… Sam Alt­man ! Prin­ci­pale pro­mo­teur de l’IA ! C’est moi, ou le gars te vend le cou­teau, et le pan­se­ment ?
La conver­sa­tion scien­ti­fiqueFaut-il bou­le­ver­ser l’orga de la recherche scien­ti­fique ?, avec Che­vas­sus-au-Louis (+++, Che­vas­sus-a‑L remar­quable)

L’effet pla­ce­bo, com­ment ça marche, avec Léo Druart et votre ser­vi­teur – j’y allais à recu­lons, parce que le com­por­te­ment pla­giaire d’Étienne Klein me pose pro­blème depuis long­temps. J’ai même ten­té d’al­ler chez « La science, CQFD » plu­tôt, mais iels avaient fait une émis­sion sur le pla­ce­bo il y a moins de 2 ans.

Com­ment la méde­cine se porte-t-elle ? (+)

BFMTVPla­ce­bo, avec Léo et Nico (+++) (l’é­mis­sion est bien, mais j’ai pas vou­lu y aller)
Le phil d’ac­tu, d’A­lice de Roche­chouartL’af­faire Patrick Bruel : une phi­lo­so­phie de l’im­pres­crip­tible (++)

Meutre de Lyhan­na : la phi­lo­so­phie du bouc émis­saire (++)

Loi Yadan (+++)

Un monde connec­téPetit tour aux assises du jour­na­lisme : la pro­fes­sion en quête de véri­té (++)
Book­ma­kersAlain Dama­sio (3 épi­sodes) (+++). Je connais les cri­tiques sur le sexisme des pre­mières oeuvres de Dama­sio (que je n’ai pas lues). Je n’ai lu que La horde du contrevent. Moi ce qui me fas­cine c’est sa méthode de tra­vail ! Mer­ci Cyril For­res­tier pour la reco !

Win­sh­luss (1er épi­sode) (+)

Une his­toire tru­cu­lente, Ariel Wiz­man, France Culture
Le « petit ivre rouge » (++)

Art, vol et morale Je découvre l’œuvre « Tout ce que je vous ai volé » de Her­vé Para­po­na­ris, com­po­sée d’ob­jets volés dans le but de faire expo­si­tion, fai­sant donc d’un­mu­sée (le MAC à Mar­seille) un rece­leur. Le 27 février 1996, un artiste, Jean Del­saux, recon­naît dans les objets volés un moni­teur vidéo lui appar­te­nant, et fai­sant même par­tie d’une de ses ins­tal­la­tions ! Il veut reprendre son bien, mais se retrouve cein­tu­ré par un gar­dien qui lui fait com­prendre que l’œuvre doit res­ter au musée. Et le Musée appelle la police pour « pro­té­ger l’in­té­gri­té » de l’œuvre. Grand bazar, gardes à vue, etc. Mer­ci Ariel Wiz­man pour cette his­toire ! (+++)

Vous aimez les his­toires affreuses ? En voi­ci une. Deux enfants dans les bagages du colo­nia­lisme (+++)
En 1817, les explo­ra­teur Spix et Mar­tius ramènent d’expédition deux enfants pour les mon­trer en Europe. Tous deux mour­ront à Munich, vic­times du déra­ci­ne­ment, de l’exil et de la domi­na­tion colo­niale.

Salle des archives, de Mat­thieu Gar­ri­gou-Lagrange, France Culture

Air France, le dra­peau volant (6 épi­sodes) (++)

« Astra­le­ment vôtre », sur l’as­tro­lo­gie, et keum­pa­ra­zar, je tombe sur une amie !

Silence pod­castj’a­dore la car­to­gra­phie (vive la course d’o­rien­ta­tion !), et encore plus quand elle est cri­tique. Je découvre le taff de géo­gra­phie poé­tique de Per­rin Remon­té dans Silence Pod­cast, jugez plu­tôt en images (cf. car­to­gra­phie)

La car­to­gra­phie poé­tique 1/2

Bre­tons, pas Bre­tons, vous connais­siez les petits « gra­viers » ? Pas moi. Encore une abo­mi­nable page de l’his­toire des enfants : la pêche moru­tière a exploi­té et for­cé au tra­vail près de 35 000 gamins bre­tons de 8 à 17 ans sur les plages rocailleuses de Saint-Pierre et Mique­lon et de Terre-Neuve dans des condi­tions de tra­vail et cli­ma­tiques affreuses. 2 épi­sodes. Le bagne des enfants bre­tons à Saint Pierre et Mique­lon (+++)

Grand bien vous fasseJe crois que c’est de pire en pire, cette émis­sion (avec laquelle j’ai eu des démê­lés)

Quels sont les bien­fait de la spi­ri­tua­li­té prou­vés par la science ? (irréel de pro­mo­tion spri­tua­liste et d’ex­pé­rience per­son­nelle)

Com­ment expli­quer le suc­cès de la voyance ? (avec Renaud Evrard – ce n’est vrai­ment pas bon)

Impa­tience, RTSj’ai réécou­té une émis­sion sur Joël Stern­hei­mer et ses fameuses pro­téo­dies (2012)
Secrets d’in­foDes centres de san­té épin­glés, ain­si que notre Ber­nard Tapie Gre­no­blois, Ber­nard Ben­saïd : « Hold-up sur la san­té : enquête sur les fraudes mas­sives dans les éta­blis­se­ments médi­caux », par Géral­dine Hal­lot, de la Cel­lule inves­ti­ga­tion de Radio France (+++)

Paroles d’his­toire, d’An­dré LoezJ’a­dore cette revue de contre-his­toire « Bra­se­ro », j’y ai décou­vert tel­le­ment de choses ! Très belle entrée en matière ici : Bra­se­ro, une contre-his­toire buis­son­nière, avec Patrick Mar­co­li­ni et Anne Stei­ner (+++)

#432, Robert Darn­ton (+++)
J’aime bien ce gars, spé­cia­liste des Lumières. J’ai lu deux trois livres de lui, « Le Diable dans un béni­tier : l’art de la calom­nie en France, 1650–1800 », « De la cen­sure » et un livre sur l’En­cy­clo­pé­die de Dide­rot et D’A­lem­bert mais je ne sais plus lequel. Il explique à la fin com­ment Google a ten­té de s’ap­pro­prier les res­sources numé­riques de Har­vard

Une his­toire supré­ma­ciste sudiste aux EU, avec Nico­las Mar­tin-Bre­teau (+++)

Comme un pois­son dans l’eauWel­fa­risme ou abo­li­tion­nisme ? Excel­lente émis­sion avec Key­van Mos­ta­fa­vi (je recom­mande le 2e épi­sode) (+++)
J’ai­me­rais don­ner un lien autre que GAFAM, mais je ne sais pas lequel… Alors https://youtu.be/g_5oGP4Zhsc?si=yzVab7awtgCeUZV5
Une his­toire de…« Tout ce que je vous ai volé » (+++)
Hot Sto­ries – sexua­li­tés#62 Auré­lie Leveau, trop libre pour res­ter sage (boaaaaf)
En bonne voix, de Rokhaya Dial­loNadège Beaus­son-Diagne (+)

Mathieu Madé­nian (+)

Jacky (Club Doro­thée) (++) tou­chant ce mec

Sto­ria­voce

Colette Zyt­ni­cki, autrice du livre « Le Cas Bugeaud », revient sur les vio­lences de la conquête, de la raz­zia aux enfu­mades, mais aus­si sur les débats que ces vio­lences sus­ci­tèrent en France dès les années 1840. Son ana­lyse éclaire la manière dont Bugeaud pen­sa ensemble guerre et colo­ni­sa­tion, ain­si que l’empreinte durable lais­sée par ses méthodes dans la mémoire du pas­sé colo­nial fran­çais.
(mer­ci @PariasansPortefeuille, sur Mas­to­don)

Maré­chal Bugeaud : de l’armée de Napo­léon à la conquête de l’Algérie, avec Colette Zyt­ni­cki

Je vous mets l’i­mage d’un jeu de dame « colo­nial », sur lequel Abd-el-Kader est moche et le géné­ral Bugeaud beau (1890)

 

Quelqu’un·e peut-il/elle m’ex­pli­quer pour­quoi la tombe du Com­man­dant Bous­ca­ren est un lieu de culte magique à Pointe-à-Pitre ? Le gars a par­ti­ci­pé à la conquête de l’Al­gé­rie avec Bugeaud, et je ne lui connais pas de lien avec la sor­cel­le­rie. Si vous avez une lumière, je prends !

LSD, La série docu­men­tairevivre avec les grands feux 1 (+, mais j’ai lâché)

Ciel mes déchets ! (4 ép.) (+++) Devi­nette : qu’est-ce qui pèse 4x plus que l’en­semble de la bio­masse [edit : ani­male humide] sur Terre ? 150x plus que tous les Humains réunis ? Et qui n’a pas 75 ans ? Le plas­tique ! (9 mil­liards de tonnes – et dans l’im­mense majo­ri­té non recy­clable, et avec prise en charge « publique » de ces déchets qui servent des inté­rêts « pri­vés »). Chiffres don­nés par Natha­lie Gon­tard, direc­trice de recherche à l’IN­RA.
Conclu­sion : si on ne veut pas trop de plas­toc dans nos enfants, va fal­loir se cal­mer, et ce n’est pas avec la pou­belle jaune que ça se gère. Le meilleur plas­tique est celui qu’on n’a­chète pas.

Au fond de la mine, ép 1 (++)

Tout ce qui est tatoué est à moué ! Magni­fique série de Jérôme Sand­larz « Tatouages. Des mondes sur la peau », 4 épi­sodes (+++)
(hélas, le n° sombre comme très sou­vent dans de la psy­cha­na­lyse de ven­deur d’huile de ser­pent… avec le « moi-peau » de Didier Anzieu, etc. Je me demande quand France Culture pige­ra que la psy­cha­na­lyse est à la psy­cho­lo­gie ce que la Terre plate est à la géo­gra­phie) (pour ma part j’ai un gros chat liber­taire et famé­lique sur le pec­to­ral)

Plan Aidants le pod­cast#31 André – dans la vie d’un père aidant
Spectrechoc des impé­ria­lismes, avec Claude Ser­fa­ti (++)

L’his­toire des élec­tions, avec Laurent Le Gall (+++)

Méta de choc« détec­tive pri­vée : en quête de véri­té », avec Mar­gaux Duquesne (3 ép) (++)

Willy Man­gin (6 épi­sodes) (je ne sais pas quoi en pen­ser, c’est riche, mais il y a des asser­tions bizarres par­fois)(+)

Preuves d’hu­ma­ni­té, hier et aujourd’­hui, par Xavier Mau­duitj’ai écou­té Duke Elling­ton, Jorge Luis Borges et Gisèle Hali­mi (+++)
En toute liber­té, Louis Sar­ko­zyJ’en ai écou­té 2, c’est vrai­ment une épreuve.…
L’in­fo cultu­relle25 comédien•nes fran­çais ont obte­nu de la pla­te­forme US Fish Audio le retrait de 47 modèles d’in­tel­li­gence arti­fi­cielle qui pillaient et repro­dui­saient leurs voix sans consen­te­ment ni rému­né­ra­tion. Avec Patrick Kuban comé­dien et réfé­rent IA pour l’as­so­cia­tion Les Voix
Au poste, de David DufresneL’in­ternt (n”)est (pas tout à fait) mort – ses mani­festes res­pirent encore, avec Loup Cel­lard (++)co
Les chan­tiers de la rechercheCom­ment Google est deve­nue une entre­prise d’in­fluence en France ?
Ren­ver­ser la table, de Vic­toire TuaillonPour­quoi dévo­rer des récits de femmes qui se vengent (+++)
Tire ta langue, d’An­toine Per­raud (émis­sion qui n’existe plus depuis 2011, mais je l’ai­mais beau­coupPar­lers ruraux, quand le chat « rou­figne », le geai « cajole » et le lièvre « bou­quine »… L’é­mis­sion « Tire ta langue » rece­vait, en 1998, Mar­cel Lachi­ver pour son « Dic­tion­naire du monde rural », un manuel qui com­prend 45 000 termes, dont 20 000 ne figurent dans aucun autre dic­tion­naire. Per­so, j’a­dore (+++
Les des­sous de l’in­foxGuerre d’in­fluence, le ver­rouillage de l’es­pace infor­ma­tion­nel, enjeu vital de la Rus­sie de Pou­tine (+)

Tik­Tok et META en tête du pal­ma­rès de la dés­in­for­ma­tion (++)

Inter­net Explo­reusesMas­cus et les réseaux sociaux, avec Pau­line Fer­ra­ri (++)
Sommes-nous les der­niers humains sur Inter­net (++)
Faut-il inter­dire les RS aux vieux ? Avec Audrey Ran­dria­man­dra­to (+++)
La riposte, d’A­kim Omi­rij’é­coute des mor­ceaux par­fois (++)
Matins de France CultureFraudes mas­sives à l’Assurance mala­die (++)

Hom­mage à Car­lo Ginz­burg, inven­teur de la micro­his­toire (++)

La der­nière, Radio Nova(j’ai tout écou­té, car j’ai pro­mis, mais flemme de faire toute la liste)

5 avril, Meh­di Mous­saïd (fou­lo­sco­pie)(++)

12 avril, Monique Pin­çon-Char­lot (+)

19 avril, avec Ovi­die (+++) J’aime bien les livres et les pod­casts d’O­vi­die. Hâte de lire le der­nier bou­quin

10 mai Sarah Duro­cher, du Plan­ning fami­lial (+++)

16 juin : j’a­vais lu avec effroi la ter­rible enquête de Nico­las Legendre « Silence dans les champs » (2023), et j’é­tais content de l’é­cou­ter à Lan­der­nau.
Il y a été ques­tion de Splann (que je lis), d’Ener­coop (dont j’é­tais socié­taire mais mon loge­ment n’est pas éli­gible), d’I­nès Léraud une de mes héroïnes, et de Tele­coop que je ne connais­sais pas du tout ! telecoop.fr/Ovi­die­Kha­di­ja Toufik23 juin Navar­renx, avec Marie Cosnay27 juin à Mazères-sur-Salat, col­lec­tif la voie est libre

Du rifi­fi à Auray ! « À Auray, on coupe le son à l’émission radio de Guillaume Meu­rice »

La ville d’Auray (Mor­bi­han) devait accueillir l’équipe de « la Der­nière », l’émission en tour­née de Radio Nova, le mar­di 16 juin. La nou­velle muni­ci­pa­li­té en a déci­dé autre­ment. L’opposition, qui avait signé le contrat juste avant de quit­ter la mai­rie, en mars der­nier, dénonce une cen­sure. La nou­velle muni­ci­pa­li­té oppose un cahier des charges trop lourd, et un agen­da déjà char­gé en juin à Auray »

C’est plus com­pli­qué que çaNon, Athènes n’é­tait pas le camp des gen­tils et Sparte celui des guer­riers conqué­rants (+)

Non, Louis XVI n’a pas été condam­né à une voix près (++)

Non Eve n’est pas née de la côte d’A­dam (+)

Une inven­tion sans ave­nir, Acastqui regarde encore les films de sport ? (++) Feat. « Bol­ly­wood Ver­sus ». C’é­tait cool ! J’é­tais content de réen­tendre par­ler de ce sport incroyable, de kab­ba­di (fr.wikipedia.org/wiki/Kabaddi) (vous cher­chiez des films de sport avec des per­son­nages trans, j’en ai 2 : Next Goal Wins de Tai­ka Wai­ti­ti, et Second Serve de (et avec) Vanes­sa Red­grave)

qui a peur du ciné­ma por­no ? (+++)

Un pod­cast à soi, de Char­lotte Bie­nai­mé n°64 : Ana­to­mie d’un péri­née (++)
J’a­dore pas les trucs semi psy­cha­na­ly­tiques de la fin, je pré­fère les ana­lyses poli­tiques à la toute fin, et puis on entend par­ler de « notre corps nous-mêmes », livre his­to­rique que j’ai lu dans ses 2 ver­sions, et de l’ex­cellent « la norme gyné­co­lo­gique » d’Au­rore Koe­chlin
Com­mu­ni­ty Mana­ger, Guillaume NatasLes reborns – salut pou­pée (++)

Le toui­toui des pôti­chats (++)

Les apo­tem­no­philes (+++) réécou­tée 3 fois tant ça me laisse pan­tois

Les détec­to­ristes (+++) Poêles, alliances, canettes, clous, quelques pièces usées, des kilos tonnes de bip bip et de fer­railles, des embrouilles avec les archéo­logues et des imbro­glios juri­diques sur les droits du sol. (Et hom­mage à la série, The Detec­to­rists, que j’ai trou­vée fan­tas­tique !)

Devi­nette : qu’est-ce qu’un cou­lon­neux ? … c’est un colom­bo­phile, en patois du Nord.
Sur la com­mu­nau­té colom­bo­phile, beau­coup d’as­pects abor­dés dans le der­nier épi­sode du pod­cast Com­mu­ni­ty Mana­ger (sauf l’as­pect moral de faire du sport avec un être vivant)

Crimes et mys­tères, Dau­phi­né Libé­réJoseph Vacher (j’en ai cau­sé ici) (+++)
Le Bel­phé­gore du Dau­phi­né (+++)
Affaire des filles de Gre­noble (3 ép.) (+++)Les pos­sé­dées de Mor­zine (+++) Je recom­mande les deux sommes de Jean Chris­tophe Richard sur le sujet (2010)
C’est leur his­toire, Dau­phi­né Libé­réNicole Ric­ciar­do­lo, médium de Gre­noble (++)

Mathieu Del­vaux sur les expé­riences de mort immi­nente (cf. sa thèse, plus haut). Très pauvre

J’ai écou­té par­ler le méde­cin Mathieu Del­vaux dans le pod­cast « C’est leur his­toire », car il a tra­vaillé sur les , les fameuses expé­riences de mort immi­nente. Sa thèse de méde­cine (2018, ici iands-france.org/SRC/PDF/These), que j’ai far­fouillée, rap­porte des témoi­gnages cap­ti­vants – mais il n’y a pas d’a­na­lyse neu­ros­cien­ti­fique, alors que plé­thore d’ex­pli­ca­tions sont dis­po­nibles. Donc ça se ter­mine sur un truc vague, genre « il faut cher­cher plus »…

Ninon Val­lin, voix de l’entre-deux-guerres (+)

Les enjeux inter­na­tio­naux, France Culturepour­quoi les OVNIS font-ils leur retour dans la poli­tique US ? (++)
Com­plo­ra­maen atten­dant les aliens (+) avec tuotes les réserves liées au livre de Laurent Dau­ré (cf + haut)
L’en­tre­tien archéo­lo­gique, Antoine Beau­champMi-hommes mi-bêtes, une archéo­lo­gie des êtres hybrides (++)
aLe col­li­ma­teur, d’A­lexandre Jube­linA quoi sert encore l’O­NU ? (++)
Vlan !#389 Oli­vier Véran (boooaf) De toute façon cette émis­sion je la trouve bien sur­faite
La science, CQFD Micro­biote vagi­nal, de la san­té intime à la san­té publique. Avec Jeanne Tama­relle et Samuel Ali­zon (++)

Méde­cine évo­lu­tion­niste (++)

Intel­li­gence en essaim. Mur­mu­ra­tions d’é­tour­neaux, dépla­ce­ment de bancs de pois­sons, nul besoin de pos­tu­ler une télé­pa­thie comme Edmund Selous ou Rupert Shel­drake, l’é­tho­lo­gie explique plu­tôt bien l’in­tel­li­gence « en essaim ». Je découvre dans cette émis­sion les moulins/cercles de la mort des four­mis légion­naires, les pauvres. Je découvre aus­si (2e par­tie) que les recherches portent sur l’u­ti­li­sa­tion de drones mili­taires en essaim🤮 , et je m’é­tonne que per­sonne dans l’é­mis­sion ne s’of­fusque… ?

Science de l’éternuement (+)

J’en recau­sais en jan­vier, j’a­dore l’his­toire de manus­crit de Voy­nich. Retour sur ce manus­crit indé­chif­fré avec Cécile Pier­rot (+++) Et 2e par­tie sur les sépul­tures gau­loises déviantes « assises » de Dijon !  2 sujets que j’ai don­nés aux étudiant•es

Emo­tions des céta­cés : les ondes sen­sibles. Avec des bouts de sen­tience dedans ! (+++)

Agno­to­lo­gie (+++)

Méde­cine ther­male : grand bain vous fasse, avec Sophie Vas­set et Fran­çois Zanet­ti (+++). Petit regret sur le fait que ne soit pas abor­dée (faute de place) tout le busi­ness hôte­lier-casi­nesque autour des lieux ther­maux

Science vété­ri­naire : les ani­maux dans la salle d’at­tente de l’his­toire (++)

Nota bene pod­cast Du pain à la levure de momie (++)
Les couilles sur la table, Vic­toire Tuaillon, Nao­mi Tit­tiLa cas­tra­tion, les couilles sur le billard (++)
Le coeur sur la tablerup­tures amou­reuses, avec Vic­tor Cou­tol­leau et Anaïs Roux (+++) avec un bout de pla­ce­bo dedans
Et par­fois on gagne, Vic­toire Tuaillon, Arte RadioCom­ment se réap­pro­prier la jus­tice (++)
Arte Radio,Les cas­settes du Dr Lon­gue­ville (++)

 

Rose, daronne de la drogue, de Méla­nie Vazeux et Gary Salin (++)

 

Méca­niques du jour­na­lismeLiban : com­ment la guerre ravive la bataille des récits (+++)

Médias indé­pen­dants (+++)
Des chiffres
– Le total des aides à la presse ver­sée en 10 ans (avec nos impôts) au groupe de Ber­nard Arnault est de… 100 mil­lions d”€ !
– 14 groupes captent 73% des aides
9 mil­liar­daires contrôlent + de 80 % des titres de presse, et 11 d’entre eux cumulent 57 % de l’audience télé­vi­suelle
Com­ment on explique ça aux contri­buables ? Mer­ci Fran­çois Bon­net, de Média­part & Laurent Mau­riac, VP du syn­dic des médias indé­pen­dants (+++)

Un pod­cast à soit, de Char­lotte Bie­nai­méAna­to­mie d’un péri­née (+++)
Si loin si proche« Escla­vage à #Nantes, nos héri­tages » (+++) Mer­ci Céline Deve­lay-Mazu­relle !

Dans la série « je déco­lo­nise mon voca­bu­laire », bien sûr, j’ai viré depuis un moment les termes eth­nie, tri­bu*, peu­plade, qu’on applique aux « autres » et pas à nous (essayez de par­ler de tri­bu bre­tonne, ou de peu­plade corse, pour voir). Mais il y a des mises à jour per­ma­nentes. Exemple, j’ap­prends ici que depuis 2025, les Wen­dat, des autoch­tones du sud de l’Ontario (et de Wen­dake, une réserve encla­vée dans la ville de Qué­bec), au Cana­da, ont deman­dé à ne plus employer « Huron », terme colo­nial péjo­ra­tif des mau­dits Fran­çais (qui trou­vaient que leurs coif­fures res­sem­blaient à des « hures », têtes de san­glier). D’ailleurs, pour être res­pec­tueux, cor­ri­gez-moi si je me trompe :
Eski­mos -> Inuits,
Nava­jos -> Diné
Il y en a d’autres, par­tout dans le monde
par exemple Mal­gaches -> Mala­ga­sy, ou Que­chuas -> Runa­ku­na (en plus d’être une marque dépo­sée par une entre­prise de Pas­sy, en Haute-Savoie et reven­due par Decath­lon).
Et pas besoin de sor­tir de l’Eu­rope : Lapons -> Sámi. On peut même aus­si se décen­trer de son nom­bril euro­péen et aban­don­ner Proche-Orient pour WANA (West Asia – North Afri­ca -> Asie de l’Ouest & Afrique du Nord), ou arrê­ter d’ap­pe­ler le Myan­mar par son nom colo­nial, Bir­ma­nie.…

L’é­cri­vaine mala­ga­sy Michèle Rako­to­son se raconte, et retrace avec l’historien Samuel San­chez l’en­fer de l’his­toire colo­niale de Mada­gas­car, en par­ti­cu­lier la répres­sion de l’in­sur­rec­tion de 1947–1950, auquel mon grand-père, gen­darme, a contri­bué sans trop se poser de ques­tions (+++)

C’est ça, la conquête des pôles ? Rifi­fi chez les explo­ra­teurs, avec divers men­songes et un vrai sale type, Robert Pea­ry, qui évince Cook, Hen­son, Amund­sen et sur­tout des guides Inuits – d’ailleurs, il en embar­que­ra 6, leur fai­sant croire qu’ils pour­raient retour­ner au Groen­land, mais les loge­ra dans le sous-sol du muséum de New York, fai­sant du blé sur leur dos pen­dant qu’ils s’é­teignent de tuber­cu­lose.(+++)

Le bala­do de Pau­chonpico­ré de temps en temps (++)
Cultures monde, par Julie Gacon, France CultureSam Alt­man, le mes­sie de l’IA (plu­sieurs épi­sodes) (+++)
L’u­ni­vers para­nor­mal de Chris­tian PageLes Illu­mi­na­ti ou les Maîtres du monde (++)
Avec phi­lo­so­phieImpos­tures et mys­ti­fi­ca­tions (4 épi­sodes inégaux, dont un qui convoque un psy­cha­na­lyste – désor­mais, je coupe, 20 ans que je m’in­flige ça, j’a­ban­donne)
Géo­gra­phie à la carteFolles enchères de Drouot (2 ép) (+++)

A cause de la chan­son de Bar­ba­ra « Drouot » (meilleure chan­son du monde !) je suis fas­ci­né par cette salle, où se vendent même des guillo­tines et de pré­ten­dues échardes de la croix du Christ
« Folles enchères de Drouot
Cols rouges savoyards, com­mis­saires-pri­seurs, salle secrète et scan­dales enfouis : une plon­gée dans les cou­lisses de Drouot, temple pari­sien des enchères où les objets nous racontent des his­toires » par Mat­thieu Gar­ri­gou-Lagrange et Franck Lilin.

Des émis­sions drôles, bandes de potes, l’oreille en coin (++)

Astra­le­ment vôtre (2 ép.) (++)

His­toires du Dau­phi­né, RCFj’en picore de temps en temps (+)
La marche du monde, RFICom­ment res­ti­tuer l’his­toire de Mada­gas­car ? (+++)
Autour de la ques­tion, RFIQuels choix pos­sibles dans nos vies numé­riques ? (++)
Com­prendre le monde, de Pas­cal Boni­faceCrise dans la rela­tion fran­co-israée­lienne, avec Eric Danon (++)
Guerre en Iran : scé­na­rios mili­taires (++)
Mau­vais genre

Rêver les cartes : ren­contre avec Cris­ti­na Ion et Julie Garel-Gris­lin (+++)

Années de plomb, films en sang, les 70’s du ciné­ma ita­lien : ren­contre avec Jean-Fran­çois Rau­ger (+++)

Le film noir corse (+++)

Le cours de l’his­toire, de Xavier Mau­duit, France CultureEmma­nuel Ruben, écri­vain géo­graphe à bicy­clette (+)
Grand repor­tage, RFIEnfants de la Creuse (+++)

L’his­toire colo­niale fran­çaise est immonde. Celle des Belges l’est tout autant. « Les mères oubliées de la colo­ni­sa­tion belge », dans Grand Repor­tage sur RFI (2 épi­sodes), de Flo­rence Morice et Pau­line Leduc (+++)
Quand j’en­tends ça ça me tourne les sangs

Grand repor­tage, France CultureLe punk fran­çais : 50 ans d’éner­gie sub­ver­sive (6 épi­sodes), par Auré­lie Kief­fer, Oli­ver Vogel. (++)
Gas­tro­no­mie #2 la Corée, modèle de soft Power (+)
Dis­tor­sionCla­vi­cu­lar et la ten­dance toxique du « looks­maxxing » (+++)
Concor­dance des temps, de Jean-Noël Jean­ne­ney, France CultureEn France occu­pée : la place des femmes (avec Eric Ala­ry)(+++)
Jacques Benoist-Méchain, les dérives d’un talent (++)
Le repor­tage de la rédac­tion, France CultureJ’ai décou­vert l’In­ter­net Resi­lien­cy Club à Amster­dam – des « sur­vi­va­listes numé­riques » qui se pré­parent à un Inter­net sans les États-Unis (3 minutes, c’est rapide, vous ver­rez pour­quoi je fais une fixette sur l’in­ter­net hors-grands groupes US) (+++)
Une his­toire par­ti­cu­lière, France Culture

Les mémoires de Niki­ta Khroucht­chev, par Marie Char­tron. En pleine guerre froide, au milieu des années 1960, l’his­toire des mémoires de Niki­ta Khroucht­chev et leur exfil­tra­tion hors de l’URSS par Vic­tor Louis, un per­son­nage haut en cou­leur, mi-jour­na­liste, mi-espion, en Union sovié­tique (+++)

Affaires sen­sibles, par Patrice Drouelle, France Interqui veut la peau d’EDF ? (+++) (d’ha­bi­tude j’aime pas trop Affaires sen­sibles, peu creu­sé, peu poli­tique etc. Là, grosse sur­prise).
Le scan­dale d’EDF, c’est exac­te­ment le même pro­cess que la Poste, le train, la Sécu etc. Après toutes ces entour­loupes, je pen­sais que plus per­sonne ne serait dupe du néo­li­bé­ra­lisme éco­no­mique… Mais si, les gens votent encore et encore pour les libé­raux, se ton­dant eux-mêmes la laine.
Avec l’é­pa­tant Phi­lippe Page Le Mérour, secré­taire CGT du Comi­té social d’entreprise cen­tral d’EDF
Dire que Gilles Bal­bastre avait tout expli­qué, déjà, en 2006 dans « EDF, les appren­tis sor­ciers » (que j’a­vais mon­tré pen­dant une grève vers 2008 je crois -> lien ici youtu.be/yPlwrqbsToM?si=rl4Pyt)Pit­cairn, une île mau­dite au coeur du Paci­fique (+++) Je n’a­vais jamais enten­du par­ler de l’o­dieuse « affaire (pédo­cri­mi­nelle) de Pit­cairn » 🤮  (bon, le titre est en car­ton – il n’y a pas de « malé­dic­tion »)Si comme moi vous n’a­vez jamais vrai­ment bien com­pris la jour­née des tuiles à Gre­noble en 1788, vous pou­vez écou­ter ma col­lègue de l’U­GA Cla­risse Cou­lomb répondre à Patrice Drouelle sur le sujet : 1788, la jour­née des tuiles à Gre­noble ou le labo­ra­toire de la Révo­lu­tionAtten­tat de l’OAS à Vitry-le-Fran­çois, 1961 (+++) Je pense que qui veut com­prendre une grosse part de l’his­toire récente de France a besoin de com­prendre l’OAS.
Pod­cast science#543 l’es­poir fait vivre (++)
#548 conta­gion (++)
Le télé­phone sonneJ’ai écou­té cette émis­sion en pré­vi­sion d’une émis­sion pla­ce­bo (annu­lée le jour même pour cause d’a­lerte virale)

Au secours je suis rin­guard (boaaaf)

Dons aux asso­cia­tions (++)

Sur les JO 2030 (+++) affli­geant !

Vivons heu­reux avant la fin du mondeTrouble dans l’at­ten­tion (++)
Code sourcePédo­phi­lie :un pédo­cri­mi­nel pié­gé par une ado­les­cente vir­tuelle

Vivons-nous dans une simu­la­tion ?

Louis Arnaud, otage en Iran (j’ai pas aimé le ton très poseur du mon­sieur)

Nico­las Ber­rod, chef de ser­vice adjoint au Pari­sien en charge des sujets de san­té, raconte le conte­nu de son enquête sur la crise pro­fonde de l’hô­pi­tal public « Urgence vitale » (Flam­ma­rion).

Pédo­phi­lie : un péo­cri­mi­nel pié­gé par une ado­les­cente vir­tuelle (++)

Nico­las Demo­rand : vivre la bipo­la­ri­té sous l’oeil du public (++)

DZ mafia (+)

Paul Mira­bel (+)

Eva­sion de Gani­to (+)

à voix nue, France Culture« Durant l’o­pé­ra­tion Ajax [menée en 1951–1953 par la CIA et le MI6 pour ren­ver­ser le Pre­mier ministre ira­nien, Moham­mad Mos­sa­degh] Ils sont venus avec 2 mil­lions de dol­lars, ils n’ont eu à dépen­ser que 50 000 [achat de la presse, recru­te­ments d’a­gi­ta­teurs, etc.]. Nos traîtres étaient bon mar­ché ! »
C’est de Mar­jane Satra­pi (1969–2026), dans à voix nue (ép 1), de Vir­gi­nie Bloch-Lai­né https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-marjane-satrapi
Ate­lier de créa­tion radio­pho­nique d’An­drew Orr, France Culture2ème fois que j’é­coute les paroles de ces femmes tra­vailleuses du sexe alias « pros­ti­tuées » des années 70, et ça me poigne
« Mac à Dames, des paroles de pros­ti­tuées sans fard » (+++)
(Ma grand-mère géné­tique mater­nelle, que j’ai connu un peu, était très pro­ba­ble­ment l’une d’entre elles, 25 ans plus tôt, ce qui fait de moi un petit-fils de pute, j’aime bien)
La suite dans les idées, de Syl­vain Bour­meau, France CultureMoi j’aime beau­coup les tra­vaux de Kim­ber­lé Cren­shaw. Elle a cau­sé chez Syl­vain Bour­meau, dans une émis­sion qui va s’é­teindre, à mon grand regret

« L’a­ni­mal inven­té : de la bête médié­vale à la poule domes­tique »
« Com­ment la caté­go­rie « ani­mal » a‑t-elle été inven­tée au Moyen Âge, et que nous a‑t-elle coû­té ? Il n’y avait pas d’a­ni­mal au Moyen Âge. Des cochons, des che­vaux, des loups, des abeilles – oui. Mais la caté­go­rie abs­traite « ani­mal », oppo­sée à l’homme sur un mode binaire et exclu­sif, n’exis­tait pas encore.C’est le point de départ radi­cal du livre de Pierre-Oli­vier Ditt­mar, cher­cheur en sciences sociales, qui retrace dans L’In­ven­tion de l’a­ni­mal com­ment cette cou­pure s’est fabri­quée entre le onzième et le quin­zième siècle, entraî­nant avec elle une deuxième frac­ture, plus intime : la divi­sion de chaque indi­vi­du entre une part humaine et une part ani­male. Une divi­sion dont nous por­tons encore les consé­quences – dans nos assiettes, dans notre rap­port au monde vivant, dans la façon dont nous par­lons de nous-mêmes ».

Les nuits de France CultureEli­sée Reclus (++)

Paroles de tra­vailleuses du sexe (+++)

Radio pas­tiche – la foire agri­cole de fous (+)

La mort face à l’his­toire (10 épi­sodes, j’ai pico­ré dedans)(++)

chan­teurs Radio pas­tiche, trou­ba­dours de tous les temps (++) et « les fla­gor­neurs de midi » (+)

Mar­ce­line Des­bordes-Val­more (c’é­tait un peu relou)

Ima­gi­naires pay­sans – Hen­ri Pour­rat et sa mémoire de l’Auvergne : quand la tra­di­tion devient lit­té­ra­ture (+++) Hip Hip Hip.… Pour­rat ! Dans la série Lomax, col­lecte, folk­lo­risme, etc. ne pas oublier Hen­ri Pour­rat et Gas­pard des mon­tagnes

L’ayant lu dans ma jeu­nesse, je n’a­vais encore jamais enten­du la voix de Mar­cel Griaule. Ici, en 1950, par­lant de magie (++)

De la méta­psy­chique « à l’an­cienne » comme j’aime, Ama­dou, Powers, Mar­ti­ni, etc. en 1970
Aux ori­gines de la méta­psy­chique et de la para­psy­cho­lo­gie Série : Sciences paral­lèles et phé­no­mènes para­nor­maux

Claude Leblanc, sur Arsène Lupin (++)

Les errurs du soleil, méri­diennes cadrans et hor­loges (++)

Le sep­pu­ku (++)

Jacques Pré­vert (1900–1977), le liber­taire exquis (+++) Je suis fan, vrai­ment

Hen­ri Men­dras, socio­logue de la rura­li­té, j’aime beau­coup. Le type cause en 1980 et c’est pro­phé­tique. Men­dras, socio­logue de ter­rain

Pro­gramme B, par Tho­mas Rozec, Binge audioMoi qui ne kiffe pas le foot (depuis une sai­son en pupille cala­mi­teuse), le phé­no­mène social m’in­té­resse. Tho­mas Rozec s’entretient avec Nico­las Kssis-Mar­tov, his­to­rien du sport et auteur de Laté­ral gauche (éd. Liber­ta­lia, 2026) et c’est cap­ti­vant (+++)

Némé­sis, les vraies fémi­na­zies (++)
(pour rap­pel : « Némé­sis, je vou­drais féli­ci­ter les jeunes dames que j’ai vues, voi­là. Bra­vo pour votre com­bat, vous savez que j’en suis très proche ». Bru­no Retailleau, ministre de l’in­té­rieur, 13 jan­vier 2025)

Les voies de l’IAAlgos de recom­man­da­tion et applis de ren­contre (++)
Toute une vieOdys­séas Ely­tis (1911–1976) (++)

Je ne savais pas à quel point Stieg Lars­son avait été anti-fa (et je suis content d’en­tendre au pas­sage une louche sur le fief­fé nazi Ing­var Kam­prad, fon­da­teur d’I­KEA) « Stieg Lars­son (1954–2004), avant Mil­le­nium, le mili­tant avant l’écrivain » (+++) (avec l’in­ter­ven­tion de ma col­lègue Rose­lyne Rin­goot, direc­trice de l’école de jour­na­lisme de Gre­noble)

Poule sen­ti­men­tale#31 comme une poule dans l’eau. L’ex­cellent Vic­tor Duran-Lepeuch parle de son excellent livre (je l’ai lu) et de son excellent pod­cast « Comme un pois­son dans l’eau » (j’ai presque tout écou­té). De toute façon, l’é­lar­gis­se­ment de notre cercle moral aux êtres sen­tients, qui ont des inté­rêts, est iné­luc­table et c’est très bien comme ça.
Conti­nue, tu m’in­té­ressesAlbert Mou­khei­ber (+++, mais suis-je objec­tif ?)
Dans l’a­te­lier, pod­cast BDs2 ép. 7, avec Étienne Davo­deau. C’é­tait en 2023. J’aime bien son œuvre, et j’aime comme il parle (+++)

La fabrique de l’in­for­ma­tionPresse chré­tienne : faire face à la résur­gence du conser­va­tisme reli­gieux (+++)
De cause à effets, France CultureSculp­ter le vivant, hom­mage à Michel Bas­som­pierre (+)
Thin­ker­viewOVNIS, Jean-Pierre Petit (j’ai tenu 20 minutes… c’est un vrai fes­ti­val, le JPP)
Le code a chan­gé, de Xavier de la Porte, France InterComent les machines détectent nos émo­tions (3 ép) (+++)

 

 

Émissions en anglais

The body of evi­dence,The menis­cus : when in doubt, leave it (+++)
Olo­gies, d’A­li WardAgno­to­lo­gy, avec Robert Proc­tor (+++)
Eve­ry­bo­dy knows your namej’é­tais content d’en­tendre Har­ri­son Ford cau­ser avec Ted Dan­son et sur­tout mon chou­chou, Woo­dy Har­rel­son (qui sort pour­tant régu­liè­re­ment des din­gue­ries). Des stars d’Hol­ly­wood bien gau­chistes. Ford fait quelques saillies contre l’an­tis­cience, cri­tique la course à la lune et raconte com­ment il fut cas­té dans Star­Wars alors qu’il n’é­tait là que comme char­pen­tier pour les décors :Where Eve­ry­bo­dy Knows Your Name, 13 mai
Skep­toid130 ans avant le bon­homme Ros­well : le faux mar­tien du Colo­ra­do ! Je ne connais­sais pas cette his­toire
(ou alors j’ai oublié)
(ou il sen­tait pas bon)(+++)
Sma­shing Secu­ri­tySma­shing secu­ri­ty 462 : Lin­ke­dIn is spying on you, and you agreed to nothing avec Gra­ham Clu­ley et Dave Bitt­ner (+++)

 

Émissions musicales

Copain Pierre Bataille (sur Blues­ky) fait savoir que 10 000 bandes pirates de concert – enre­gis­trées sur plus de 30 ans – ren­dues dis­po­nibles à tout le monde !

J’ai regar­dé quelques épi­sodes de Gui­tare impro­vi­sa­tion, de Mathé­mu­sique, de Com­po­ser sa musique… ain­si que quelques épi­sodes de Lovi, de Florent Gar­cia, de Dans les cordes et de 507 Heures.

 

Radio K7

Por­ti­shead « Dum­my » (1994) : le dia­mant brut du trip hop (+++) (émis­sion de 2022) Oui, moi aus­si j’ai dit « por­ti­ched » pen­dant 20 ans. Et j’ai aus­si chan­té « nobo­dy loves me » d’un air misé­rable. J’a­vais aus­si remar­qué qu’il y avait du thé­ré­mine dans « Mys­te­rons » (inven­té par le russe Lev Ter­men), mais pas qu’il y avait du cym­ba­lum rou­main dans l’une des chan­sons.

Depeche Mode « Vio­la­tor » (1990)

« Out of Times » de REM (++)

La tri­bune des cri­tiques de disquesLe resquiem de Fau­ré (1976) (+++, ils m’ont fait déli­rer)
La socié­té dans tous ses états, Radio liber­taireLe Jazz en 101 cita­tions (avec Jean Rochard et Pierre Tenne) (+++)
Sexe, ver­veine et rock’n rollquelques épi­sodes (++)
Le Jazz sur France MusiqueStand : Made­leine Pey­roux, etc. (++)
de vive(s) voix, RFIMélis­sa Laveaux (++)
Pour qui chante Houn­sou ?Wow ! Il y a les col­lectes musi­cales de Lomax, de Van Gen­nep (cf quelques envois ces der­niers jours sur le sujet), et puis il y a les col­lectes sous contrainte !
« Pour qui chante Houn­sou ? Une voix dans les archives de l’Ex­po­si­tion colo­niale de 1931″ (+++) (Salut aux ami·es du Bénin)
Toute une vieOn n’a pas atten­du les Punks et les Rap pour avoir des énervé·es !
Immense ten­dresse pour Mar­gue­rite Boulc’h, alias « Per­venche » Fré­hel, qui chan­tait la coke*, défen­dait l’a­vor­te­ment (chan­ter sur scène en 1907 « la grève des mères » de Mon­théus, fal­lait y aller), cra­ma la vie par les 2 bouts, jouait du surin et essaya même de plan­ter Mau­rice Che­va­lier qui l’a­vait quit­tée ! Je l’a­vais décou­verte dans l’al­bum bien nom­mé « Ma grand-mère est une rockeuse », des Bou­che­ries pro­duc­tions (1992).Et je la redé­couvre ici radiofrance.fr/franceculture/p« J’dis des bêtises
J’a­mus” tous les gigo­los
Comm” les copines
Je me mor­phine
Et ça m’rend tout rigo­lo
Je prends de la coco
Ça trouble mon cer­veau
L’es­prit s’en­vole
Et mon cha­grin
S’en­fuit au loin
Je deviens folle » (La coco)« Refuse de peu­pler la terre,
Arrête ta fécon­di­té.
Déclare la grève des mères
Aux bour­reaux crie ta volon­té !
Défends ta chair, Défends ton sang,
À bas la guerre et les tyrans ! » (La grève des mères)
L’ex­pé­rience, France CultureCom­prendre le You­tu­be­lish (++)

La mai­son de Michel et le silence de la vieille mon­tagne, pol­lu­tion dans les Cévennes (++)

Fea­tu­ring, rap & conver­sa­tionquelques épi­sodes pico­rés (+)
Les nuits de France CulturePour­quoi ces milieux de baloche, de pas­so doble, de mal­frats aux grosses bagues m’é­meuvent ? Je suis nos­tal­gique de Ménil­mon­tant et de Bel­le­ville alors que je n’y ai jamais vécu ! Est-ce parce que mon grand-père écou­tait Radio Cer­coux*, essen­tiel­le­ment de la musette ? Mer­ci Jo Pri­vat (+++) (*Cer­coux, Cha­rente Mari­time, entre la Clotte et Lapouyade, seuls les aven­tu­riers savent – et Nico­las Vivant)

En 1996, à l’oc­ca­sion de leur jubi­lé, Marc Legras consacre une émis­sion aux Frères Jacques, avec leurs chan­sons les plus célèbres et on les écoute racon­ter leur car­rière de ouf. On y entend même Ricet Bar­rier🤩 . J’au­rais bien aimé les voir en vrai. Paix à eux, ils sont tous décé­dés. Les Frères Jacques : de « L’en­tre­côte » à « La confi­ture » (+++)

Györ­gy Lige­ti : les com­men­taires d’a­na­lyse sont pon­ti­fiants, ça m’a pas­sa­ble­ment gon­flé. Mais lui, quand il est parle il est top ! (++) Il fait même réfé­rence à des choses de mon monde, l’é­pis­té­mo­lo­gie des sciences, au milieu de l’é­mis­sion (et puis j’ai décou­vert son « poème sym­pho­nique pour 100 métro­nomes, c’est quelque chose !)
Dans ma cho­rale, on chante son « Maga­ny » https://youtu.be/fmlAIJcLFk8?si=S_52B3nJG-H3dIeM

Une vie, une oeuvreFéru·es de maths, Pierre de Fer­mat, l’é­nig­ma­tique

Stieg Lars­son

 

Very Good Trip, de Mish­ka Assayas, France InterPrince, les meilleures reprises (++)

Def­tones, un concert idéal (+)

Sons du monde latin – Her­ma­nos Gutier­rez, Yin Yin, Altin Gün… (+)

Bon Iver, Djo, The Lemon, Twigs (+)

Noga Erez, Robyn, Raye (++)

La série musi­caleDélire d’é­cou­ter la vie du com­po­si­teur Moon­dog, clo­chard céleste, aveugle et hété­ro­clite, moi­tié viking moi­tié sdf moi­tié génie, ça fait 3 moi­tiés. Mais dans l’é­mis­sion, Zoé Sfez, vous avez abor­dé un pas­sage un peu trouble, sur son rap­port à une petite fille, et ça passe vite des­sus. Il y a des dos­siers noirs sur Moon­dog ?
Hom­mage à Gino Pao­liRay Léma (++) J’a­dore ce que fait Ray Lema. Pas toute sa musique, mais tout ce qu’il essaye. Son his­toire est assez génialeLe récit de la coun­try music (+++)le mal­en­ten­du Chi­co Buarque (+++)

 

Émissions sport

j’ai regar­dé quelques vidéos de Papel sur l’es­ca­lade, j’aime bien

Cou­rir mieux, de Cyril Fores­tierHypoxie, hypoxé­mie (+++)

Les trai­leurs doivent-ils prendre fer, nitrates…(++)

Elise Pon­cet (bof)

Hil­la­ry Gerar­di (++)

Méno­pause (+++)

La science est-elle fiable ? (+++)

Très beau taff de Mar­gaux, qui invite Lau­rie Isac­co dans Cou­rir Mieux pour cau­ser de « La CONTRACEPTION HORMONALE – Ce que la SCIENCE dit vrai­ment aux SPORTIVES »
ici courir-mieux.fr/ ou en vidéo là
youtu.be/txUMkusoEjw?si=5LYZhX
(il y est ques­tion d’un pla­ce­bo ouvert que de nom­breuses per­sonnes prennent, j’en repar­le­rai !)

Les trai­leuses doivent-elles s’en­trai­ner dif­fé­rem­ment ? S’entraîner selon son cycle, c’est la cerise sur le gâteau : mais quand les meufs ont moins de moyen, n’ont pas de gym­nase, gèrent des mômes ou sont obli­gées de tra­vailler à côté, ne serait-on pas dans le pink washing ? C’est Mar­gaux et ses col­lègues cher­cheuses en phy­sio qui en causent dans l’é­pi­sode 3 du hors-série « Les trai­leuses doivent-elles s’en­traî­ner dif­fé­rem­ment ? »

Blok­Castla 1ère voie en 10 ? (+)

Émissions pour les enfants

Bes­tiolesquelques-uns, dont celui sur les cigognes (+++)

Art pictural

Je n’ai pas eu le temps de faire des col­lages ! Mais j’ai libé­ré des cailloux.

À l’ar­ri­vée de la via fer­ra­ta de Gre­noble
(De la lit­té­ra­ture dont on ne sait pas bien qui est le réel auteur)
Petite Pois­sone, tou­jours aus­si pro­li­fiqueGraf incon­nu sur la Bas­tille, à Gre­noble

 

Quelques images

 

Samuel Lan­ghorne Cle­mens était un inven­teur pro­li­fique et proche de Tes­la. Il inven­ta notam­ment ce qui devint l’an­cêtre de l’at­tache de sou­tien-gorge, un jeu de quiz his­to­rique et un album de scrap­boo­king auto­col­lant.

Mais vous le connais­sez peut-être plu­tôt sous son nom d’au­teur : Mark Twain.

l’his­toire du bouf­fon Pierre Gonel­la, en lien avec le pla­ce­bo, j’ai fait un article làEugène Girard, 1871un tout nou­veau col­lec­tif de vété­ri­naires, Sen­ti­vet, appelle ses consœurs et confrères à remettre en cause le sys­tème spé­ciste. Leur Décla­ra­tion peut être signée par tout·e docteur·e, étudiant·e, auxi­liaire vété­ri­naire, ou par tout·e allié·e.
Pierre Rigaux, très actif contre la chasse et contre la com­mu­ni­ca­tion ani­male intui­tive
Madame Mol­lette sur Mas­to­don m’a indi­qué le dévoi­le­ment de la sta­tue de Ter­ry Jones des Mon­ty Python en « Nude Orga­nist » à Colwyn Bay, sa ville natale, au Pays de Galles
Ter­ry Gil­lians a approu­vé, il a dit : « On pour­ra tous lui tri­po­ter les fesses, même après sa mort. Les enfants le feront, et ce sera la par­tie la plus brillante. »
Michael Palin approuve aus­si, il a dit que Ter­ry Jones était décé­dé au début de la pan­dé­mie de Covid et n’a­vait pas reçu la recon­nais­sance qu’il méri­tait.

Medie­val Illu­mi­na­tion sur Mas­to­don

Pla­ce­bo. book of hours, Savoy 1490. Her­met­sch­wil, Bene­dik­ti­ne­rin­nenk­los­ter, Cod. mem­br. 35, fol. 56r

La légende dit qu’au pied d’un arc-en-ciel il y a un tré­sor enter­ré. Alors ma gosse essaie de repé­rer où fau­dra aller ensuite avec la mys­te­ry machine.
Fin d’o­rage hier soir sur cha­me­chaude, depuis le char­mant som, en Char­treuse au nord de Gre­noble
Y en a qui ont des amis ima­gi­naires et des cha­kras à ouvrir pour vivre l’ex­tase, moi j’ai ça et ça me suf­fit
Quand la « tech­ni­ci­té ren­contre la « fémi­ni­té »… Selon la marque de matos de trail Kine­tic Adre­na­link, ça donne ça – et sur leur site, vous ver­rez une décli­nai­son de modèle « léo­pard », « pan­thère », etc. kinetikadrenalink.com/collecti
So XIXe siècle !
A quand le modèle résille, cor­sage, ou sou­brette ?(en atten­dant, l’o­rien­teuse Tove Alexan­ders­son n’a pas eu besoin du rose pour défon­cer l’im­mense majo­ri­té des mecs à Zega­ma hier)
Mer­ci Cyril fores­tier !

Pre­mière fois que je vois fleu­rir Orbea varie­ga­ta, cac­tus étoile de mer. Et c’est beau (même si ça sent un peu la viande pour­rie)Ma « Suzanne aux yeux noirs » (Thun­ber­gia ala­ta) a fleu­ri !!!!

Un pin­ceau Char­lon. Vous l’a­vez ? (soluce ici)

Nécrologie

En son temps, j’u­ti­li­sais une vidéo d’An­dré San­ti­ni dans mon cours quand je par­lais d’as­tro­lo­gie (c’é­tait en 2010). C’é­tait quelque chose !
Séve­rine Erhel,
cher­cheuse à l’université de Rennes 2, spé­cia­liste du numé­rique, des écrans, est morte à 46 ans ! Il y a une poi­gnée de jours. Quelle misère… Hug ami­cal aux proches
Jean Zie­gler (j’ai expli­qué en vidéo sur les réseaux pour­quoi ce type a contri­bué à ma for­ma­tion intel­lec­tuelle)
Album dernières nouvelles, noir et blanc, guesch debout adossée
Les « der­nières nou­velles » de Guesch Pat­ti ne sont pas bonnes (RIP). Mais cet album est assez génial. J’ai­mais bien cette dame. Best pour moi : la chan­son metemp­sy­cose, qui explose au milieuMar­jane Satra­pi, sniffChan­teur de Tim­ber timbre.
(avec mon pote Mous­tache on chante Demon Host, Trouble comes kno­cking et je me risque par­fois à Bad Ritual). Mais on me glisse dans l’o­reillette que le gars avait de gros dos­siers misogynes/violents, au point d’être per­so­na non gra­ta à Mont­réal 🤢
John Blanche, l’un des pères du Grim­darkJe ne savais pas ! le des­si­na­teur Edi­ka n’est plus 😢. Grand fan, moi aus­si, j’ai tou­jours lu ça avec un plai­sir un peu cou­pableGrand grand res­pect pour Ares­ki

On m’indique quelques his­toires qui jettent un trouble sur Edgar Morin, mais sur 105 ans, qui ne dit pas de conne­ries ? Par contre, ça c’est moche : Séve­rine Fal­ko­wicz m’indique que le brave phi­lo­sophe avait (au moins dans sa jeu­nesse) des mœurs ger­bantes. Elle m’a don­né le lien sui­vant : legrigriinternational.com/2018 Je me suis pin­cé pour y croire, puis j’ai regar­dé le livre (2013 ! Chez Fayard). Voi­ci les deux extraits sour­cés :
(vous n’êtes pas prêt·es) « À l’aube, les wagons étaient bon­dés. Il fal­lait sou­vent pous­ser et savoir s’infiltrer pour y péné­trer. On y était ser­rés comme des sar­dines. Par­fois, le hasard, que je pro­vo­quais quelque peu, me pla­quait tout contre une croupe émou­vante. C’est plus tard, quand j’eus dix-sept-dix-huit ans, que j’osais par­fois cares­ser un bel omé­ga qui pro­vo­quait en moi le fris­son cos­mique. Si la croupe ne se rebel­lait pas, nous res­tions, le temps de quelques sta­tions, en com­mu­nion sidé­rale, jusqu’à ce que l’un des deux corps s’arrache à l’autre, arri­vé à des­ti­na­tion ». (p. 19)
« Le métro du matin était bon­dé. Les mal­adroits n’arrivaient pas à y entrer avant la fer­me­ture des portes, les agres­sifs pous­saient, sur­com­pres­saient les com­pres­sés et finis­saient par s’introduire, la porte cla­quant dans leur dos. À la nou­velle sta­tion, il fal­lait des­cendre pour lais­ser pas­ser les sor­tants, puis ren­trer, mais en réen­trant on péné­trait plus avant à l’intérieur de la masse humaine et on y demeu­rait plus ou moins tas­sé, avec les fluc­tua­tions des sor­tants et des entrants à chaque arrêt.
À par­tir de 12–13 ans, je cher­chais le contact d’une croupe fémi­nine qui sou­vent ne réagis­sait pas, parce que condam­née à l’immobilité. L’érection sur­ve­nait et je demeu­rais dans une volup­té mys­tique et muette qui se déchi­rait bru­ta­le­ment quand l’adorable croupe se déga­geait pour sor­tir, ou que moi-même devais m’en arra­cher pour des­cendre à la sta­tion Anvers. Je ne sais si je l’ai déjà men­tion­né, mais j’en ai fini par perdre un bou­ton de bra­guette, qui long­temps ne fut pas rem­pla­cé, car je n’osais en par­ler à mon père et n’avait per­sonne pour le recoudre. À par­tir de seize ans je m’enhardissais par­fois à glis­ser ma main sur la croupe émou­vante et com­men­çais à cares­ser. Je m’arrêtais s’il y avait un sur­saut de répul­sion, conti­nuais si pas de réac­tion. Par­fois, j’entrevoyais un pro­fil fémi­nin qui décu­plait mon émo­tion. Plus tard encore, il m’est arri­vé de des­cendre de la rame avec une de mes cares­sées et de lui adres­ser la parole. Mais les quelques mots que je lui bre­douillais pour expri­mer mon trouble avaient tôt fait de dis­si­per le charme de part et d’autre. (p. 177)
Mor­te­couille….🤮

Enfin, un der­nier hom­mage, un vrai, pour mon ami JP


C’était un conti­nent à lui tout seul. Ses épaules larges comme la char­treuse. Ses mains, c’était quelque chose ! Elles avaient manié la cognée et cou­pé du bois une vie durant, elles étaient épaisses et sen­taient un mélange de cendre, de pomme de terre, de sal­pêtre et de mou pour la gnôle. Il m’avait mon­tré com­ment recon­naître une essence d’arbre rien qu’au bruit du nœud du doigt sur l’aubier. Quand il me ser­rait la pogne, chaque fois j’étais sur­pris, je pen­sais qu’il allait réduire mes pha­langes en miettes, et non, c’était tout doux. Un jour j’ai décou­vert que des innom­brables troncs d’arbre qu’il avait débi­tés, il avait plan­qué quelques mor­ceaux, qu’il avait fine­ment sculp­tés pour les offrir. Un autre jour, voyant que je grat­touillais une vieille gui­tare, il est par­ti, puis reve­nu avec une vieille man­do­line ita­lienne, et il me l’a don­née, comme ça, parce que des fois, ce genre de chose, ça fait sens. Il était bon comme un bon pain de cam­pagne, un pain gri­gné à l’opinel, qui sort tout chaud d’un four banal. Il n’aimait pas les cyclistes, mais moi ça allait. Il n’aimait pas les éco­los, mais moi ça allait. Il n’aimait pas les cure­tons, moi non plus. Il ado­rait sa fille, et moi aus­si. Il m’appelait le Voise, pro­ba­ble­ment parce qu’on était voi­sins et que je m’appelle Mon­voi­sin, j’ai jamais deman­dé, ça m’allait, de tous c’est le sur­nom que je pré­fère.

Moi je l’appelais Jipé­gé, ou « for­mat jipeg ». Pour Jean-Pierre Guillard.

Un jour, au milieu du prin­temps, ses mains ont lâché. Ce n’est pas recom­man­dé d’avoir les mains qui lâchent à plu­sieurs mettre du sol. Je suis sûr que durant les secondes de sa chute, il a sou­ri de son grand sou­rire, avec ses plis aux yeux, et contem­plé en conden­sé sa vie de bon­homme. De bon homme. On dit que l’arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse. Cet homme à terre, ce fut une déto­na­tion pour toute la val­lée. Comme si la foudre nous étaient tom­bée des­sus. Le temps s’est arrê­té. Les nuages ont arrê­té leur course. Même les che­vreuils ont dû se figer. C’était il y a cinq ans, ça… Puis le temps, len­te­ment, a recom­men­cé à pas­ser, on a essuyé nos yeux avec de vieux chif­fons, et recou­su nos plaies comme on pou­vait, avec de la ficelle, de la cor­de­lette, du fil de fer, de la corde de man­do­line, ce qu’on trou­vait. Les che­vreuils ont repris cahin-caha leur route. Sa fille a repris cahin-caha son che­min. Le lichen, les morilles, les semences, les blés, le thé des Alpes et les petits enfants ont recom­men­cé à pous­ser. Mais pas tout à fait pareil. Un peu dif­fé­rem­ment. Parce qu’une dette comme ça, ça ne s’efface pas. Ça laisse une trace un peu pom­me­lée, un cerne, une bour­soufle, qu’on vient cares­ser avec ten­dresse les soirs de pluie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *